Item : Amérique du Nord

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Amérique du Nord

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7742 Extrait des registres de la ville de Saint-Malo. Abus commis par les capitaines de vaisseaux à Terre-Neuve contre certains propriétaires de pêcheries à la morue.
7743 Extrait des registres. Délibérations sur l'arrêt de la cour portant règlement touchant les anses de la côte du Chapeau Rouge et Terre-Neuve.
7744 Copie de la concession des Iles-de-la-Madeleine, Saint-Jean, etc. faite à Doublet par la Compagnie de la Nouvelle-France. On retrouve deux copies du document.
7745 Rapport de l'assassinat de Du Perron et de l'aumônier.
7746 Copie d'un contrat d'association passé entre François Yon sieur de Quincé, Claude de Landemare et François Doublet pour la pêche et la propriété des Iles-de-la-Madeleine, Saint-Jean et Aux Oiseaux.
7747 Pétition de Jean-Baptiste de Breneden, écuyer, seigneur Du Plessis pour que soient maintenus les droits de pêche et de propriété des Iles-de-la-Madeleine, Saint-Jean, Brion et Aux Oiseaux.
7748 Mémoire à la Compagnie des Indes Occidentales concernant les droits de Pierre de Peyrelongue, bourgeois de Bayonne, sur les Iles-de-la-Madeleine.
7749 Projet d'instruction pour celui qui doit commander à Plaisance. Cause du rappel de Billot dit La Fontaine. Nécessité d'avoir un prêtre pour les exercices religieux. Inventaire des magasins. Procurer des secours aux nouvelles familles. Obliger les colons à mettre en valeur les richesses du pays: chasse, pêche, élevage et jardinage. Aider les navires et les équipages qui font la pêche.<br>Lieu de rédaction : Brest
7750 Denasp au ministre. Rapport de Pierre Rouxel, officier marinier, sur une mine découverte à Fleur-de-Lys, Terre-Neuve.
7751 Sachy-Séjourné au ministre. Il lui envoie un mémoire sur l'état des pêcheries. La pêche à Terre-Neuve est très profitable aux provinces de Normandie et de Bretagne. Un arrêt prolongé de cette pêche causerait un tort irréparable. La proposition d'armer deux vaisseaux de guerre pour escorter la flotte de pêche envoyée à Terre-Neuve est inacceptable.<br>Lieu de rédaction : Saint-Malo
7752 De Bonne, commissaire ordonnateur à Brest. Remarques nécessaires pour le bien du service dans les voyages à Terre-Neuve.
7753 Règlement, sous forme d'entente, concernant les havres, galets, échafauds et anses de Terre-Neuve. Répartition des hommes dans les divers endroits de cette île.
7754 Extrait des registres de la ville de Saint-Malo. Délibérations sur la question des anses, échafauds, etc.
7755 Extrait des registres du parlement. Délibérations sur la question des anses, échafauds, etc.
7756 Extrait des registres du parlement. Délibérations sur la question des anses, échafauds, etc.
7757 Extrait des registres du parlement. Délibérations sur la question des anses, échafauds, etc.
7758 Mémoire sur le commerce de Terre-Neuve présenté par Eon. Il propose un droit d'entrée d'un écu par quintal sur les poissons que les étrangers importent en France. Exclure les étrangers des côtes fréquentées par les Français. Le commencement des classes en janvier nuit à ce commerce. Elles devraient commencer en mars. Ne pas exclure les étrangers des équipages car ils augmentent le nombre de matelots.<br>Lieu de rédaction : Saint-Malo
7759 Extrait imprimé des registres du Conseil d'État. Concession de terres sur la rivière Saint-Jean à Bergier, Gautier, Boucher et autres pour y établir une pêche sédentaire.
7760 Extrait d'un mémoire de Parat accompagné des commentaires du ministre. Parat a entretenu le commerce avec les Anglais par cupidité. Les habitants se plaignent que Parat les a obligés à nourrir les soldats et qu'il a vendu à son profit les vivres pour la subsistance des soldats. L'évêque de Québec a envoyé en France la femme que Parat avait enlevée à son mari. Parat raconte l'attaque des Anglais sur Plaisance et explique son départ pour la France. Sédition des Basques.
7761 Parat au ministre. On le calomnie. Drouas a été assassiné. Basset. Il n'avait aucun intérêt dans le chargement d'une quaiche. Liste d'Anglais qui veulent être naturalisés. Rebuts de morue. Noms des habitants établis à la grande grave. Mauvaise conduite et intrigues d'un prêtre. Allaire, marchand de La Rochelle, fait pêcher les dimanches et jours de fêtes. Il demande un congé pour aller en France se justifier des fausses accusations. Anglais établis à Plaisance, etc. Il faut limiter cet établissement des Anglais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7762 Parat au ministre. Après la visite du fils de Dubreil, il viendra plus de navires de Saint-Malo à Plaisance. Procédure de Basset devant les officiers de l'Amirauté. Lui rendra compte en France de la valeur à Terre-Neuve des marchandises, morues, etc. Sa conduite envers les marchands et les habitants.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7763 Pastour au ministre. Fonds des soldats en vivres ou en argent. Si le ministre ne veut pas que les soldats travaillent chez l'habitant, il faudra leur faire bâtir un four et leur envoyer de la vaisselle. Envoyer plus tôt les fonds de la colonie. Besoin d'un armurier. Il désire succéder à Parat.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7764 Pastour au ministre. Difficulté de procurer de la morue sèche aux soldats durant les jours maigres.
7765 Résumé de lettres de Parat. Il a renvoyé en France la femme et l'aumônier qui étaient d'un mauvais exemple. Habitation des Récollets. Besoin de 5 ou 6 religieux. Le fort est hors de défense. Pour éviter les querelles avec le gouverneur, le commandant des troupes serait mieux aux îles Saint-Pierre. Il demande un canonnier, un armurier et un serrurier. Besoin d'une frégate pour chasser les forbans. Causes de la disette et moyen de l'éviter. Projet de Denonville d'un commerce triangulaire avec le Canada et les Antilles. Des armateurs de Saint-Malo ont pillé des Basques venant de Boston. Basset s'est réfugié chez les Anglais avec sa famille. Les marchandises envoyées à Plaisance ont payé des droits à Bordeaux. Saturation de castors.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7766 Résumé de lettres de Pastour datées des 1er et 8 août et 8 septembre. Pillage des navires marchands. Prise anglaise. Tyrannie de Parat.
7767 Les Récollets. Subsistance de la garnison. Puisqu'il n'y a pas de fort à Plaisance et que les habitants ne sont pas armés, les Anglais constituent donc une menace.
7768 Parat au ministre. Visite de l'évêque de Québec. Pastour veut passer l'hiver à la grave. Il a toujours payé Basset. Denonville et son projet de commerce triangulaire. Le Clément a pris des navires anglais, ce qui cause du tort au pays. Causes de la disette. Frégate pour chasser les flibustiers. Une quaiche anglaise a apporté des provisions. Visite du lieutenant du roi de l'état de New York.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7769 Parat au ministre. Procès-verbaux de bâtiments anglais pris ou pillés par les bateaux français. La place mal fortifiée est en danger. Pillage de Pierre Devaux du Mourier et Bellorme Simon. Il a offert l'hospitalité au lieutenant du roi de la Nouvelle York. Les marchands voulaient piller un petit bâtiment venu de Boston. Aumônier et femme renvoyés en France. Il s'oppose à l'établissement des religieux à la grande grave. Commerce quasi frauduleux du capitaine Lallemand. Il a engagé un forgeron mais a besoin d'un canonnier, d'un armurier et d'un serrurier. Il faut que les bateaux des ports de France viennent de bonne heure. Basset vit à Boston. Les fermiers de Bordeaux ont fait payer des droits cette année. Les habitants ne peuvent vendre leurs castors.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7770 Parat au ministre. Pillage de Saint-Pierre par un flibustier.
7771 Pastour au ministre. Il lui envoie deux peaux de loutre. Rapport sur les vivres des soldats qu'il commande.
7772 Pastour au ministre. Différend survenu à propos d'une prise faite à Fortune. Troupe de marchands mutins et libertins. Deux flibustiers ont rôdé autour des îles Saint-Pierre. Il faudrait une frégate pour éloigner ces forbans.
7773 Pastour au ministre. Mutinerie de certains marchands et capitaines de bateaux qui voulaient disposer à leur gré d'un bâtiment de Boston venu commercer.
7774 Pastour au ministre. Comme on ne peut se passer du secours des Anglais, on a dû relâcher une prise faite sur eux. Arrestation de B... Le retard des deux navires de guerre prive les soldats de leur solde. Manque d'armes. L'évêque de Québec l'a nommé syndic pour les affaires des Récollets. Il demande une promotion.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7775 Pastour au ministre. Conduite scandaleuse et tyrannique de Parat qui a enlevé une femme à son mari et fait construire à son profit une habitation par les habitants. Accusations de Parat contre lui et les Récollets. L'un des deux devra être relevé de ses fonctions. Parat ne connaît pas le métier de la guerre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7776 Pastour au ministre. Prise de Saint-Pierre par 60 Anglais. Les ennemis ont dit vouloir détruire entièrement la colonie française de Terre-Neuve. Les Anglais établis parmi les Français servent d'espions.
7777 Demande de promotion de Pastour de Costebelle à Pontchartrain.
7778 Copie des Mémoires du sieur Pastour au ministre. Vu la stérilité du sol, la pêche à la morue est la richesse naturelle de Terre-Neuve. Les Anglais veulent s'emparer de Plaisance qui est le meilleur endroit de Terre-Neuve pour la pêche. Nécessité de fortifier ce fort. Plaisance peut être le refuge des navires qui vont au Canada en cas de relâche. Ouvrages dirigés par Brouillard. Les marchands qui viennent à Terre-Neuve ne peuvent être obligés de prêter leurs matelots pour travailler aux fortifications. Descasaux devrait emmener des matelots pour fortifier le poste et d'autres pour faire la pêche. Il demande une autre compagnie. Maintenir l'établissement des Récollets.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7779 J. Joseph Denis, Récollet, au ministre. Les brigands anglais menacent de détruire la colonie. Expédition des Anglais en février dernier.
7780 Extraits de lettres du sieur Pastour (en date des 30 août, 1er, 4 et 13 septembre, 5, 8 et 30 octobre) du Père Joseph Denis, Récollet, (en date du 28 août) et du sieur de Gastines de Brest, (en date du 23 octobre) commissaire de la Marine à Nantes, portant sur l'État de la Colonie de Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7781 Lettre de Pastour au ministre. Sédition et révolte à l'égard du gouverneur et de lui-même par les maîtres des navires basques.
7782 Pastour à Seignelay. N'ayant reçu aucun fonds depuis deux ans pour les soldats, il a dû emprunter pour les payer. Parat est parti en France sans congé. Si la colonie ne reçoit pas de secours, elle sera prise par les Anglais qui reviendront l'hiver prochain. Sédition des maîtres de navires basques. Il demande un congé de six mois.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7783 Pastour à Seignelay. Chasser quelques Anglais sympathiques à l'ennemi. Les Basques, qui ont l'esprit rebelle, n'ont pas voulu recevoir Parat à bord de leurs navires. Besoin de secours.
7784 Observations du bureau du ministre sur les lettres écrites par le sieur Pastour, en dates des 1er et 4 septembre 1690.
7785 Mémoire sur les moyens d'améliorer la colonie. Les commissaires de la marine de Bayonne et Saint-Jean-de-Luz devront laisser passer les pêcheurs engagés par les habitants de Plaisance, sinon la colonie ne pourra survivre. Ils ne doivent pas laisser embarquer les passes-volants et les jeunes débauchés. Régulation des pêcheries. Fortifications nécessaires. Peupler la place de l'Amiral. Envoyer la paie des soldats en vivres. Augmenter le nombre de religieux.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7786 Procès-verbal dressé par Pastour contre les nommés Bernard d'Arnedal, Martin Biribarès, Loubara, Sociento et Hontabac, maîtres de navires en pêche, tous accusés de sédition.
7787 Parat au ministre. Fortifications. Sédition des Basques.
7788 Procès-verbal dressé par Pastour de la révolte et des meurtres commis par André Doyen.
7789 Pastour au ministre. La sentence prononcée contre André Doyen a rendu tout le monde très sage. Besoin de renforts.
7790 Couraud à M. de Gastines, commissaire de la Marine à Nantes. Parat a demandé de lui écrire en France, ce qui se serait passé en son absence.
7791 Courraud à Parat. Rébellion et exécution d'André Doyen.
7792 Lettre de Pastour au ministre sur la défense de la Colonie.
7793 Procès-verbal de Pastour concernant André Doyen.
7794 Inventaire des biens d'André Doyen qui doivent être confisqués.
7795 Procès-verbal envoyé par Pastour, concernant un incident entre des soldats et des matelots basques.
7796 Pastour au ministre. Parat a abandonné son gouvernement avec précipitation comme un homme qui a peur. Construction d'un enclos. Impiété d'un habitant. Famille anglaise dont le père a trahi la colonie. Il n'y a pas trente soldats armés. Les frégates de Saint-Malo n'ont apporté aucun secours à Plaisance. Fortifications peu solides. Il a fait mettre dans l'enclos tous les habitants de la Petite Grave, Pointe Verte et Petit Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7797 Pastour au ministre. Parat a quitté la colonie à la sauvette. Fortifications.
7798 Pastour au ministre. On a aperçu huit espions dans les bois. Deux navires marchands hivernent en ce havre. Il demande un congé de six mois et une promotion.
7799 Résumé de lettres de Parat et de Pastour accompagnées de commentaires. Vie scandaleuse de Parat. Il a logé les soldats chez les habitants et obligé ceux-ci à les nourrir, tandis qu'il vendait à son profit les vivres envoyés pour leur subsistance. Il a donné des munitions à des espions anglais. Après avoir ruiné la colonie, il a ensuite encouragé les ennemis à y venir.
7800 Mémoire au sujet de l'état de l'île de Terre-Neuve. La pêche à la morue. Commerce avec la France. Pillage des Anglais à Plaisance. Ils reviendront. Secours dont la colonie a besoin.
7801 Brouillan au ministre. Le naufrage du Joly laisse la colonie sans moyen de subsistance. Il a envoyé Pastour demander des secours en France. Il est difficile de suivre les instructions du roi sans être exposé à la censure des marchands qui voudraient être les seuls maîtres de la colonie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7802 Anonyme. Relation de l'attaque de cinq vaisseaux anglais contre le fort Saint-Louis de Plaisance commandé par Brouillan.
7803 Journal du mouvement des ennemis depuis qu'on a eu connaissance de leur approche au fort Louis de Plaisance.
7804 Brouillan au ministre. Imminence d'une famine. Construction d'un magasin à poudre avec la collaboration des habitants. Refus des soldats d'y travailler. Désertion de douze soldats. Brûler le poste du Trépas où se réfugient les fripons. Construire une redoute sur une montagne qui domine ce fort. Garde-magasin demandé. Besoin d'armes et de munitions. Il demande la grave de l'Amiral pour ceux qui n'ont pas de grave. Les marchands vendent à des prix excessifs et obligent les habitants à acheter le superflu en les menaçant de les priver du nécessaire. Ils veulent être payés en poissons. Seuls les marchands de Nantes sont raisonnables. Construction d'un bateau. Manque de filles.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7805 Brouillan au ministre. Le manque de munitions a empêché toute action efficace contre les vaisseaux anglais parus dans la rade de Plaisance. Il pense que les Anglais reviendront après le départ des vaisseaux marchands. Éloge de Costebelle, Saint-Ovide, le baron de La Hontan et des habitants. Déserteur condamné aux galères.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7806 Note au sujet de la révolte des maîtres de navires basques.
7807 Brouillan. Pour détruire le commerce anglais, il suffit d'avoir pendant l'été deux frégates bien armées pour croiser au Grand Banc.
7808 Brouillan au ministre. L'arrivée de l'escadre de Digoine a été accueillie par un ouragan qui a endommagé l'Aimable et le Bon. A défaut des deux frégates destinées à détruire le commerce anglais, il demande un petit bâtiment pour aller en course. Les habitants n'ont de quoi subsister que pour six semaines. Ration de la garnison. Départ de l'escadre. Projet d'expédition contre les établissements anglais de Terre-Neuve. Armes et munitions nécessaires. Il demande une compagnie de soldats comprenant des hommes de métier pour bâtir une redoute, des magasins et des casernes. Nécessité d'avoir un garde-magasin. Friponneries des matelots. La misère pousse certaines familles à demander leur retour en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7809 Mémoire sur Plaisance. On peut rendre Plaisance imprenable à peu de frais. La colonie a besoin d'ouvriers et de filles, d'armes et de munitions. Avec deux frégates, les habitants pourraient faire des prises qu'on enverrait à la Baie des Espagnols chercher du charbon de pierre. Des officiers feraient des relevés cartographiques. Temps propice pour une expédition contre les Anglais. Moyens d'éviter les maladies aux soldats. Projets d'échanges commerciaux avec la France.
7810 Mémoire sur les habitants anglais de Terre-Neuve. On indique où ils habitent, le nombre d'habitants dans chaque place et le nombre de chaloupes dont ils disposent.
7811 Relation envoyée par Brouillan de ce qui s'est passé pendant que cinq vaisseaux de guerre anglais ont été devant le fort de cette île.
7812 Rapport sur l'état de la garnison du fort Saint-Louis à Plaisance, avec les observations du bureau du ministre.
7813 Projet pour l'exécution de l'entreprise contre les établissements anglais de Terre-Neuve.
7814 Brouillan au ministre. Les marchands profitent de la pénurie de marchandises pour imposer aux habitants des conditions très dures dans le commerce. Par exemple, Joubert a refusé de ravitailler les habitants de Saint-Pierre, malgré les ordres de Brouillan, parce qu'il voulait à tout prix leur vendre des marchandises inutiles.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7815 Déclaration d'un nommé Baptiste, armateur de Port-Royal. Il a appris qu'on attendait à Saint-Jean des vaisseaux du roi Guillaume et qu'on préparait une grosse expédition contre les Français.
7816 Brouillan au ministre. La colonie est menacée de famine. Les vaisseaux de Saint-Malo chargés de faire quelques expéditions sur les côtes anglaises ne sont pas encore arrivés. Pillage de quelques havres anglais par un corsaire français. Costebelle demande un congé pour cause de maladie. Il a cédé sa maison à Saint-Ovide. Débris du Bon. Il tâchera de faire partir ensemble tous les vaisseaux français pour empêcher qu'ils soient pris par les Anglais. Construction d'un magasin et d'une redoute de pierre sur la montagne.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7817 Extrait du journal de voyage du navire de François Dargouge de Saint-Malo. Prise d'une frégate anglaise, etc.
7818 Brouillan au ministre. Besoin d'officiers et de soldats. Il demande des promotions pour son frère et Costebelle. Ce dernier a besoin d'un congé.
7819 Brouillan au ministre. La colonie a connu la misère. Utilisation des débris du Le Bon. Ornements de la chapelle. Le repos du dimanche n'est pas toujours respecté. Désertions. Conserver les habitations des colons dans le fort. Augmenter le nombre des soldats. Prises effectuées par Costebelle et ses hommes. Saint-Jean est mieux fortifié qu'avant. Il demande deux frégates, des armes et des munitions. Il ne cherche pas à priver les habitants de leurs équipages de pêche. Il fait régner la paix. Les habitants ont absolument besoin de pêcheurs basques. Rémunération du travail des soldats. Carerot nommé garde-magasin pour empêcher les fraudes dans la distribution des vivres aux soldats. Pertes subies dans le naufrage du Joly. Il demande la parité des salaires pour les officiers et le gouverneur de Terre-Neuve avec ceux des autres colonies. Recensement de la colonie. Les corsaires français. Les vaisseaux anglais ont brûlé un vaisseau de Bayonne. Les fripons de coureurs. Il a invité les habitants de Saint-Pierre, qui ont été pillés, à passer l'hiver à Plaisance. Pour éviter les prises, les vaisseaux devront partir ensemble, sous la direction d'un chef. La redoute royale n'est pas terminée.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7820 État des maisons et des terres qui appartiennent au roi à Terre-Neuve.
7821 Mémoire sur la pêche et le commerce. Commerce de la morue par les navires de Saint-Malo.
7822 Brouillan au ministre. Les prises. Faute de secours suffisants, beaucoup souffriront de la faim cet hiver. On n'a pu prouver que Chevalier ait conduit les ennemis à Saint-Pierre.
7823 Relation et journal du mouvement de l'escadre anglaise dans la rade de Plaisance.
7824 Brouillan au ministre. Départ des vaisseaux marchands pour la France. Rumeur d'une expédition des Anglais contre Plaisance au printemps. Les habitants de Saint-Pierre ont refusé de passer l'hiver à Plaisance. Ils se sont plutôt retirés dans les bois. La Hontan veut commander l'île Saint-Pierre. Les habitants se dérobent à leurs devoirs militaires. La Hontan se montre fort désobéissant et violent. Il a fait cesser les fortifications de la redoute. Chevalier. Il faudrait utiliser les lieux inutiles appartenant aux marchands pour abriter les gens de Saint-Pierre. Le projet d'Iberville n'est qu'une demie mesure: il faudrait aussi déporter les Anglais de Terre-Neuve. Le baron de La Hontan veut passer en France pour se plaindre de sa conduite.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7825 Réponse aux lettres de Brouillan. Désertion des soldats. Travail du dimanche. Conduite des marchands envers les habitants. Les corsaires.
7826 Mémoire sur Plaisance. Nombre de soldats nécessaires à Plaisance. Costebelle recommandé pour le grade de capitaine. Dépenses de Terre-Neuve.
7827 Mémoire sur les envois à faire à Plaisance.
7828 Pièce relative au traité qui permet aux Basques d'aller pêcher aux îles Saint-Pierre.
7829 Pétition de Danguy, Hardouin et autres au roi, le priant de leur accorder deux de ses vaisseaux pour aller à Plaisance.
7830 Extrait d'une lettre de Brouillan. Remplacer incessamment les vivres qui manquent. Conjecture favorable pour une entreprise contre les postes anglais. La guerre ne permet de faire la pêche qu'à Plaisance. Les Malouins n'ont pas porté secours aux gens de l'île Saint-Pierre et ont préféré pêcher à Plaisance. Il faudra accepter l'offre de Puissinaye ou défendre aux Malouins de pêcher à Plaisance.
7831 Adjudication de deux prises: le Monze et le Jande Jarzaye.
7832 Liste de mémoires sur Plaisance.
7833 Brouillan au ministre. Le projet de Bellorme pour fortifier l'île Saint-Pierre est supérieur au projet de Le Breton. Ce lieu est un refuge pour les vaisseaux qui vont au Canada. On peut en retirer beaucoup plus de castors et y cultiver le blé. Il demande un contrat de concession pour Bellorme et un congé pour lui. Pour affermir l'ordre et la discipline, il recommande la nomination de Costebelle au poste de lieutenant du roi.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7834 Extrait des dépêches de Brouillan pour l'année 1694 sur lequel les résolutions ont été mises pour les expéditions de 1695.
7835 Brouillan au ministre. Désertion de 14 soldats. Mutinerie de soldats qui travaillaient à la redoute royale. Les salaires insuffisants en sont la cause. Les cinq congés ont un peu calmé les esprits. Zèle des officiers. Mérieu de Costebelle et Villejoint. Besoin de quatre compagnies. Dépenses occasionnées par les travaux. Il demande un congé. Costebelle, en qualité de lieutenant du roi, pourrait le remplacer en son absence. Les désertions et les mutineries ralentissent les travaux. Projet d'améliorer les fortifications du fort Louis. Armes et munitions reçues. Letuve nommé canonnier. Il veut un salaire égal à celui des autres gouverneurs. Propositions examinées avec LeBreton pour construire un fort à Saint-Pierre. Il a donné ordre à des habitants d'y porter des palissades et autres bois de construction. Promotion: Saint-Ovide et L'Hermitte. Carrerot. La Barde. Les Récollets demandent une concession. On a reçu les fonds des fortifications et les appointements de quelques ouvriers en argent plutôt qu'en vivres. Les petites prises des corsaires peuvent être vendues à Plaisance tandis que les grosses prises seraient transportées en France. Soldats, matelots, sauvages et vaisseaux nécessaires pour ruiner les postes anglais de Terre-Neuve. Ornements de la chapelle.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7836 Du Vignau. Journal de la route suivie par 34 vaisseaux sous son commandement depuis Plaisance jusqu'à Bayonne.
7837 Mémoire des habitants de Saint-Jean-de-Luz et de Libourne. Extrême dépendance de la vie économique de cette région par rapport aux pêcheries de Terre-Neuve.
7838 Recensement général des matelots du pays de Labour.
7839 Brouillan au ministre. Il demande la croix de Saint-Louis. Promotions demandées pour Saint-Ovide et Carrerot. Il faut que des navires aillent directement à Saint-Pierre. Besoin de mulets. Armement d'une corvette qui accompagnera les vaisseaux qui iront attaquer les postes anglais.
7840 L'Hermitte au ministre. Il le remercie de sa promotion au grade de major. Lui conserver ses appointements d'ingénieur.
7841 L'Hermitte au ministre. Détail de ses services.
7842 Mémoire sur Plaisance en l'île de Terre-Neuve.
7843 Brouillan au ministre. Arrivée tardive des vaisseaux chargés de secours pour la colonie. Ils n'ont pas apporté assez de vivres et la colonie est menacée de famine. Il a renvoyé un petit bâtiment à Québec pour tâcher d'en tirer quelque secours. Vente d'une prise pour soulager les habitants.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7844 Brouillan au ministre. Nécessité d'une frégate pour croiser sur ces côtes. Il a acheté une corvette, nommée Saint-Louis de Plaisance, qui pourra surveiller l'ennemi ou détourner les corsaires de Boston des navires français. La grande sécheresse a mis fin aux travaux de la redoute. Éloge de Costebelle et de L'Hermitte. Succès de Bonaventure contre un vaisseau anglais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7845 Inventaire de ce qui appartient au roi à Plaisance.
7846 Brouillan au ministre. Ayant appris l'arrivée de six à sept navires de guerre à Saint-Jean, il a suspendu le départ d'une partie de la flotte marchande. Disette de pain. Les marchands collaborent aux travaux nécessaires à la sûreté du port.
7847 L'Hermitte au ministre. Il lui envoie une carte d'une partie de l'île avec explications.
7848 L'Hermitte au ministre. Le priant de lui donner le rang d'ingénieur et une augmentation d'appointements.
7849 L'Hermitte au ministre. Il lui envoie les plans de la place. Les essais pour la chaux n'ont pas réussi. Contestation avec Villemon à propos d'un chemin. Il veut retourner en France. Les maçons sont des soldats.
7850 Costebelle au ministre. Le remerciant des provisions de lieutenant du roi, il demande une lieutenance de vaisseaux.
7851 Costebelle au ministre. Le marchand vend deux fois plus cher qu'en Franceet force l'habitant à lui livrer son poisson à très bas prix. De plus, il exige dix écus de l'habitant pour le passage de chaque engagé. Laisser le commerce ouvert à tous les armateurs pour se mettre à l'abri des disettes. On n'obligera les partisans qu'à l'approvisionnement des troupes. Les armateurs de l'Emerillon n'ont pas respecté leur engagement. Augmentation de la milice pour remédier à la faiblesse des compagnies régulières. Les travaux mal rémunérés causent les désertions. Nécessité des congés pour que les soldats ne se croient pas exilés pour la vie. Besoin d'armes. Mauvaise qualité des recrues envoyées par les partisans. Confier le recrutement aux officiers des ports. Il demande un congé. Les officiers sont désavantagés par rapport à ceux des autres colonies. Mérieu de Costebelle, enseigne de la Compagnie de son frère, postule pour le poste de garde-marine.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7852 L'Hermitte à Costebelle. Recherche de chemins qui mènent aux postes anglais. Le folio 81v est un résumé de la lettre.
7853 Costebelle. État des fonds laissés par Brouillan à son départ pour les travaux.
7854 Liste de documents concernant Plaisance, datés de 1692 à 1696.
7855 Mémoire anonyme sur Terre-Neuve et la baie d'Hudson. Les apparences d'une paix prochaine doivent inciter les Français à conserver leurs colonies afin de n'avoir rien à réclamer pendant les pourparlers de paix. Nécessité de renforcer Plaisance qui dépend trop des équipages des navires marchands pour se défendre. Pour reprendre le fort Bourbon, on pourrait envoyer l'Envieux, le Dragon et l'Atalante.
7856 Plans d'une entreprise contre Pemaquid, Rognouse, Forillon, etc. État des dépenses pour une telle expédition.
7857 Mémoire sur l'entreprise de Terre-Neuve qui doit être exécutée par les vaisseaux du roi joints à ceux de Lespine d'Anjean. Plan d'une expédition contre Saint-Jean commandée à terre par d'Iberville et sur l'eau par Brouillan. On s'attaquera ensuite aux autres établissements anglais. Répartition du butin.
7858 Prévisions des dépenses en vivres, munitions, artillerie et officiers.
7859 Brouillan au ministre. Soldats, armes et munitions nécessaires. Lalande, capitaine malouin, a refusé de payer les dégâts qu'il a causés. Permettre le passage de quelques vaisseaux à l'île Saint-Pierre et au Chapeau Rouge. Obliger les bateaux à transporter des ouvriers et des mulets. Chevalier. Faveurs demandées pour Carrerot, L'Hermitte, Saint-Ovide et lui-même. Armement d'une corvette pourl'entreprise de Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7860 Mémoire touchant l'entreprise à faire cette année sur le fort Saint-Jean et autres habitations des Anglais en Terre-Neuve.
7861 Proposition pour l'attaque de Terre-Neuve, impliquant les Malouins, la Compagnie de l'Acadie et d'Iberville.
7862 Brouillan au ministre. Plaintes contre lui.
7863 Brouillan au ministre. Louis Roy et sept autres matelots ont été amenés à Plaisance pour y servir de recrues.
7864 Brouillan au ministre. Il a de la difficulté à engager des Basques pour sa corvette. On veut l'obliger à payer des droits sur ses provisions et celles des officiers de Plaisance.
7865 Mémoire sur le traité conclu par le roi avec certains marchands: il leur donne deux vaisseaux, sous condition de fournir la subsistance de la garnison, la paye des officiers et de transporter les vivres, les recrues et les ouvriers nécessaires pour la colonie. On ne sait si on va accorder ce contrat à Lespine Danican ou à Ardouin.
7866 Conditions que M. d'Iberville fait avec les hommes qui s'engagent pour les entreprises qu'il va faire sur Terre-Neuve.
7867 M. de Goutin au ministre. Récit de l'expédition d'Iberville contre Pemaquid. Prise et démolition de ce fort.
7868 Costebelle. État de ce qu'il faut à chaque soldat pour son entretien pendant une année.
7869 Mémoire de Brouillan sur Plaisance. Nécessité de fortifier le fort Louis. On ne peut enlever une partie de leurs graves aux habitants. Brevets demandés par Brouillan, Barat, Estornel, Renée Jougla, La Branse et Sourdeval pour occuper légalement certaines graves. Promotions: Carlot et Pied-Mausin.
7870 Mémoire sur les prétentions de la veuve Béreau de Monségur qui veut être dédommagée pour les graves confisquées par le roi qui appartenaient à son mari.
7871 Mémoire sur la pêche à la morue à Plaisance, joint à la lettre de M. Argaud du 3 février 1697.
7872 Procès-verbal d'envoi de fonds à Plaisance pour le commerce de Vanolles.
7873 État des munitions et des marchandises embarquées sur le Profond pour porter à Plaisance.
7874 Sérigny au ministre. Son voyage de La Rochelle à Plaisance par mauvais temps. A cause du retard des vaisseaux, d'Iberville et Brouillan décident de concentrer leur attaque sur la baie d'Hudson et d'oublier l'Acadie. La maladie de plusieurs membres de l'équipage de Sérigny a forcé d'Iberville à prendre un plus grand nombre de Canadiens.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7875 Brouillan au ministre. Il lui annonce l'arrivée à Plaisance de l'escadre du marquis de Nesmond.
7876 Costebelle au ministre. Éloge de Brouillan. Il ne comprend pas pourquoi M. de Monic pourrait le supplanter au commandement de cette place.
7877 Brouillan au ministre. Mouvements de l'escadre commandée par le marquis de Nesmond. Les Anglais de Terre-Neuve sont prêts à attaquer Plaisance qui est assez bien fortifiée pour les repousser.
7878 Costebelle au ministre. Désagrément de servir sous M. de Monic. Il sollicite un brevet de lieutenant de vaisseau pour compenser les années sacrifiées dans ce désert. Les soldats sont mal nourris et mal logés. Il en meurt beaucoup en hiver. Brevet d'aide-major et lieutenance demandés pour le sieur Pied Martin.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7879 Mémoire joint à la lettre de M. de Brouillan du 22 décembre 1697 sur ce qu'il y aurait à faire à Plaisance pour le bien du service du roi. Bâtir le fort Saint-Louis à chaux et à sable sans quoi il ne saurait durer longtemps. Pour que les marchands n'évitent pas Plaisance, on devrait les exempter de ce qu'on exigera de ceux qui iront ailleurs: par exemple apporter de la chaux à Plaisance, etc.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7880 Brouillan. État des travaux exécutés à Plaisance en 1697.
7881 L'Hermitte. Mémoire sur les travaux à faire à Plaisance. Construction d'un canal, de forts, de magasins et de logements pour les soldats. Corvées imposées aux habitants et aux équipages des navires marchands. Les soldats sont mal logés et plusieurs sont malades. Les vaisseaux peuvent aller chercher au Canada et en Acadie les choses nécessaires à la colonie: plâtre, chaux, etc. Ouvriers demandés. Nécessité d'avoir une carte de l'île pour rendre la navigation plus sûre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7882 Plan d'un bateau.
7883 L'Hermitte. Mémoire sur le coût des travaux proposés pour Plaisance.
7884 Mémoire sur l'entretien des officiers et de la garnison de Plaisance.
7885 État des sommes que le roi veut remettre à Rochefort pour les dépenses de Plaisance.
7886 Costebelle au ministre. Dissipation des vivres du magasin du roi par M. de Monic. Il désire un congé.
7887 Costebelle. État du nombre des matelots pêcheurs engagés pour hiverner en 1698.
7888 Costebelle au ministre. État des vivres retirés du magasin du roi par M. de Monic.
7889 Costebelle. État du coût de la maison que Costebelle a fait construire.
7890 Costebelle au ministre. Flibustier commandé par Miot de La Rochelle, qui est entré dans le port des îles Saint-Pierre et a pris une quaiche française. Il a envoyé des munitions et des armes à La Fosse à Saint-Pierre.
7891 Relation d'un voyage à Plaisance. Voyage sur la Thétis accompagné du Nieuport (Newport). Des Anglais ont construit des habitations et vont à la pêche à la baie du Trépas. Il faudrait faire sonder la baie de Sainte-Marie. Réparations nécessaires à Plaisance. Il est préjudiciable au commerce de faire assembler dans un même lieu les vaisseaux des îles Saint-Pierre, de Plaisance et du Petit Nord. Son pilote travaille sur une carte de ces lieux.
7892 Costebelle au ministre. La Perle a déchargé à Plaisance du bois de Québec. Réparation du fort qui tombe en ruine. Accusations portées contre le père Félix. Les religieux se calomnient entre eux. Il faudrait un prêtre séculier pour servir d'aumônier dans le fort. Il demande le commandement de cette place en l'absence de Brouillan.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7893 Costebelle. État de ce qui est nécessaire à l'entretien de la garnison de Plaisance.
7894 État de l'artillerie du fort Louis de Plaisance.
7895 M. de Brisacier. Mémoire sur Plaisance. Confier à Villejoint la tâche d'enrôler des soldats pour cette colonie. Nombre insuffisant d'officiers. Promotion pour Rousseau de Villejoint. Il faut un écrivain du roi. Abolir l'usage du biscuit qui existe parce qu'il n'y a ni four ni boulanger. Constructions nécessaires: un fort en bonne maçonnerie, des casernes, des magasins, un hôpital, etc. Un seul matériau utilisable: le moellon. Nombre d'ouvriers voulus pour ces travaux. Besoin de mulets. Ne pas isoler la grande grave. Projet d'établir un hôpital: imposition d'un droit à cet effet, envoyer quatre frères de la Charité, etc. Les marchands se plaignent qu'on rétrécit les graves qu'on leur avait assignées. Répartition des graves. La nomination d'un commissaire serait un bienfait pour l'économie de cette colonie pauvre. Plaisance est un lieu propre à la pêche sédentaire. Les marchands forcent les habitants à acheter des choses inutiles. Pour remédier à cet abus, on devrait envoyer à Plaisance deux flûtes chargées de vivres et de marchandises. Ces deux flûtes iraient ensuite, l'une à Québec et l'autre en Acadie, chercher des matériaux pour la colonie. Différents motifs qui amènent à Plaisance Malouins, Basques, Nantois et Rochelois. Les Anglais n'ont pas le droit de pêcher dans la baie du Trépas. Les marchands se plaignent que les habitants utilisent leurs graves, leurs échafauds, etc. Stérilité du sol. Fortification de Petit Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Rochefort
7896 Mémoire de Brisacier, écrivain principal de la Marine, sur les dépenses faites à Terre-Neuve par le gouverneur Brouillan. Ce mémoire est accompagné des commentaires du ministre. Dépenses pour les expéditions contre les établissements anglais de Terre-Neuve.
7897 Analyse du Mémoire sur les affaires de la Colonie de Plaisance, par le sieur de Brisacier (inclus aux folios 176-180v).
7898 Extrait d'une lettre de Costebelle au ministre, concernant la mauvaise conduite de l'aumônier. Des vaisseaux de Boston sont venus pêcher et vendre du sel. Des demandes de Villemarceau. Sourdeval. Boyer et et Courcelle.
7899 État des sommes que le roi veut remettre à Rochefort pour les dépenses de Plaisance pour l'année 1699.
7900 État des dépenses faites à Plaisance par Brouillan à l'occasion de la prise du fort Saint-Jean en 1697 et que le roi veut rembourser sur l'année 1698.
7901 Costebelle au ministre. Arrivée du Dragon et de l'Avenant. Le retour de Monic est attendu. Le bastion royal du fort a été rasé par la mer et les glaces. Les Anglais n'ont pas eu la permission de pêcher à Plaisance même si deux vaisseaux anglais ont apporté des biscuits et du sel. Des forbans commandés par Simon ont fait des prises à Rognouse. Il demande un congé et un brevet de lieutenant de vaisseau.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7902 Mémoire du roi au gouverneur. Il n'envoie pas de recrues et veut que les compagnies soient réduites à 30 hommes. Il défend aux officiers de s'approprier les vivres des soldats absents. Plaisance aura un écrivain de la marine. Il approuve les travaux de fortifications proposés par Brisacier, mais à cause des dépenses considérables qu'ils entraînent, il faudra procéder lentement. Il est contre la coupure pour isoler la grande grave. Le gouverneur devra rassembler les principaux notables, officiers et capitaines des vaisseaux marchands pour discuter le projet d'un hôpital. Mauvaise répartition des graves. Châtier les habitants qui utilisent les matériaux des marchands, mais ne pas contraindre, ni menacer les marchands qui exploitent les habitants. Défendre à tout vaisseau anglais de pêcher à Plaisance.
7903 L'Hermitte au ministre. Son arrivée à bord de l'Avenant. Difficultés du Dragon avec les vents. Il renouvelle sa demande d'un petit bâtiment avec huit hommes pour dresser une carte de l'île. Nombre d'hommes employés à divers travaux. Les injustices faites aux soldats causent des désertions. Costebelle et Fontenu ont vendu en cachette des vivres pris dans les magasins. Ils ont enlevé les hautes payes des sergents et des caporaux. Le commandant de Saint-Jean a promis de renvoyer les déserteurs si on lui retourne les siens. Mais Costebelle n'a pas accepté. Il est venu un brigantin de Boston.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7904 Costebelle au ministre. Départ précipité du Nieuport (Newport). Monic n'est pas encore arrivé. Il demande un congé.
7905 Costebelle au ministre. Remplir les magasins de vivres pour deux années entières. Fortifications. De nombreux vaisseaux venus à Terre-Neuve ont procuré le nécessaire aux habitants. Plusieurs habitants débauchés et paresseux ne peuvent payer leurs dettes. Les marchands ne sont pas trop désavantagés dans la répartition des graves. Le climat et les terres rendent toute culture impraticable. Les Anglais ont réoccupé les lieux ravagés par les Français. Il a écrit au gouverneur de Saint-Jean pour interrompre la désertion des matelots et des pêcheurs. On a reçu l'année dernière deux brigantins anglais au moment où la colonie était réduite à l'extrémité. Les forbans. La carte de l'île dont se servent les Anglais est la meilleure. Sur terre, on a travaillé à rendre plus faciles les communications avec les Anglais. Avantage stratégique de quelques établissements dans la baie Sainte-Marie. Les marchands ont voulu chasser Ricord de la baie Sainte-Marie. Sauvetage de l'équipage du Sainte-Anne. Cherté des denrées et pêche médiocre. Arrivée de Monic. Il demande un congé et une promotion en Acadie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7906 L'Hermitte au ministre. Il lui envoie des plans et cartes des lieux habités. Dettes des habitants. Les Malouins n'ont point apporté la pierre à chaux qu'ils avaient promise. Pour fortifier Plaisance, il faudra y envoyer du monde, carles compagnies ne peuvent fournir plus de trente hommes pour les travaux. Imposer une taxe de 20 sols par tonneau aux navires marchands. Un bâtiment de 12 à 15 hommes pourrait aller chercher de la pierre à chaux, du sable et du charbon de terre à Canso. Obliger les navires à amener des maçons. Difficulté de faire travailler les soldats aux fortifications. Les congés donnés aux soldats raréfient la main d'oeuvre. Causes des désertions: congés mal distribués, vivres retenus par les capitaines, etc. Il demande des appointements d'ingénieur en plus de ceux qu'on lui accorde comme major.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7907 Durand La Garenne au ministre. Il a voulu faire rendre compte à Carrerot des irrégularités commises dans les magasins. Costebelle et deux autres capitaines se sont partagés des vivres et des hardes. Des capitaines emploient des soldats comme valets ou les envoient à la pêche, ou encore enlèvent les vivres des hautes payes des sergents et des caporaux. L'Hermitte n'a pu avoir que trois soldats par compagnie pour travailler aux fortifications. Causes des désertions: favoritisme des capitaines dans la distribution des congés, etc. Fortifications. Nombre de navires venus dans la colonie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7908 Costebelle au ministre. Il ne faut pas augmenter la population, ni accorder d'autres graves à des habitants mais plutôt laisser les graves aux navires marchands. D'ailleurs, comme les habitants sont couverts de dettes, une colonie remplie de pauvres ruinerait le commerce. Donc favoriser la pêche des vaisseaux marchands plutôt que la colonisation de Terre-Neuve. Aubert. Avantage stratégique de l'établissement entrepris par Ricord dans la baie Sainte-Marie. Il va défendre tout commerce avec les Anglais. Le bastion royal de Plaisance n'est pas solide. Les marchands et les habitants sont opposés au projet d'un hôpital. Il demande un congé et une promotion à l'un des gouvernements particuliers d'Acadie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7909 Durand La Garenne au ministre. Deux bâtiments anglais ont apporté de la mélasse, du tabac et des planches. Fortifications. Arrivée de charpentiers et de tailleurs de pierre. Il demande un brevet d'écrivain principal.
7910 Traduction d'un acte du parlement britannique en faveur du commerce de Terre-Neuve. Avantages de ce commerce. Liberté du commerce, etc.
7911 L'Hermitte au ministre. Quelques profiteurs ont revendu aux habitants à prix fort les marchandises achetées à deux brigantins de Boston. Le fourneau n'a produit que 40 barriques de chaux vive. Manque d'ouvriers pour les travaux. Services rendus par Rousseau comme inspecteur des travaux. Les capitaines accordent des congés aux meilleurs soldats ou les prennent à leur service. Ordonner à Champigny d'envoyer de la pierre à chaux.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7912 Monic au ministre. Départ de l'Avenant contrarié par les vents. Pillages d'un forban. Fortifications. Bonne qualité des recrues. Fabrication de la chaux. L'avis du Conseil du roi sur la distribution des graves, qui mécontente beaucoup de gens, n'a pu être exécuté. La morue manque et la colonie est menacée de famine. Les remontrances des capitaines basques ont privé les habitants de leurs équipages de pêche. La Justice a été prise dans les glaces. Droits des Français ou des Anglais à la baie du Trépas.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7913 Déclaration de Pierre Mounio qui a fait la pêche dans la baie du Trépas en 1670.
7914 Déclaration de Robillard de Préfontaine au sujet de la prise de son navire par un forban.
7915 L'Hermitte au ministre. Départ de l'Avenant retardé par les vents. Les recrues sont de bonne qualité: les charpentiers ont bien travaillé, mais les maçons ne valent rien. Manque de fonds et de manoeuvres pour les travaux. Fortifications. La publication de l'arrêt concernant les graves a ruiné plusieurs habitants. Fabrication de la chaux. Pillage des forbans.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7916 Costebelle au ministre. Départ de l'Avenant retardé par les vents. Les forbans. Mécontentement causé par l'arrêt sur les graves. Monic ne veut pas lui reconnaître sa part de la petite grave. Il va se justifier à Versailles des accusations portées contre lui.
7917 Durand de La Garenne. Fontenu a donné des congés aux plus anciens, aux soldats mariés et aux plus malingres et les a remplacés par les nouvelles recrues. Les charpentiers ont bien travaillé mais les tailleurs de pierre et les maçons n'ont rien fait qui vaille. Fabrication de la chaux. Naufrages de navires de Bayonne et de Saint-Malo. La pêche est très mauvaise et les navires basques n'ont pas amené les pêcheurs que les habitants attendaient.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7918 Monic au ministre. Augmenter les compagnies de dix hommes. Les maçons ont été malades tout l'hiver. Il vaut mieux envoyer des célibataires. On a failli être inondé et le bastion fut presque tout emporté. Les habitants sont dans la misère, car la pêche a été mauvaise, etc. Il a pensé à envoyer à Québec un brigantin pour avoir des vivres. Il a empêché un brigantin anglais de commercer. Les matelots des vaisseaux n'ont presque pas travaillé aux fortifications. Il conteste une partie de grave à Costebelle. Dangeac demande un congé. Prétentions de Sourdeval. Les habitants, depuis la paix, n'ont point travaillé pour le roi, sauf lorsqu'il a fallu empêcher le fort d'être submergé. Désertion de huit Irlandais à Saint-Jean. Projet d'établissement d'un hôpital pour les soldats et les ouvriers du roi. Gratification à Rousseau. Un forban a pris un navire de Saint-Malo chargé de pain pour les îles Saint-Pierre. La pêche a été mauvaise. Bientôt aucun marchand ne voudra venir, car les habitants seront trop endettés pour les payer. Il veut être transféré à Rochefort. On n'a rien reçu de Québec.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7919 Durand La Garenne au ministre. La misère règne dans la colonie comme au Canada. Champigny lui a promis divers matériaux. Désertions. Monic a refusé à un brigantin anglais de commercer avec la colonie.
7920 Costebelle au ministre. Misère des habitants. Québec n'a pu secourir Terre-Neuve. La pêche est encore mauvaise. Fortifications. Matériaux envoyés par Champigny. Il va se justifier à Versailles. Il postule le poste de gouverneur d'Acadie.
7921 Monic au ministre. Fortifications. Fabrication de la chaux. Désertion dessoldats. Les Récollets songent à abandonner la mission. Les habitants ont absolument besoin de pêcheurs, mais les Basques vont s'efforcer d'en embarquer le moins possible. Cohedan ou Béranger, capitaine du Prophète Daniel, a refusé de transporter un Irlandais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7922 L'Hermitte au ministre. Fortifications. Nombre de soldats. Il en manque pour les travaux. Ouvriers nécessaires. Rousseau retourne en France. Construction de casernes. Champigny enverra beaucoup de matériaux. Peu de navires ont apporté de la pierre à chaux. Nombreuses désertions. Il faudrait accepter la proposition des Anglais d'échanger les déserteurs. La pierre de la colonie est de mauvaise qualité. Monic, croit-on, a envoyé du vin et de l'eau-de-vie à Boston. Si Brouillan ne revient pas, il veut retourner en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7923 L'Hermitte au ministre. Une autre désertion.
7924 Durand de La Garenne au ministre. La seule cause des désertions: le libertinage. Effectif des troupes. Retour en France de trois maçons. Matériaux envoyés par Champigny. Les soldats sont très mal logés. Divers travaux.
7925 L'Hermitte au ministre. Monic a augmenté le nombre de travailleurs. Il demande la lieutenance du roi.
7926 Durand de La Garenne au ministre. Les fonds des fortifications ont été consommés pour payer les ouvriers. Monic a fait vendre les vivres qui restaient dans les magasins et les hardes des soldats, nonobstant les ordres du roi. Divers travaux: logement des soldats, murs du fort haut, etc. Saint-Ovide et quelques officiers subalternes veulent le priver de sa grave. Monic est fâché contre Champigny qui a nommé Durand sous-délégué. Le commandant et les officiers n'aiment pas le voir dans un pays où ils ont toujours pu disposer de tout ce qui appartenait au roi. Besoin de deux soldats menuisiers. Il demande une augmentation d'appointements et un brevet d'écrivain principal.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7927 Copie d'une subdélégation reçue de Champigny.
7928 Monic au ministre. Mauvaise conduite de Barat, notaire et greffier. Manquant de fonds pour la continuation des travaux, il a fait mettre à l'enchère un revenant bon des places mortes de la garnison.
7929 Durand de La Garenne au ministre. Retour du brigantin envoyé par Monic à Boston. Travaux exécutés par les ouvriers. Irrégularités commises par Monic. Mauvais traitements que ce dernier lui inflige. Effectif des troupes. On a besoin de soldats qui soient des hommes de métier. Il demande une grave, une augmentation d'appointements et un brevet d'écrivain principal.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7930 L'Hermitte au ministre. Le brigantin, envoyé par Monic à Boston, n'a pu commercer comme on l'escomptait. Bonaventure. Il repart pour les Antilles. Il ne peut plus servir sous les ordres de Monic qui a des griefs contre lui. Irrégularités commises par Monic. Jaldais, favori de Monic. Il demande un congé.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7931 L'Hermitte au ministre. Rapport sur les travaux.
7932 Costebelle au ministre. État des travaux et des fortifications. Le commerce va mal à cause de la diminution des morues et de la hausse des prix des denrées. Si ça continue, les habitants devront abandonner leurs établissements, faute de pouvoir payer les marchands. Les ordres de la Cour, pour casser les engagements pris par les habitants de Plaisance avec les pêcheurs de Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, ont aggravé la misère dans la colonie. Il va se justifier en France. Les marchands se plaignent que les officiers achètent toutes leurs cargaisons pour les revendre chèrement aux habitants. Il demande le poste de gouverneur d'Acadie.
7933 Pontchartrain. État des fonds nécessaires pour les dépenses de Plaisance en 1700.
7934 Résumé et observations du bureau du ministre du rapport de Fontenu sur l'état de la colonie. Le fort est bien situé, mais le bois pourri le rend peu solide. La pierre de ce pays n'est pas propre à fabriquer de la chaux. Il faut accorder des congés aux soldats, car leur séjour est triste. Envoyer de la farine de préférence aux biscuits. On va dresser une douzaine de lits dans une caserne pour les soldats malades. Il y a un endroit qui paraît cultivable. La pêche est le seul moyen de subsistance. Plaintes des marchands au sujet de la distribution des graves.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7935 Extraits de lettres de M. de Monic, commandant de Plaisance, datées des 16 septembre, 15 octobre et 15 novembre.
7936 Extrait d'une lettre du sieur de Costebelle.
7937 Extrait d'une lettre du sieur l'Hermitte, major et ingénieur.
7938 Extrait d'une lettre du sieur Durand, écrivain du roi et faisant fonction de commandant à Plaisance.
7939 Arrêt qui ordonne la distribution de la grave de Plaisance pour la pêche à la morue.
7940 Court extrait d'une lettre de M. de Villemarceau, capitaine de Compagnie.
7941 Extrait d'une lettre du sieur de Saint-Ovide, capitaine.
7942 Extrait d'une lettre du sieur Saudeval, gentilhomme de Normandie, établi en l'île de Terre-Neuve.
7943 Résumé de lettres et mémoires du sieur de Fontenu au ministre. Maçonnerie du fort de Plaisance. Les logements des soldats sont dans un état pitoyable. Nécessité de faire partir au début d'avril le vaisseau destiné pour Terre-Neuve. Bonnes recrues. Envoyer des soldats qui soient aussi des hommes de métier. Farine préférée aux biscuits. Distribution des graves. Recruter des matelots espagnols pour les habitants et les officiers. Les capitaines des vaisseaux marchands sont contre l'établissement d'un hôpital.
7944 Monic au ministre. Les Récollets veulent abandonner la colonie. Augmenter le nombre de soldats pour accélérer les travaux. Les marchands refusent de faire travailler aux fortifications les équipages de leurs vaisseaux. Envoyer des maçons qui soient aussi soldats. La pierre de Terre-Neuve n'est pas propre à fabriquer de la chaux. Obliger les vaisseaux qui vont ailleurs qu'à Plaisance à porter de la pierre à chaux dans ce lieu. Cause des désertions. Échanger les déserteurs avec les Anglais. Misère des habitants l'hiver dernier. Pour chasser les forbans, il faudrait une frégate sur la côte de Terre-Neuve. Droits des Français et des Anglais sur la baie du Trépas. Il demande la croix de Saint-Louis.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7945 Costebelle au ministre. Les échafauds.
7946 Extrait d'une lettre du sieur L'Hermitte à Plaisance.
7947 Extrait d'une lettre du sieur Durand, écrivain du roi.
7948 La Boularderie, Lieutenant de la Compagnie de Costebelle, au ministre. Insultes de Monic.
7949 Costebelle au ministre. Aveuglement des marchands, surtout des Basques, qui se nuisent à eux-mêmes en s'opposant à l'engagement de pêcheurs par les habitants. Si on permet aux vaisseaux marchands d'engager les pêcheurs des habitants, c'en est fini de la colonie. Les échafauds. Recruter des soldats qui soient aussi des ouvriers. Il ne veut plus servir sous les ordres de Monic.<br>Lieu de rédaction : Versailles
7950 Costebelle au ministre. Il demande un commandement en Acadie ou un poste à Rochefort. Mesures à prendre devant la menace de guerre. Plaisance pourrait être un port de relâche pour les bateaux venant des Indes espagnoles.
7951 L'Hermitte au ministre. Travaux et fortifications. Les marchands apportent très peu de pierre à chaux. Il ne veut plus servir sous les ordres de Monic.
7952 Monic au ministre. L'Avenant. La pierre à chaux. Monbail. Fortifications. Ouvriers nécessaires. Conduite des Récollets et particulièrement celle du père Félix. Habits des soldats. La vente des habits et des vivres restés dans les magasins a été avantageuse. Suivant les ordres du ministre, il a concédé à Costebelle et aux capitaines la grave que lui-même convoitait. Il a menacé les habitants, qui passaient l'hiver en France, de leur retirer leurs graves. Comme le pain n'est pas rare cette année, il y a moins de gens qui songent à quitter le pays. Destitution de Barat. Les pêcheurs exigent des salaires excessifs des habitants. Les obliger à se contenter du tiers de leur pêche. Les habitants ont besoin de matelots basques. L'hôpital est mal situé. Les vents violents ont causé la perte de 80 chaloupes. Ordonnance concernant les échafauds. Les désertions. La Boularderie et ses hommes ont exécuté une saisie contre les Anglais venus chasser en territoire français. Un bâtiment de Boston est venu commercer en cachette. Baudry est impliqué dans cette affaire. Il demande la permission d'acheter du mouton du bateau anglais quand il reviendra. Ferran. Plaintes contre Vinatier. Sourdeval, très endetté, est parti en France. Carrerot demande le brevet de garde-magasin. Il se défend des accusations portées contre lui et accuse L'Hermitte, Saint-Ovide et Durand. Il préfère être subalterne à Rochefort que commandant en ce lieu. Recommandations en faveur de Villemarceau et Dangeac. Querelle survenue à l'île Saint-Pierre entre Lafosse et les officiers d'un navire malouin.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7953 Durand de La Garenne au ministre. Effectif des troupes. Fortifications. Ouvriers, munitions et matériaux nécessaires. Ne donner de l'argent pour la pierre à chaux qu'aux navires qui viennent directement à Plaisance. État des vivres et des hardes des soldats. Le produit de la vente des vivres et des hardes des soldats a été employé aux dépenses des fortifications. Monic veut faire bâtir l'hôpital au pied de la montagne. Mauvais traitements que Monic lui inflige. Jaldais, favori de Monic. Ordonnance de Monic concernant les dettes des habitants. Diminuer les gages des pêcheurs engagés par les habitants. Il ne veut plus servir sous M. de Monic.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7954 Costebelle au ministre. Travaux et fortifications. Éteindre les vieilles dettes des habitants. Les marchands ont profité de la disette de pain et de sel pour obliger les habitants à acheter des denrées inutiles. Injustice commise envers Béraud. Faveurs demandées pour lui-même et pour le chevalier Dupin.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7955 L'Hermitte au ministre. Travaux et fortifications. Construction de l'hôpital, des casernes, du fort royal, etc. Il veut retourner en France.
7956 Résumés de lettres de Monic, datées des 29 juillet, 8 août, 27 septembre et 12 octobre. Travaux et fortifications. La redoute est presque achevée. Plusieurs bateaux ont laissé la pierre à chaux dans les ports où ils ont fait leur pêche. Maçons et charpentiers demandés. Bonne qualité des recrues. Les capitaines paieront très cher l'entrée à l'hôpital de membres de leurs équipages. Gratification accordée aux Récollets. Grand nombre de bâtiments venus à Plaisance. Les officiers des compagnies ne sont pas en état de profiter des graves qui leur sont concédées. Causes des dettes des habitants: 1) les marchands les obligent à acheter des choses inutiles; 2) les pêcheurs engagés exigent des salaires exorbitants. Les marchands ne veulent pas que les habitants trop endettés aillent s'établir en Acadie. Il a fait poursuivre des Anglais venus chasser sur le territoire français. Saisie des marchandises que des gens ont acheté d'un bateau de Boston. Le roi permettra-t-il qu'on achète du mouton des Anglais. Il a choisi Dangeac comme aide-major. Il s'explique sur l'emprisonnement de L'Hermitte, Saint-Ovide et Durand. Il a envoyé un brigantin chercher du secours à Boston.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7957 Extraits de lettres du sieur de Costebelle, datées des 7 septembre et 8 octobre.
7958 Extraits de lettres du sieur l'Hermitte, datées des 19 juillet, 25 septembre et 15 octobre.
7959 Extraits de lettre du sieur Durand, datées des 20 juillet, 31 août et 5 octobre.
7960 Père Antonin, religieux Récollet. Il demande une gratification. Ordonner aux habitants d'assister à la messe les dimanches et jours de fêtes.
7961 Résumé d'une lettre de Barat, greffier, au ministre. Il s'explique sur sa conduite et veut aller s'établir en Acadie.
7962 Résumé d'une lettre de Rousseau de Villejoint, Lieutenant d'infaterie, au ministre. La mauvaise nourriture de Plaisance l'ayant rendu malade, il veut aller servir en Acadie ou au Canada.
7963 Durand de La Garenne. Désertion d'un soldat. Monic a fermé les yeux sur le commerce d'un brigantin de Boston avec les habitants. Le brigantin envoyé par Monic aux Antilles avait rendez-vous à Canso avec un bateau de Boston. L'hôpital est très avancé, mais fort petit. Imperfections du fort Royal. Plusieurs déserteurs anglais. On a besoin d'une personne pour remplir les charges de greffier et de notaire. On retrouve à la fin de la lettre un ajout du 9 novembre 1701.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7964 Mémoire sur Terre-Neuve et le Mississippi. Pour détruire la côte anglaise de Terre-Neuve, il faudrait 200 Canadiens. Projet d'attaque contre les établissements anglais.
7965 Résumés de lettres de Monic au ministre. Arrivée de la Françoise. Barat rétabli dans sa charge de greffier. Il a donné l'habitation que Durand demandait à une veuve qui méritait des égards. Désertions causées par la suspension des congés d'ancienneté.
7966 Résumés de lettres de Costebelle au ministre, datées du 14 octobre et 31 décembre. A cause de sa position stratégique, il y a nécessité de bien fortifier Plaisance. Le fort tombe en ruine. Il propose d'obliger les vaisseaux à porter des pierres d'appareil et à payer chacun un ouvrier. Fortifications. Les Anglais ont pris quelques bâtiments dans la baie Sainte-Marie et ailleurs. Escadre de six gros vaisseaux ennemis aperçue dans les environs. Bateaux et vivres nécessaires. Besoin d'un canonnier. Pillage des flibustiers français. Les Anglais se sont retirés à Saint-Jean, car la rumeur d'une attaque des Sauvages et des Français courait. Lafosse a vaillamment défendu les Iles Saint-Pierre. Des déserteurs anglais l'ont renseigné sur Saint-Jean. Il sollicite le poste de gouverneur.
7967 Résumés de lettres de L'Hermitte au ministre, datées des 29 septembre et 26 décembre. Travaux et fortifications. Ouvriers nécessaires. Avec le brigantin du roi et 200 hommes, il espère se rendre maître de Saint-Jean. Il demande une augmentation d'appointements.
7968 Extraits d'une lettre du sieur Durand La Garenne.
7969 Villemarceau au ministre. Rumeur d'une retenue sur les salaires des compagnies.
7970 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Il demande un congé.
7971 Résumé d'une lettre d'Amariton au ministre. Il veut être remboursé pour la maison qu'il a achetée. Lui accorder la première compagnie vacante. Esprit caustique de Durand.
7972 Résumé d'une lettre de Rousseau de Villejoint. Il sollicite la première compagnie vacante.
7973 Résumé d'une lettre de Sainte-Marie. Il sollicite la première compagnie vacante.
7974 Résumé d'une lettre de Dangeac. Faveurs demandées.
7975 Résumé d'une lettre de Brébeuf, enseigne. Il postule une lieutenance.
7976 Résumé d'une lettre de Pensens. Distribution des graves aux enseignes. Il est mortifié de voir qu'on est allé chercher des enseignes du Canada pour remplir les places de lieutenants.
7977 Résumé d'une lettre de Carrerot. Il demande une place dans une des compagnies.
7978 Résumé d'une lettre de Barat. Lui accorder la permission d'exercer la chirurgie.
7979 Résumé d'une lettre de Jean de Jaldais, habitant de Plaisance. Il réclame justice contre ses débiteurs, à la suite de la perte du navire qu'il avait frété.
7980 Résumé d'une lettre de Sourdeval. Capitulation des îles Saint-Pierre.
7981 L'Hermitte au ministre. Tailleurs de pierre et gabare. Les navires venus à Plaisance n'ont pas apporté de pierre à chaux. Les congés accordés par faveur plutôt que selon l'ancienneté causent des désertions. Les soldats disent qu'ils aiment mieux courir le risque des galères plutôt que de rester ici toute leur vie. Meurtre commis par un soldat. Si les Anglais envoient des bâtiments croiser ici dès le mois de mars, la menace de famine sera imminente. Il faudrait donc des vivres pour un an d'avance. Il veut passer en France, car ses appointements ne lui suffisent pas pour subsister. Il n'y a que le commerce que les officiers font ici qui puisse les soutenir.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7982 L'Hermitte au ministre. Cause des désertions: retenue de la paye des soldats pour leur habillement et pour la boisson consommée dans les cabarets. Imposer une amende aux bateaux qui n'apportent pas de pierre à chaux. Fort pour les habitants de Petit Plaisance. Il demande une augmentation d'appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7983 Durand La Garenne au ministre. Vivres et marchandises reçus du Sérieux et de la Françoise. Rapport sur les matelots tombés aux mains des Anglais. Vol commis par une femme dans un des cabarets de Monic. Punition excessive que Monic fit infliger à sa prétendue complice. Les armes des compagnies sont en très mauvais état. Armes, munitions et matériaux demandés. Huit Anglais incorporés dans les compagnies. Travaux effectués par les charpentiers. Matériaux envoyés par Champigny: bois, pierre à chaux, etc. Monic a détourné des ouvriers et des matériaux pour la construction de son magasin. Torts de Monic envers lui.
7984 Costebelle au ministre. Nécessité de mettre ce port à l'abri des ennemis, car il peut servir de retraite aux vaisseaux qui commercent avec les Antilles et aux navires espagnols qui tirent leur richesse des Indes espagnoles. Instabilité des fortifications. Les efforts de la mer ont renversé tous les remparts chancelants. Le commerce de la morue rapporte beaucoup d'argent à la France, mais la colonie n'en profite guère. Entreprises des ennemis contre les vaisseaux marchands français aux îles Saint-Pierre, dans la baie de Sainte-Marie, etc. Il faudra à l'avenir destiner une petite escadre pour ce pays. Pour éviter les désertions, il faut accorder des congés d'ancienneté. Le quart de la farine envoyée devrait être converti en biscuits. Envoyer des vivres pour deux ans. Vicorrieu demande un congé. Il préfère quitter cette colonie plutôt que de servir sous les ordres d'officiers de bas calibre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7985 L'Hermitte au ministre. Construction de gabares pour transporter des matériaux. Désertion de trois soldats. Causes des désertions. Projet d'expédition contre Boston et les établissements anglais de la côte. Le marquis de Nesmond pourrait commander cette expédition. Population française de Terre-Neuve. Monic a fait travailler les ouvriers du roi à sa grave et à son magasin. Il ira bientôt à Saint-Pierre voir s'il y a de la pierre à chaux. Il demande à quitter la colonie s'il n'obtient pas une augmentation d'appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7986 Durand de La Garenne au ministre. Peines et troubles que Monic lui cause. Guyot a maltraité Carrerot. Monic a refusé de le mettre en possession de la grave que le roi lui avait accordée et l'a concédée à Marthe Orion.
7987 L'Hermitte au ministre. État des travaux: le fort royal, l'hôpital est trop petit, etc. Le brigantin de Monic est allé à Canso et à l'île Saint-Paul y rencontrer un brigantin anglais. Monic a permis au brigantin anglais venu à Plaisance de vendre de la marchandise. Désertion d'un voleur. Se méfier des nombreux déserteurs anglais qui se sont réfugiés à Plaisance. Il lui envoie un recensement de la population. Manque de charbon de terre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7988 Durand La Garenne au ministre. Il lui envoie un état de ce que Monic a pris dans les magasins depuis son arrivée et qu'il n'a pas payé. État des travaux. Costebelle a envoyé des hommes à l'Argente couper du bois pour la construction des gabares. Le bastion royal sera peut-être emporté par le mauvais temps, l'hiver prochain. Les déserteurs anglais lui ont donné des nouvelles de Saint-Jean. Course faite chez les Anglais par Lafosse. Un détachement de trente hommes suit cet exemple. Il vaudrait mieux remplacer les trop nombreux cabarets par une cantine. Achat de vivres pour la subsistance de 60 prisonniers français débarqués à Saint-Pierre. Barat.
7989 Costebelle au ministre. Renseignements obtenus des déserteurs anglais. Quatre gros navires anglais devaient croiser sur le grand banc au devant de la flotte française. Les forces anglaises sont réunies à Saint-Jean et les autres lieux sont laissés sans protection. Fortifications et effectif des troupes de Saint-Jean. Expédition contre Bonavista. La mer a presque ruiné le bastion royal. Les maisons des officiers ont besoin de réparations. Madriers et briques de Québec. Préciser l'autorité du gouverneur et des officiers des vaisseaux du roi sur les vaisseaux marchands. Il suggère d'envoyer à Plaisance 40 soldats de Québec. Il postule pour le poste de gouverneur de Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7990 L'Hermitte au ministre. Blessure subie à la main gauche lors de son voyage à Saint-Pierre, à la recherche de pierre à chaux. Envoyer du palpin de préférence à la pierre à chaux. Envoyer les ouvriers par les premiers bateaux pour profiter du beau temps. Il a remis à Costebelle un plan du fort Saint-Jean. Deux cents hommes suffiraient pour s'emparer de toutes les côtes anglaises.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7991 Costebelle au ministre. Que les navires du roi arrivent dans ce port au début du printemps. Exiger de chaque vaisseau marchand un maçon entretenu et payé par l'armateur. Les soldats semblent guéris de l'envie de déserter. Habillement des soldats. Premiers résultats de l'expédition de 30 hommes commandée par Du Tilly: pillage de Saumescave. Pertes subies par Lafosse.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7992 Durand de La Garenne. Prise d'une petite barque dans la baie de la Trinité par le détachement de Du Tilly. Le fort bas aura peine à résister cet hiver aux efforts de la mer. Lafosse prétend avoir perdu à Saint-Pierre les armes que Monic lui avait prêtées.
7993 Recensement de la population de Plaisance, sans les officiers.
7994 [Costebelle] au ministre. Réponse du commandant de Saint-Jean à la proposition d'échanger mutuellement les déserteurs. Relevé des vaisseaux militaires et marchands, de l'artillerie et des soldats des établissements anglais. La froide température a nui à la pêche. Critiques mal venues de L'Hermitte et Durand. Il sollicite un congé et une lieutenance de vaisseau.
7995 État des munitions et des instruments de guerre qui sont au fort Guillaume de Saint-Jean.
7996 État de l'artillerie et des munitions de guerre du petit fort Saint-Jean.
7997 Mémoire de Subercase à Pontchartrain. Augmenter la garnison avec des troupes et des officiers du Canada. Ordonner à l'intendant du Canada d'envoyer des vivres à Plaisance, la farine étant moitié meilleur marché que celle de France. Ouvriers nécessaires pour construire des gabares, etc. Il demande une augmentation d'appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
7998 Journal d'Amariton, lieutenant d'un détachement au fort Louis de Plaisance. Attaque victorieuse contre Forillon bientôt suivie d'une riposte anglaise.
7999 L'Hermitte au ministre. Des Anglais rôdent autour de Plaisance. Les Anglais de Boston attendent une flotte d'Angleterre pour prendre l'Acadie et Plaisance. Soldats, canonnier et bombardier demandés. Fortifications autour du fort royal. Le détachement de 30 hommes n'a pillé que quelques habitations à la côte des Anglais. Avec 50 soldats, il pourrait détruire toutes leurs côtes.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8000 Costebelle au ministre. Relâche à Plaisance d'un brigantin commandé par Bruchon. Ruine des bastions et des palissades du côté de la mer. Il a formé des compagnies de milice en divers endroits. Matelot pêcheur pris par cinq Anglais et questionné sur les forces françaises. Attaques du détachement commandé par Du Tilly contre les habitations de la baie de la Trinité. Le capitaine d'un vaisseauanglais prétend qu'on prépare une très grosse escadre de vaisseaux pour venir sur ces côtes. Les Anglais de Boston disent qu'ils veulent attaquer Québec et l'Acadie, mais qu'ils n'ont aucune vue sur Plaisance. Presque toute la poudre est à renouveler. Fortifications. Construction de gabares qui serviront à transporter des matériaux. Vu la cherté des prix, le roi devrait ordonner des fonds ou envoyer les divers apparaux propres à l'armement des petits bâtiments. Il a confié le commandement du brigantin du roi à Montbail plutôt qu'à Bruchon. Nécessité d'avoir deux compagnies de plus.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8001 Durand La Garenne au ministre. État pitoyable du brigantin que Monic a cédé pour le service du roi. Il se prépare un gros armement à Boston. Des espions rôdent autour du fort. Soldats, sauvages, armes et munitions nécessaires. On a trouvé un charpentier pour la construction des bateaux et des gabares. Recommandation en faveur de Montbail. Costebelle a fait fournir ce qui était nécessaire pour l'équipement et le ravitaillement du Concorde.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8002 Subercase au ministre. Les Anglais ayant laissé 150 hommes pour hiverner à Saint-Jean, cela laisse présager une attaque contre Plaisance. Avec le secours de 60 soldats et un pareil nombre de Canadiens, on pourrait s'emparer de tous les établissements anglais de Terre-Neuve. Assassinat d'un habitant de Saint-Pierre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8003 Petite note relative au sieur de Subercase et aux vaisseaux envoyés à Terre-Neuve.
8004 Subercase au ministre. Les corsaires ont sans doute attaqué des navires français chargés de vivres et de munitions. Le fort est dans un état pitoyable. Pour n'avoir pas suivi ses conseils, cinq navires de Saint-Pierre ont été pris. Obliger les capitaines à faire la pêche à Plaisance et à armer leurs équipages. Succès mitigé de l'expédition commandée par Amariton. On est mal armé. La flotte ennemie rôde aux alentours, mais n'a pas osé attaquer, avec l'arrivée du Juste et du Hasardeux. La flotte anglaise est peut-être minée par la peste. Plaintes formulées par les soldats. Désertions. Bâtiment demandé pour aller quérir le bois et la pierre. Le fort de Plaisance tombe en ruine. On a trouvé une bonne carrière de pierre de taille. Obliger tous les navires pêcheurs à transporter de la pierre à chaux. Collaboration des capitaines de navires. Il veut qu'on lui confie l'économie de ce poste. André Dasetche s'engage à porter du secours à la colonie. Des capitaines ont laissé mourir leurs matelots. La dysenterie a sévi sur les deux vaisseaux du roi venus à Plaisance. Taxe d'un quintal de morue proposée pour l'établissement d'un hôpital. Il demandera aux frères hospitaliers de Québec de diriger cette entreprise. Les habitants doivent envoyer leurs enfants en France pour les faire éduquer. Fertilité du sol. Le bétail. Sourdeval, ruiné par les Anglais, mériterait quelque faveur. Il recommande Dupin pour le poste d'aide-major. Mauvaise conduite de certains habitants qui ne font pas fructifier leur grave. Révolte des maris qui n'ont pas voulu payer les objets de luxe achetés par les femmes. Ordonnance pour défendre le jeu et le crédit dans les cabarets. Saint-Ovide demande un congé. Costebelle est un très bon homme. L'Hermitte affecté par la disette. La perte de ses effets personnels l'a placé dans une situation précaire.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8005 Durand La Garenne au ministre. La prise de deux navires partis de Bayonne et de Nantes les a forcés à acheter à M. de Beaubriant. Travail des ouvriers dans la carrière de pierre ou aux fortifications. Manque de vivres. Soldat condamné aux galères pour en avoir incité d'autres à déserter. Subercase a promis deux congés d'ancienneté par compagnie. Recrues demandées. Manque d'armes et de munitions. Deux tailleurs de pierre nourris et payés par les navires qui les ont transportés. Il faudrait donner l'ordre d'embarquer un ouvrier et de la pierre à chaux sur chaque navire qui vient à Plaisance. Les navires de Saint-Malo et de Granville n'exécutent pas l'ordre de venir à Plaisance et s'exposent ainsi à la menace ennemie. Escadre anglaise qui a séjourné à la baie de Sainte-Marie. Prise du Pontchartrain. Jaldais. Le départ de Monic a calmé les esprits. Il se défend de faire débiter des boissons aux soldats pour leur faire consommer ce qu'ils peuvent gagner. Il demande un brevet d'écrivain principal. Échec de l'expédition d'Amariton. Si des navires anglais croisent à l'ouest de la baie, ils pourront intercepter les navires français. Secours de Québec.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8006 Costebelle au ministre. Fortifications. Il faut ordonner une voie plus sûre pour le transport des vivres et de l'habillement des soldats. Nécessité d'avoir deux compagnies d'infanterie de plus. Dupin recommandé pour le poste d'aide-major. Les mouvements de l'escadre ennemie ont été prudents. Subercase a des égards pour lui. Il demande les mêmes appointements que reçoivent les lieutenants du roi dans les autres colonies. Sainte-Marie recommandé pour le poste de capitaine. Les prises effectuées par les corsaires ennemis les ont réduits à la misère. Son caractère ambitieux souffre cruellement du fait qu'un exil de douze années ne lui ait pas mérité un plus haut poste. Les capitaines ne font pas boire leurs soldats, afin de retenir leur paye.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8007 Costebelle au ministre. Arrivée du Faucon qui apporte du ravitaillement. Il déplore le fait que son exil ne lui ait pas assuré de promotion importante. Dupin.
8008 Subercase au ministre. Départ du Juste et du Hasardeux. Arrivée du Wesp en piteux état. Ce bateau devra hiverner à Plaisance. On pourra l'envoyer à Québec au printemps y chercher des matériaux. Munitions et vivres reçus. Mauvaise qualité des recrues. Les marchandises arrivent en très mauvais état sur les bateaux, car on n'en prend pas soin. Achetées dans la colonie, elles coûtent 100% plus cher qu'en France. Nécessité d'avoir un fort en pierre sinon il est emporté par la mer. Habillement des soldats. Depuis qu'il a posté des Canadiens sur la route des Anglais, on n'entend plus parler de désertions. Projet d'entreprise contre les Anglais. Recommandation en faveur de L'Espinay. Besoin d'un bombardier. Radoub et carénage du Wesp. Emploi sollicité pour ses deux neveux.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8009 Durand La Garenne. Achat d'étoffes pour vêtir les soldats. État des vivres. Une partie de l'équipage du Wesp repasse en France sur le Faucon. Sort réservé au Wesp. 25 justaucorps pourris. Mauvaises recrues.
8010 L'Hermitte au ministre. Une partie du fort a été emportée par les vents et la marée. Il a abandonné son projet d'expédition contre les établissements anglais. N'ayant pas reçu leurs appointements, les officiers vivent misérablement. De plus, les vaisseaux du roi n'ont rien apporté aux officiers, qui ont dû acheter le nécessaire à Terre-Neuve et payer deux fois plus cher. Augmenter ses appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8011 Résumé de lettres du sieur de Subercase, datées des 22 septembre, 20 octobre et 14 novembre.
8012 Lettre adressée à l'évêque de Québec. Continuer la gratification accordéeaux Récollets qui desservent Terre-Neuve. Le roi doit établir clairement les pouvoirs de grand vicaire accordés au supérieur des Récollets, sinon les aumôniersdes vaisseaux marchands ne voudront pas s'y soumettre. Observation des fêtes religieuses. Nécessité d'avoir un hôpital.
8013 Résumé d'une lettre du sieur Durand.
8014 Résumé d'une lettre du sieur de Costebelle, datée du 14 novembre.
8015 Sainte-Marie au ministre. Il sollicite un brevet d'enseigne de vaisseau et une compagnie. Dupin.
8016 Saint-Ovide au ministre. Il demande un congé pour l'année prochaine.
8017 Amariton au ministre. Il sollicite une compagnie ou l'aide-majorité.
8018 Dangeac au ministre. Il postule la première lieutenance vacante.
8019 M. de Pensens au ministre. Il postule la première lieutenance vacante.
8020 Bernard de Pied Marsin. Il demande une enseigne.
8021 Résumé d'une lettre du sieur L'Hermitte.
8022 L'Hermitte à monsieur. Augmentation d'appointements et congé. Il soumet un projet d'expédition contre les établissements anglais. Son fusil lui a crevé entre les mains.
8023 Costebelle au ministre. Arrivée du Wesp à Québec. Départ de la Loire et de dix vaisseaux basques et nantais. Départ de la Charente retardé pour cause de maladie à bord. Rareté de la morue. Les marchands contraignent les habitants à acheter des marchandises superflues. Pour y remédier, obliger les vaisseaux marchands à apporter du sel. Les désertions recommencent. Nécessité d'augmenter les compagnies. On a relevé le fort. Il demande deux navires de guerre pour protéger la côte et servir d'escorte aux vaisseaux. Faveur demandée. Calomnies de Monic contre lui. Dupin nommé aide-major.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8024 Projet d'Iberville contre la flotte de Virginie et la côte anglaise de Terre-Neuve, joint à la lettre du 26 juin 1704.
8025 Subercase au ministre. Disette de vivres qui s'étend à presque tous les navires. Ceux-ci sont mal armés. La paix règne entre tous les officiers de Terre-Neuve. Les fêtes religieuses ne sont guère observées lorsque le temps est propice à la pêche. Les cabarets engendrent les disputes. Nécessité d'avoir un hôpital dirigé par les Hospitalières de Québec: les filles pourront y recevoir une bonne éducation. Fertilité du sol cultivé. Le vent et la mer ont une fois de plus endommagé le fort. Les habitants ont collaboré volontiers à la réputation du fort. Engagement des maçons. Les navires du Canada, en apportant des vivres, les ont sauvés de la misère. Dépenses pour le Wesp. La farine du Canada coûte moins cher que celle de France. Habillement des soldats. Les habitants des îles Saint-Pierre ont reçu l'ordre d'évacuer les lieux. Recensement. La pêche a été bonne pour les bateaux pêcheurs et médiocre pour les habitants. Si le port de Plaisance était mieux équipé, il servirait de port de relâche à nombre de bateaux venus des Antilles. Obliger les navires à apporter du sel et du pain, sinon les habitants périront. Règlement proposé concernant les cabarets. Les habitants se ruinent pour engager des pêcheurs et parfois s'adonner à l'ivrognerie avec eux. Désertion de très bons soldats. Un déserteur est condamné à mort. Projet de construction d'abris pour les habitants. Pour améliorer la sécurité du commerce, les navires devraient voyager en convoi. Une frégate de 50 canons pour désoler le commerce des ennemis. Insolence de quelques capitaines de navires. Certains ne veulent pas partir en convoi ou abriter leur bâtiment à Plaisance. Les trois quarts des bestiaux importés de France sont morts. Plusieurs navires, venus à Saint-Pierre, n'ont pas porté à Plaisance la pierre à chaux et les brebis qu'ils avaient à bord. Lavigne Busson. Abus commis par les capitaines au sujet des pêcheurs engagés par les habitants. Dupin. Il faudrait au moins une compagnie de plus. Manque d'officiers. Promotions demandées pour ses trois neveux. Projet d'expédition contre les établissements anglais avec le concours du Wesp et de Canadiens. Sourdeval. Il demande la croix de Saint-Louis.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8026 Subercase au ministre. Mort de Saint-Aubin. Armement de la Charente. Radoub du Wesp. La Garenne demande un congé. Les provisions de farine et de lard ne sont pas considérables. Envoyer seize mois de vivres au lieu de douze.
8027 Durand La Garenne. État des vivres, des marchandises et des matériaux reçus de la Charente, de l'Ours et du Léopard. Malgré les ordres reçus, les vaisseaux de Granville, Saint-Malo et autres lieux n'ont point transporté de tailleur de pierre ou de maçon. Subercase renvoie en France les tailleurs de pierre et les maçons qui ne travaillent pas. L'enceinte du fort est entièrement refaite. La Charente a transporté 45 recrues. Habillement des soldats. Désertions. Dangeac. Il demande un congé de six mois et une augmentation d'appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8028 Rôle des soldats qui ont déserté en 1704, par le sieur de Subercase.
8029 Lettre du sieur Durand La Garenne au ministre.
8030 Résumé de lettres de Subercase (28 septembre, 18, 26 et 28 octobre et 3 novembre 1704). L'union règne entre tous les officiers de la colonie. Il est satisfait des Récollets. Avantage stratégique de Plaisance. Ne pas envoyer de maçons pour une année entière, car ils sont six mois sans travailler et coûtent cher d'entretien. Le roi pourrait obliger les propriétaires de vaisseaux à fournir un maçon ou un tailleur de pierre. Si Vaudreuil et Beauharnois lui envoient les cent hommes qu'il a demandés, il essaiera de chasser les Anglais de leurs établissements. Projet de construction d'un réduit pour y mettre les habitants à l'abri des insultes de l'ennemi.
8031 Résumé d'une lettre du sieur Durand de La Garenne.
8032 Résumé d'une lettre de Costebelle au ministre. Pour empêcher l'exploitation des habitants par les marchands, il faudra obliger ces derniers à transporter du sel pour la consommation des habitants. Il demande des appointements égaux à ceux des autres lieutenants du roi en Amérique.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8033 Résumé d'une lettre de Sourdeval, Commandant aux Iles Saint-Pierre. Les Anglais ne sont pas revenus piller cette année, car les habitants s'étaient retirés des îles Saint-Pierre. On peut tout de même permettre aux habitants de pêcher dans ce lieu.
8034 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide de Brouillan. Il a reçu un congé pour retourner en France, mais, à la demande de Subercase, il a consenti à passer l'hiver à Plaisance. Il supplie de le nommer enseigne de vaisseau.
8035 Résumé d'une lettre d'Amariton, lieutenant. Lui accorder une compagnie, le poste de capitaine réformé ou encore celui d'aide-major.
8036 Résumé d'une lettre de Dangeac. Le nommer aide-major, si Dupin ne vient pas à Terre-Neuve.
8037 Résumé d'une lettre de Sainte-Marie, lieutenant. Il demande le commandement d'une compagnie et le grade d'enseigne de vaisseau.
8038 Résumé d'une lettre du provincial des Récollets de Bretagne. Supplément de 200 livres dans la gratification accordée aux Récollets de Plaisance.
8039 Durand La Garenne au ministre. Le Wesp est de retour de Québec avec plus de cent Sauvages et Canadiens pour l'expédition projetée contre les Anglais. La côte anglaise est riche comparée à la misère des Français. Il demande une augmentation d'appointements et un congé de six mois.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8040 Subercase au ministre. Arrivée du détachement de 100 Canadiens et Sauvages commandé par Beaucourt. Au lieu de renvoyer à Vaudreuil une partie de ses troupes, il veut les employer à interrompre la pêche des navires anglais. Plan d'attaque contre Saint-Jean. On se demande si on va conserver ou détruire Saint-Jean. Le Wesp hivernera à Plaisance. L'Espinay mériterait une lieutenance de vaisseau. La Vallière. Costebelle, L'Hermitte et Durand seront de l'expédition. Villemarceau commandera en son absence. Les marchands lui ont rendu les lettres de change qu'il avait tirées sur Rochefort, par crainte de courir trop longtemps après leurs deniers. Il veut garder M. de Catalogne pour les travaux des fortifications.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8041 Subercase au ministre. Congés accordés aux soldats et recrues incorporées dans les compagnies. Il attend le Wesp pour savoir s'il entreprendra quelque chose cette année contre les établissements anglais. Deux Abénaquis laissent entendre que les Anglais sont au courant du projet des Français.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8042 Costebelle au ministre. Le Wesp est de retour de Québec. Nécessité d'avoir deux vaisseaux de guerre, pour parer aux attaques de l'ennemi, l'été prochain.
8043 Résumé de lettres du sieur de Subercaze et du sieur Durand pour l'année 1707.
8044 Résumé d'un placet de Subercase au roi. Faveurs demandées pour lui-même.
8045 Recensement des vaisseaux venus à Plaisance en 1704 tant pour la pêche que pour le commerce.
8046 Subercase à Jean Moody. Il déclare son intention de s'emparer de tous les ports anglais de Terre-Neuve et d'y ruiner le commerce. Il le somme de capituler.
8047 Réponse de Moody à Subercase. Qu'on lui envoie les prisonniers Campbell et Penbreton. Il promet de les rendre s'il n'y a pas d'accord.
8048 Réponse de Subercase à Moody. Il lui envoie les prisonniers Campbel et Penbreton. Il refuse de lui accorder quatre jours pour prendre une décision.
8049 Réponse de Moody à Subercase. Irrégularités commises par son officier, etc.
8050 Réponse de Subercase à Moody. Il exige la cessation des travaux sur les remparts pendant les pourparlers et lui promet une capitulation honorable.
8051 Réponse de Moody à Subercase. Il remercie Subercase du présent qu'il lui a donné.
8052 Moody à Subercase. Demain il fera tirer du canon en l'honneur de la reine d'Angleterre et lui renverra Campbell et Penbreton porteurs de ses dernières résolutions.
8053 Moody à Subercase. Lui et ses officiers ont pris la résolution de se battre plutôt que de rendre le fort. Il serait prêt à avoir une entrevue avec lui.
8054 Ordre de Subercase à Durand d'aller chercher trente barriques de sel dans le navire de Joubert.
8055 Costebelle au ministre. Relation de la campagne entreprise contre les établissements anglais l'hiver dernier. Accident grave qui lui est arrivé. Échec del'expédition. Le petit nombre de navires venus à Plaisance a causé une disette de sel si générale que la plus grande partie des habitants n'ont pu faire la moitié de leur pêche. Si les vaisseaux du roi n'arrivent pas, les soldats et les officiers seront dans une misère extrême.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8056 La Forest au ministre. Il est venu remplacer temporairement Durand La Garenne, mais ce dernier n'a pas encore quitté Plaisance, ayant éprouvé des difficultés avec son fret. Delaur. Defferand. Vente du Wesp.
8057 Subercase au ministre. Relation de la campagne de l'hiver dernier contre les établissements anglais. Les vivres ont manqué, de mai à août, et il a fallu en acheter à prix fort. Les soldats ont été trois mois sans souliers. Vente du Wesp. La Loire est arrivée à la fin d'août. M. Duguay a accepté que la Loire servît d'escorte aux vaisseaux marchands. Selon un prisonnier, les Anglais préparent un gros armement pour venir attaquer Plaisance. Les habitants ont collaboré volontiers à rendre les fortifications très solides. On a reçu la farine de Saint-Malo mais pas celle de Bayonne. Le nombre de bateaux a diminué à cause des prises. Les marchands ont obligé les habitants à acheter beaucoup de marchandises non nécessaires, sous menace de les priver de sel. Si on lui donne du secours pendant deux ans, cette colonie pourra par la suite se soutenir par elle-même. Envoyer une flûte chargée de sel. Les capitaines marchands apportent du vin au lieu de sel car le vin se vend beaucoup plus cher. Les obliger à porter du sel. Critique de l'arrêt de 1700 qui rétractait plusieurs brevets de concession. Contestation entre Maillet et Béreau de Monségur. Les capitaines considèrent comme faisant partie de leur équipage des pêcheurs destinés pour les habitants et les prêtent à prix excessif à ces colons. Les particuliers n'ont pas apporté de pierre à chaux cette année, mais les marchands du Canada ont promis d'en apporter. Les maçons ne sont pas utiles pendant l'hiver. Les capitaines qui vont à Saint-Pierre ont refusé d'abriter leurs navires à Plaisance. Il n'a accordé aucun congé d'ancienneté aux soldats. Nombre insuffisant de caporaux. Les soldats ont besoin d'un surtout de grosse toile. Chacornacle et Saint-Ovide. Costebelle mérite mieux qu'une compagnie. Règlement concernant le salaire des pêcheurs. Il réduira le nombre de cabarets. Le jardinage est aussi bon qu'en aucun lieu du monde. Ménagerie. Des Micmacs du Cap-Breton habitent maintenant Terre-Neuve et sèment la terreur chez l'ennemi. Le reste de leur nation doit s'y établir au printemps. Rouville et Bellestre s'en occuperont. Quelques Canadiens sont restés pour faire la course chez les Anglais. La Vallière. On a besoin d'un bâtiment de 80 à 100 tonneaux pour transporter les nécessités de la colonie. Montigny. Échange de prisonniers avec les Anglais. Le ministre n'a pas voulu faire un établissement de marine à Plaisance pour une raison que Subercase réfute. Il faudrait faire repasser à Plaisance chaque année le navire que le roi envoie à Québec. Besoin de poudre. Le ministre approuve l'établissement d'un hôpital financé par la taxe d'un quintal de morue par chaloupe. Les Hospitalières seraient les mieux qualifiées pour diriger cet hôpital. Opposition des bourgeois et des capitaines. Naufrage de son petit navire. Faveurs demandées pour lui et ses neveux.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8058 Costebelle au ministre. Mort du chevalier de Lô, enseigne de sa Compagnie. Perfidie de Dupin. Relation de la campagne contre les établissements anglais. Changement de destination pour la Loire. On a rétabli les fortifications qui étaient en piteux état. Les nombreuses prises des Anglais ont ruiné le commerce. Le sel est rare et les marchands en profitent pour voler l'habitant. Jean Daye, passé en France, s'est engagé envers plusieurs habitants à leur fournir le nécessaire pour la pêche. Il demande son rappel en France pour sortir de cette captivité dans un lieu inclément. Il veut aussi la croix de Saint-Louis. On a ravagé la côte anglaise à un tel point que les ennemis ont dû se réfugier à Saint-Jean ou en Angleterre. Augmenter les troupes en prévision d'une attaque ennemie. Deux vaisseaux de guerre suffiraient pour ruiner le commerce anglais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8059 La Forest au ministre. Désertion de Paul Ovin et de Toussaint Fortin. Ovin était un jeune homme de famille qui avait causé des chagrins à sa famille. Subercase a renvoyé la plus grande partie des Sauvages et des Canadiens qui ont participé à la campagne de l'hiver dernier. Vente du Wesp à Charles Lucas de la Hongrie. Subercase manque d'égards envers lui et Durand.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8060 L'Hermitte au ministre. Plan de Plaisance. Détails sur les fortifications, les ouvriers, etc. Relation de la campagne de l'hiver dernier. Cette entreprise fut mal dirigée. Les Anglais ont manqué de parole à propos de l'échange de prisonniers. Il lui envoie un plan de Saint-Jean. Il vit dans la misère, car il n'a rien reçu depuis deux ans. Les appointements sont moindres que ceux d'un major d'Acadie. Faveur demandée.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8061 L'Hermitte au ministre. Il promet de se mêler de ses affaires et de ne rien faire sans l'avis de Subercase et cela conformément aux ordres du ministre. Agrandissement du fort. Dupin aime mieux les plaisirs que le service. Il propose Amariton ou Dangeac pour le poste d'aide-major. Congédiement de tous les maçons. Il faudrait que les prévôts de France fassent rechercher les déserteurs. Nombreuses désertions. Gratification reçue. Il demande à passer en France dès que la paix sera conclue.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8062 L'Hermitte au ministre. Il demande la permission de se marier. Mobilisation générale à Saint-Jean. Bâtiment parti chercher du charbon de terre au Cap-Breton. Il lui envoie le recensement des navires venus à Plaisance. Deux déserteurs: Paul Ovin et Toussaint Fortin. Il veut que sa gratification soit renouvelée ou qu'on lui accorde la place de Bonaventure.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8063 Costebelle au ministre. Deux bateaux ont rapporté de Québec de la farine et des légumes. Subercase ne récoltera que de la paille pour tout fruit de ses travaux de culture. Si, pour établir une colonie de peuplement, Subercase fait occuper toutes les graves par les habitants, ce sera la ruine de la colonie. Plus la population augmentera, plus la misère règnera. Avenir des fils des habitants. Subercase a insinué que les conseils de Costebelle l'avaient incité à ne pas attaquer Saint-Jean. Les officiers désespèrent d'avoir des promotions. Promotions sollicitées pour Dangeac et Bernard Piedmarin. Il demande à quitter cet affreux pays avec la croix de Saint-Louis et le brevet de capitaine de frégate.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8064 Subercase au ministre. Les deux navires venus de Québec les ont bien approvisionnés pour l'hiver. Rareté du sel. Engagement de flibustiers. Les habitantsanglais ont abandonné leurs havres, excepté celui de Saint-Jean. Les flibustiers sont rebutés par le droit d'amirauté. Il a fait vendre le brigantin du roi. L'arrivée tardive de la Loire les a obligés à acheter à prix fort pour quatre mois de vivres. Querelle d'Amariton avec un prêtre à propos d'une femme. Dangeac pourrait fort bien remplacer cet officier. Rousseau de Villejoint. Conduite scandaleuse d'un prêtre. Désertions. Sort des prisonniers anglais. On bâtira en pierre dès que le temps le permettra. Les ennemis lui ayant pris toutes ses provisions, il a dû emprunter puis en acheter d'autres à prix fort. Mayer et Laffon. Amariton. Tracasseries des fermiers à propos de l'approvisionnement de sel.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8065 Résumé d'une lettre du sieur de Subercase.
8066 Résumé d'une lettre de Subercase au ministre. Il demande une place d'enseigne pour Dailloust. Dyribour mériterait une gratification. Abénaquis passé en France avec de Montigny.
8067 Résumé d'une lettre de Subercase au ministre. Pendaison de Petit. Il a permis à 45 hommes d'armer leurs bâtiments pour aller chercher du sel dans les havres anglais.
8068 Résumé de lettres du sieur de Costebelle, datées des 22 octobre et 3 décembre.
8069 Résumé de lettres du sieur L'Hermitte, datées des 14, 15 octobre et 25 novembre.
8070 Résumé d'une lettre de Durand La Garenne au ministre. Il n'a pu passer en France. Subercase fait travailler les ouvriers pour son propre compte. Subercase l'obligea à aller à bord d'un navire de Nantes pour y mesurer du sel. Quelques prisonniers anglais ont déclaré que le fort Saint-Jean se rendrait parce qu'il manquait de bois et de vivres. On a renvoyé Roupe, ingénieur anglais. Il envoie une copie du contrat de vente du Wesp. Un brigantin, qui n'avait coûté que 800 livres à Subercase, a été frété au roi pour la somme de l500 livres.
8071 Résumé de lettres du sieur LaForest
8072 Résumé d'une lettre de Villemarceau, capitaine de Compagnie, au ministre. Il demande un congé pour passer en France.
8073 Résumé d'une lettre de Chacornacle au ministre. Il va améliorer par des exercices physiques l'état des soldats de la compagnie de Saint-Ovide.
8074 Résumé d'une lettre de Sainte-Marie. Il offre de lever une compagnie à ses dépens. Autorisation sollicitée pour l'achat de la maison de Saint-Ovide.
8075 Résumé d'une lettre de Rousseau de Villejoint. Parce qu'il ne peut plus supporter la rigueur du pays, il demande une compagnie en Acadie ou au Canada.
8076 Résumé d'une lettre de Dangeac, enseigne de Compagnie. Il postule une lieutenance.
8077 Résumé d'une lettre de Piedmarin, sergent de la Compagnie du sieur de Costebelle. Il sollicite la place d'enseigne vacante dans la compagnie de Costebelle.
8078 Résumé d'une lettre de Barrat. Subercase veut que les registres du greffe lui soient remis.
8079 Résumé de lettres de Sourdeval, commandant de l'Ile Saint-Pierre. Ravitaillement de Saint-Pierre. Ses appointements.
8080 Extrait du journal de M. de Montigny. Il raconte sa campagne contre divers établissements anglais.
8081 Recensement de Plaisance pour l'année 1705.
8082 Subercase au ministre. A part la rareté du sel, ça va bien dans la colonie. Jean-Louis Deharnadec. Les navires ont apporté beaucoup de vin et d'eau-de-vie, mais peu d'effets nécessaires. Les flibustiers ont pris aux Anglais 250 barriques de sel, mais ils ont eu sept hommes capturés. Les habitants de l'Ile de Carbonnière ont peur des Français. Lorsque les vaisseaux qui portent les effets de la garnison arrivent tard, il faut alors faire de grosses dépenses en attendant.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8083 Subercase au ministre. Les habitants ont manqué de sel, car les navires transportaient surtout du vin et de l'eau-de-vie. Selon un prisonnier anglais, l'Angleterre préparait une escadre, commandée par Guillaume Jumpert, qui doit attaquer Plaisance. Cette place a des munitions et des vivres en abondance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8084 Costebelle au ministre. Malgré les risques de la guerre, les marchands envoient des bateaux à Plaisance. Il faudrait n'employer les fonds destinés pour les fortifications qu'à ces travaux. Il y a 48 vaisseaux marchands dans ce port. Abondance de poissons. Jean Daye a pris un bateau portugais. Autres prises. Selon un prisonnier anglais, les gens de Saint-Jean attendent 10 à 12 bâtiments de guerre qui viendront attaquer Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8085 Costebelle au ministre. Arrivée du Profond et du Cygne. Il le remercie de sa nomination au poste de gouverneur. Il ne semble pas que l'escadre ennemie sera supérieure aux forces françaises. Il ne faut donc pas retarder le départ des bateaux marchands, ce qui leur cause des pertes considérables. La pêche est abondante, mais le sel est rare.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8086 Subercase au ministre. Sa nomination au poste de gouverneur d'Acadie. Le retard des vaisseaux du roi cause des ennuis à la colonie. Costebelle s'est mal conduit envers lui.
8087 Subercase au ministre. L'abondance des vivres est si grande que la farine s'y vend à meilleur prix qu'en France. Il a vendu à l'hôpital une ménagerie. Costebelle n'a pas payé les deux maisons que Subercase a fait bâtir sur sa grave. Maisons et jardins de Villemarceau. Ce dernier a été peiné de la nomination de Saint-Ovide à la lieutenance du roi. Armateur qui va pêcher à Chibouctou.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8088 La Forest au ministre. Il reste dans la colonie pour continuer le service en l'absence de Durand La Garenne. Il lui envoie divers états de compte et l'état des besoins de la colonie. Costebelle retient La Vallière, expert dans les courses sur les côtes des ennemis. La poudre du fort de Plaisance a besoin d'être séchée.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8089 La Forest et Costebelle. État de ce qui a été fourni au Wesp.
8090 La Forest au ministre. Le roi a payé une partie du fret du Vaudreuil qui naviguait pour le compte de Subercase et Forillon. Subercase fait travailler les maçons et les charpentiers à ses maisons et à ses magasins. Les courses exécutées sur les côtes anglaises ont coûté cher. Subercase s'est déclaré dépositaire d'une prise faite par le nommé Amuse Fortel. Quaiche prise par Lafosse et Ricord. Il faudrait changer toute la poudre qui se trouve à Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8091 Costebelle au ministre. Il faut des fortifications construites à chaux et à sable. État pitoyable des batteries. Fortifier le passage du goulet pour fermer l'entrée du port aux ennemis. Besoin de six maçons. Construction des casernes. Encourager les habitants à la culture des terres et à l'élevage des bestiaux. Trois brigantins de l'Acadie ont vendu des viandes à Plaisance. Il va s'occuper de jardinage. Établissement de l'hôpital. Les marchands ont promis de mieux traiter les habitants à l'avenir. Instructions aux armateurs de n'envoyer que des denrées pour la pêche et surtout du sel. Il a laissé partir les vaisseaux marchands dès qu'ils étaient prêts à le faire. Abondance de la pêche. Ne pas donner aux habitants une partie des graves des marchands. Critique de l'arrêt de 1700 concernant la distribution des graves. Cas de Mlle Béraud. Brevets de concession demandés par Jean Faure dit La Plante et Berrichon, Baudry et Bellefeuille. Tous les Canadiens, sauf La Vallière, sont retournés au Canada. Les Abénaquis du détachement de Beaucourt ont rejoint leur nation. Les Micmacs venus du Cap-Breton ont promis d'aller insulter les Anglais, mais de le faire sans cruauté. Cela nécessite des fonds extraordinaires. Contrairement à Subercase, il confiera toujours le commandement d'une expédition chez l'ennemi à un officier de la garnison accompagné de quelques soldats. Mieux vaut acheter un bâtiment de 60 tonneaux que de le construire à Plaisance. Destination des prisonniers anglais. Situation des principaux établissements anglais de Terre-Neuve. Les soldats n'ont pas réclamé leur congé d'ancienneté et sont prêts à servir jusqu'à la paix. Les capitaines des vaisseaux marchands n'aiment pas qu'on retienne pour la pêche des habitants quelques matelots de leurs équipages. Les officiers des vaisseaux du roi prétendent parfois commander aux marchands, sans l'avis du gouverneur. Les fonds des fortifications sont absorbés par les dépenses extraordinaires. Besoin de pierre à chaux. Embarquement des effets des officiers du roi à La Rochelle ou à Rochefort. Signaux de reconnaissance pour les vaisseaux arrivant à Plaisance. Recommandations en faveur de Villemarceau, Sainte-Marie, Dangeac, Sourdeval et Baptiste. Renaudin. Faveurs demandées pour lui-même. Chacornacle a acheté son ancien logis. Saint-Ovide. Seuls les vaisseaux des îles Saint-Pierre n'ont pas payé la taxe pour l'entretien de l'hôpital. La Forest remplace bien La Garenne. Prétentions de ce dernier sur les terrains de l'hôpital et du jardin. Ordonnances pour diminuer le grand nombre de cabarets. Mauvaise conduite de Dupin. Dette de Lucas. Rations des prisonniers anglais. Obliger les marchands à envoyer des maçons entretenus à leurs frais. L'Hermitte demande un congé. Beaucourt serait un bon ingénieur. La poudre se détériore au bout de deux ou trois ans. Armement du Profond et du Cygne chargés de prisonniers anglais. Plan du fort de Plaisance par L'Hermitte. Au printemps, le roi devrait envoyer une flûte chargée de marchandises pour la colonie, et que l'on enverrait ensuite chercher de la pierre à chaux à Québec. Sommes dues à Durand. Coût de la construction des casernes. Villejoint demande un congé. Les Anglais se sont réfugiés à Saint-Jean. La Vallière envoyé à Saint-Jean pour y espionner. Cinq cents Bostonnais viendraient attaquer Plaisance, l'hiver prochain. Il peut difficilement réduire le nombre de cabarets, car les propriétaires de ces établissements n'ont que cette source de revenus. Jaldais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8092 L'Hermitte au ministre. Constructions des casernes et du fort. Il avoue son dépit de n'avoir pas eu la lieutenance du roi. S'il n'y a pas de promotion pour lui à Plaisance, il demande à repasser en France.
8093 Costebelle au ministre. Il faudra cesser d'ordonner le paiement des vivres sur les fonds des fortifications. Besoin de mulets. Économie dans les achats de vivres. On achète des vivres pour une année d'avance.
8094 Costebelle au ministre. Il lui envoie un exposé de la situation et de la grandeur des graves de Plaisance et de la Pointe Verte. Plusieurs habitants qui occupent des graves veulent des brevets de concession.
8095 Costebelle au ministre. Selon un prisonnier capturé par La Vallière, la majorité des Anglais se sont réfugiés à Saint-Jean, sauf les gens de Carbonnière, Belleile, Forillon, Bonavista, etc. L'an dernier, le gouverneur de Saint-Jean n'aurait pu persuader ses gens d'attaquer Plaisance, mais il préparerait une expédition pour cet hiver.
8096 Mémoire sur les ordres à donner d'avance sur la Colonie de Plaisance.
8097 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide. D'Ailleboust nommé enseigne. Il recommande Souvigny pour un poste d'enseigne.
8098 Résumé d'une lettre de l'évêque de Blois. Il sollicite une place d'enseigne ou d'inspecteur des travaux pour M. de La Rocque.
8099 Résumé d'une lettre d'Amariton, Lieutenant de Compagnie à Plaisance. Faveur demandée. Prêt de 600 livres à Joannès.
8100 Résumé d'une lettre de La Vallière. Il sollicite un emploi en considération de ses services.
8101 Résumé d'une lettre de Sainte-Marie. Il demande un congé pour la France.
8102 Costebelle au ministre. Retour en Europe du François et du Sage qui ont fait relâche à Plaisance venant des mers du Sud. Plaisance servira à l'avenir de port de relâche pour tous les navires qui reviendront de ces voyages. Il faudrait donc avoir des magasins pour les servir. À cause du rude hiver, les travaux des fortifications n'ont débuté qu'en juin. Le manque de mulets coûte cher en main d'ouvre. Les Anglais n'ont pas attaqué Plaisance, mais ils ont reçu quatre vaisseaux de guerre. Échange de prisonniers avec les Anglais. Pour empêcher la disette de sel, on devrait établir des greniers d'abondance. Projet d'attaque contre Port Royal. Augmentation du nombre de corsaires. Il n'a été pris aucun des bâtiments marchands qui sont venus à Plaisance. Plusieurs vaisseaux n'ont pas été mis à l'abri à Plaisance. Il ne pense pas que les Anglais viennent attaquer Plaisance. La poudre est en majeure partie inutilisable. Il renverra dans leur pays les vingt familles sauvages du Cap-Breton qui consomment trop de vivres. Bateau rempli de tabac du Brésil trouvé en mer par le capitaine Claverie et ses hommes.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8103 Résumé d'une lettre de L'Hermitte. Faute d'un nombre suffisant de charpentiers, on n'a pu achever les casernes. Travaux des fortifications. Besoin de mulets.
8104 Costebelle au ministre. Les pluies continuelles ont retardé les travaux des fortifications. Il a employé les prisonniers français revenus de Saint-Jean aux travaux ou sur un brigantin, commandé par Chacornacle, qui surveillera les allées et venues de l'ennemi.
8105 Costebelle au ministre. Trois vaisseaux de guerre ennemis ont pris aux îles Saint-Pierre deux vaisseaux basques qui avaient désobéi à ses ordres. Il a permis aux bateaux les plus pressés de partir dès qu'ils seront prêts.
8106 Costebelle au ministre. Il est inquiet du retard du vaisseau du roi. Pirateries des vaisseaux anglais à Saint-Pierre et au Petit Nord. Échange de prisonniers. Un bâtiment de 100 hommes d'équipage commandé par Beaubassin a relâché à Plaisance. Inexpérience de ces hommes sur mer. Armement d'un brigantin, commandé par Chacornacle pour occuper une partie des prisonniers français. Rousseau de Villejoint. Le François de la Paix, vaisseau de guerre de Saint-Malo, escortera quelques navires marchands. Prise d'une chaloupe anglaise à Chapeau-Rouge par Lafosse et Ricord. Malgré le retard des vaisseaux du roi, les prises mettent Plaisance à l'abri de la disette. Ordonnance concernant la monnaie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8107 Costebelle au ministre. Habileté de L'Hermitte. Le Gaillardin n'est pas un lieu convenable pour y établir les soldats. Seuls les vaisseaux de Saint-Jean-de-Luz ont apporté des maçons et des manouvres. Imposer une forte amende aux marchands qui ne transporteront pas les choses demandées pour Plaisance. Ne pas céder à leur chantage. Achat de boufs. Construction de casernes. Les fournisseurs de France vendent beaucoup trop cher. Manque de fonds pour continuer les ouvrages de maçonnerie. Projet d'armement d'un vaisseau du roi pour apporter le nécessaire à Plaisance. L'Espinay. Renouveler l'ordre d'apporter cinq barriques de sel par chaloupe. Capture de deux bâtiments basques qui avaient désobéi à ses ordres. Conduite peu audacieuse des corsaires français. Cependant, leurs prises amènent l'abondance. Rareté du sel. Le traité d'échanges de prisonniers a été honnêtement exécuté. Réussite de la mission de Bellestre à Saint-Jean au sujet des prisonniers français qui n'avaient pas été renvoyés à Plaisance. Bons services de Bellestre et La Vallière. Il a blâmé les Sauvages pour les cruautés commises envers les Anglais. Retour de ces Sauvages au Cap-Breton. On a dû se contenter de surveiller les mouvements de l'ennemi. Chacornacle et Julien ont fait quelques prises. Dépenses pour la nourriture des prisonniers. Les lettres de change n'ont plus aucun crédit auprès des marchands. Virieu se chargera de la direction de l'hôpital. Il n'y a pas de fonds de terre cultivable dans les campagnes et tous les jardins sont constitués de terre ramassée en différents endroits. Il s'occupe tout de même de culture et d'élevage des bestiaux. Ce serait ruiner la colonie que de déposséder les marchands de leurs graves. Le roi pourrait obliger les bateaux à passer par Plaisance, à leur retour de Québec, ou encore accorder une flûte qui voyagerait entre Québec et Plaisance. Pour se protéger contre les corsaires, il faudrait une frégate de guerre. La Charente a failli être attaquée par le Duc d'Orléans. Le Murinné, la Marguerite et le Pin ont été brûlés par les Anglais. Le Palmier. Le déplacement à Plaisance des habitants des îles Saint-Pierre les ruinerait complètement. Les officiers de la garnison n'ont rien reçu pour leur entretien, car leurs correspondants n'ont pas voulu se charger des billets de monnaie avec lesquels ils perdent plus de 40%. Villemarceau et Villejoint. Dettes d'Amariton. Saint-Ovide. Présumée découverte de porphyre. Congédiement des maçons. La Rocque. Dupin. Maçons et tailleurs de pierre demandés. Mauvaise récolte de morues. À cause des corsaires, il a retardé le départ de la flotte. Pas de fret pour la Charente. Manque de fonds pour payer les soldats, les ouvriers, etc. On ne veut accepter aucune lettre de change sur le trésor par rapport aux billets de monnaie. Remboursement réclamé par Durand à propos de sa propriété avoisinant l'hôpital. Il doit excéder les fonds des fortifications pour continuer les travaux. Les soldats réclament une restitution de leur solde pour l'année 1705. Recrues demandées. Ordonnance pour l'augmentation des monnaies. Lafosse. Il est contre l'établissement de juges ou d'un procureur du roi, car les habitants se ruineraient dans de trop nombreux procès. Les corsaires n'ont pas détruit les îles Saint-Pierre. Quelques familles sauvages sont restées. Échantillon du porphyre. Poudres et armes retournées en France. Lui donner un congé, à la fin des hostilités. Pas de nouvelles de l'Entreprenant.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8108 Costebelle au ministre. Requête des habitants qui n'ont aucun brevet de concession sur les terrains et graves qu'ils occupent depuis plusieurs années. La Plante et Perrichon. Il propose Gaspard Bertrand pour le poste de pilote entretenu. Le Trident et le Saint-Michel ont apporté de la pierre à chaux de Québec. Besoin de mulets ou d'ânes. Obliger les marchands à transporter des armes. Prise faite par Beaubassin. Il pense que les Anglais ont pris le brigantin commandé par Chacornacle. Promotions demandées pour Sainte-Marie, Dangeac et Bellestre. Amariton n'en mérite pas. Villejoint. Repentir de Dupin. Naufrage de La Vallière et de ses hommes. Dettes de Renaudin. Nourriture des mulets. Inondation qui a renversé les fortifications. Certains habitants veulent être remboursés par Durand pour les dépenses relatives à l'expédition contre Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8109 Costebelle au ministre. Raisons qui militent en faveur du départ prochain de la Charente.
8110 Costebelle au ministre. Dépenses pour l'armement de la Concorde.
8111 Résumé des lettres de M. de Costebelle, datées du 8, 14 et 15 novembre, au ministre, avec les observations du ministre...B950:Résumé d'une lettre de M. de Subercase.
8112 Résumé d'une lettre de Durand La Garenne. Subercase lui a toujours nui dans son travail. Irrégularités commises par Subercase qui a toujours servi ses propres intérêts. L'écrivain, qui fait fonction de commissaire à Plaisance, devrait avoir plus d'autorité. Il demande une augmentation d'appointements.
8113 Résumé d'une lettre de La Forest. Les maçons et les charpentiers ont presque toujours été employés au profit de Subercase. Poudre à remplacer. Achat de farine et de pois au prix de France.
8114 Avis envoyé de Plaisance au nom de la colonie. Toute la colonie remercie la Cour pour le départ de Subercase et la nomination de Costebelle.
8115 Résumé d'une lettre du provincial des Récollets de Bretagne. Ordonner au plus tôt les appointements et gratifications accordés aux Récollets de Plaisance.
8116 Résumé d'une lettre de L'Hermitte. Travaux et fortifications. Faveurs demandées.
8117 Résumé d'une lettre de Villemarceau. Mécontent de n'avoir pas obtenu la lieutenance du roi, il veut repasser en France.
8118 Résumé d'une lettre de Chacornacle. Qu'on lui permette de vendre la maison de Costebelle à qui il voudra.
8119 Résumé d'une lettre de Villejoint. Lui accorder une compagnie et un congé pour la France.
8120 Résumé d'une lettre de Dangeac. Promotion.
8121 Résumé d'une lettre de Defferand. Faveur demandée.
8122 Résumé d'une lettre de Rousseau de Souvigny. Il exprime sa reconnaissance pour avoir reçu le grade d'enseigne et demande à rester dans cette colonie.
8123 Résumé d'une requête de La Rocque pour obtenir un brevet de lieutenant de compagnie.
8124 Résumé d'une lettre de Dupin. Faveur demandée.
8125 Résumé d'une lettre de Bertrand et sa femme. Saint-Ovide a abusé d'une de leurs filles.
8126 Résumé d'une lettre de Sourdeval. Bonne pêche aux îles Saint-Pierre. Un bateau malouin a pris deux bateaux à Boston. Obliger les armateurs à mener leurs prises à Plaisance. Projet d'établir à Plaisance les habitants de Saint-Pierre. Rareté du sel. Les Sauvages vont hiverner à la baie de Fortune. Toute la colonie est heureuse de la nomination de Costebelle.
8127 Brouillan au ministre. La Charente a été pourchassée par un vaisseau anglais. Les fonds pour les fortifications ont été bien employés cette année. Accorder une frégate à des particuliers pour venir croiser sur ces côtes. Obliger les vaisseaux à apporter du sel. Croix de Saint-Louis.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8128 L'Hermitte au ministre. Construction des casernes. Effectif des ouvriers qui travaillent aux fortifications. Faveur demandée.
8129 L'Hermitte au ministre. Plans des fortifications. Construction des casernes. Il s'oppose à la construction du fort sur le Gaillardin. Les navires ont apporté très peu de chaux. Leur imposer une amende. Laserre pourrait se charger de l'embarquement des provisions à Bayonne. Il se plaint de n'avoir pas eu de promotion et de retirer des appointements insuffisants. Il y a trop de cabarets et les officiers même vendent de l'eau-de-vie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8130 L'Hermitte au ministre. Plan des fortifications. A cause d'un nombre insuffisant d'ouvriers, les fortifications n'avancent pas vite. Pourquoi il ne faut pas établir le fort sur le Gaillardin. On n'a pas confiance en lui, puisqu'on ne lui donne pas droit de regard sur les fonds des fortifications. La maçonnerie a cessé à la fin d'octobre, faute de fonds. Abondance de pierre à chaux. Lasseron. Dangeac mérite la place de La Salle. Chaque année, le vent et la marée emportent une partie des piquets du fort. Le brigantin commandé par Chacornacle a été pris aux alentours de Boston. S'il n'est pas promu, il préfère quitter un mauvais pays comme celui-ci. Il recommande de Teinville pour la compagnie de Chacornacle. Ses appointements.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8131 Durand La Garenne à Pontchartrain. Il demande la maison de Subercase en compensation pour la propriété sur laquelle on a bâti l'hôpital. Il sollicite une augmentation d'appointements.
8132 Durand La Garenne à Pontchartrain. Sa lieutenance d'amirauté à Plaisance.
8133 Durand La Garenne à Pontchartrain. Réclamations de Lafosse concernant la prise du Pêcheur avec la collaboration de Ricord.
8134 Durand La Garenne à Pontchartrain. Indemnisation accordée à Mlle Béreau de Monségur.
8135 Durand La Garenne et Costebelle. État des outils et des clous qu'il convient de faire acheter à Bayonne par Landreau.
8136 Durand La Garenne et Costebelle. État des vivres, des hardes, des munitions et des marchandises nécessaires pour la garnison, les fortifications et l'hôpital de Plaisance.
8137 Durand La Garenne au ministre. Il le remercie de l'avoir confirmé dans les diverses fonctions qui lui revenaient et de lui avoir offert une compensation pour la propriété de l'hôpital. La Charente a été suivie par un corsaire anglais. Nécessité d'une frégate pour éloigner les corsaires. Obliger les navires à apporter du sel, sous peine d'amende. Les travaux des fortifications progressent, car Costebelle y met plus de zèle que ses prédécesseurs et suit les conseils de L'Hermitte. Despouys, marchand de Bayonne, se chargerait des achats à Québec, si le roi lui accordait une flûte avec un équipage. La Rocque. Remplacer les armes qui ont été renvoyées en France. Recrues et même compagnies nécessaires. Dangeac et Defferand mériteraient une lieutenance et Bellestre une enseigne. Appointements de La Vallière. Thomas Renaudin. La Forest. Vente judiciaire de quelques prises. Envoi d'un échantillon de porphyre en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8138 La Forest au ministre. Il lui envoie un extrait du nombre de rançons et de prises venues à Plaisance et aux îles de Saint-Pierre. Rareté du sel.
8139 La Forest. Extrait du nombre de prises et rançons venues à Plaisance et aux îles Saint-Pierre.
8140 La Forest au ministre. Le crédit est entièrement perdu à Plaisance faute de n'avoir pas payé certaines lettres de change. Emprunts de Costebelle.
8141 Extrait du journal tenu par Larchier commandant du Sainte-Anne. Les Anglais ont pris le Pin, le Duc d'Orléans et la Palme. Liste des navires qui sont à Terre-Neuve. Liste des navires qui ont été pris ou brûlés.
8142 Mémoire sur l'imposition ordonnée le 22 décembre 1705, pour la levée d'une demie part sur les profits des navires des Sables d'Olonne, qui viennent pêcher à Terre-Neuve.
8143 Mémoire sur l'entretien du maître d'hydrographie au port des Sables d'Olonne.
8144 Costebelle. État de l'argent et de l'argenterie venus de Saint-Jean.
8145 Costebelle. État des choses fournies par des particuliers pour l'expédition de Saint-Jean et des paiements faits par Durand La Garenne avec les deniers provenant de Saint-Jean.
8146 Costebelle. Liste d'individus qui recevront des sommes provenant des deniers de Saint-Jean.
8147 Décision de Costebelle, Saint-Ovide de Brouillan et autres concernant la grave de Mlle Béreau de Monségur.
8148 État des fonds que le roi ordonne pour les dépenses de Plaisance.
8149 Résumé des lettre du sieur de Costebelle, datées des 20 août, 14 septembre, 10 novembre, 15 et 17 décembre 1707.
8150 Résumé des lettres du sieur Durand, datées des 11 et 13 décembre.
8151 Résumé d'une lettre du sieur LaForest.
8152 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide. Il demande la croix de Saint-Louis.
8153 Résumé d'une lettre du sieur L'Hermitte.
8154 Résumé d'une lettre de Villemarceau. Il restera à Plaisance tant que la guerre ne sera pas finie.
8155 Faveurs particulières et promotions demandées par Villejoint, Sainte-Marie, Amariton, Joannès, Dangeac, La Vallière, Bellestre, La Rocque, Boismoreau, Lavergne.
8156 Plaintes de quelques habitants qui prétendent n'avoir pas été remboursés pour les dépenses de l'expédition de Saint-Jean. Ils accusent Durand La Garenne et La Forest de s'être approprié le butin qu'ils auraient vendu à leur profit.
8157 Résumé d'une lettre de Lafosse. Durand et La Forest ont cherché à le dépouiller de ses prises. Titre de seigneurie et brevet de capitaine sollicités.
8158 Résumé d'une lettre de Sourdeval. Sauvages restés aux îles Saint-Pierre. Les ennemis ont fait quelques prises. Échantillon de jaspe.
8159 Costebelle au ministre. Il n'a pas nui à la liberté de commerce, comme le prétendent certains marchands. Blocus du port par sept vaisseaux ennemis qui ont pris douze vaisseaux marchands français. Projet d'attaque contre Plaisance, à la fin de l'été. Aggravation de la disette de vivres par le retour à Plaisance de 200 prisonniers français. Les marchands n'ont pas apporté de farine ni de biscuit, car ils comptaient sur Québec, mais la disette règne au Canada. Il faudrait une escadre de vaisseaux de guerre pour surprendre les corsaires anglais, qui bloquent l'entrée du port. Il a affrété un navire marchand pour le transport de prisonniers. La Vallière envoyé en France pour informer le ministre des besoins pressants de la colonie. Il loue Saint-Ovide et Villemarceau. Défection de deux soldats français. Besoin d'armes et de remèdes. Nombre de tailleurs de pierre et de maçons venus à Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8160 Costebelle au ministre. L'Hercule. Escadre de Ducasse. Armes demandées. Allées et venues des vaisseaux ennemis.
8161 Costebelle au ministre. Il demande un passeport pour Joseph Croiset, marchand de Marseille, qui veut continuer son commerce à Terre-Neuve.
8162 Résumé d'une lettre du sieur de Costebelle par le bureau du ministre.
8163 Résumé d'une lettre de Des Cazeaux. Renvoyer à Plaisance, chargé de vivres, le navire qui a transporté en France 80 prisonniers français.
8164 Observations d'une lettre de Costebelle datée du 2 août. Escadres proposées pour chasser les vaisseaux ennemis: celle de Dunkerque et celle de Du Guay-Trouin. Vu la rareté des vivres à Brest, il faudra s'adresser aussi à Rochefort.
8165 Costebelle au ministre. Menace des vaisseaux anglais. Arrivée du Briac venant du Chili. On est sans nouvelles de l'Oriflamme. Chabert et sa flotte doivent repartir bientôt. Nécessité d'avoir deux vaisseaux de guerre. Importance de ce port qui sert d'asile aux vaisseaux revenant des mers du Sud. Pour réduire la misère, il devra peut-être renvoyer des habitants en France. Il espère que le navire expédié à Québec rapportera des secours. Prisonniers français embarqués pour l'Europe. La dysenterie, qui ravage les rangs des prisonniers, menace de se propager à toute la colonie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8166 Costebelle au ministre. Menace imminente de famine extrême. Envoyer au plus vite quelques vaisseaux de force avec des vivres pour la colonie. Les Anglais ont pris quelques bateaux français dans la baie de Sainte-Marie, au Burin, etc. Il a dû ordonner à La Villeneuve d'acheter une prise et d'y embarquer pour la France tous les matelots de son équipage que les Anglais ont renvoyés à Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8167 Costebelle au ministre. Départ du navire commandé par Piednoir de La Villeneuve. Les Anglais ont pillé les îles Saint-Pierre. Les habitants des îles Saint-Pierre et autres lieux viendront se réfugier à Plaisance, où l'on n'aura rien à leur donner. Ils devront alors repasser en France. Ce sont les vaisseaux mal équipés d'armateurs anglais qui ravagent nos havres. On pourrait facilement les déloger, en utilisant l'Acadie ou d'autres frégates. Expédition de 60 hommes envoyés dans la baie de La Trinité pour enlever quelques vaisseaux marchands anglais. Une corvette a pris cinq brigantins anglais sur la côte de l'Acadie. La Vénus. Rousseau.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8168 Costebelle au ministre. Arrivée de la Charente et de la Loire. Les Anglais ont pillé les habitations et pris des bâtiments dans les baies de Sainte-Marie, de Fortune et du Grand Banc. Avec une frégate de 30 canons, on aurait pu empêcher ça. Selon des déserteurs anglais, la garnison de Saint-Jean a été augmentée. Succès de l'expédition commandée par Lafosse. Autre expédition pour aller harceler les pêcheurs de la baie de La Conception. Ordonnance de Durand concernant les prises, qui rebute les habitants et plonge les flibustiers dans l'inaction. Grâce aux captures effectuées par une corvette, il y a abondance de vivres dans la colonie, sauf pour la farine et les biscuits qu'il a envoyé chercher à Québec. Les armateurs de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz sont mécontents des travaux exigés de leurs équipages. Plaintes injustifiables des marchands au sujet des taxes pour les maçons et les manoeuvres.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8169 Costebelle au ministre. L'arrivée de la Charente a soulagé la colonie qui manquait de farine et de biscuits. Cause du retard des travaux. Il n'exigera plus de bois des vaisseaux marchands. Ne pas céder aux plaintes des marchands au sujet des dépenses pour les maçons et les manouvres. Imposer une amende aux marchands qui n'apportent pas de pierre à chaux. Les marchands n'abandonneront pas un commerce aussi profitable. Ce port deviendra l'entrepôt de toutes les richesses du Pérou. Nécessité d'avoir des vivres pour une année d'avance. Dans la disette actuelle, il est impossible d'avoir des vivres au prix de France. Il faudra envoyer des fonds en vivres pour les dépenses extraordinaires. Raisons pour lesquelles il faut envoyer un vaisseau de guerre à Plaisance plutôt qu'à Québec. Utilisation de la flûte et de la frégate, proposées par le ministre aux marchands de Nantes et de Bayonne, pour protéger le commerce. Les vaisseaux flessingeois ont pris onze navires de Saint-Malo à Petit Nord. Projet d'attaque contre Forillon. Les Sauvages sont les plus mauvais soldats au monde. Armement de la Vénus, sous les ordres de La Ronde. Nombre de prises faites sur les Anglais. Saint-Jean demeure un refuge pour les Anglais des autres établissements. Quelques partis envoyés du côté de Bonavista et ailleurs. Les Anglais font la guerre proprement. Soldats et fortifications de Saint-Jean. L'arrivée de recrues et de prisonniers français a remis les compagnies en bon état. Les fonds qui restent, lorsque les compagnies ne sont pas complètes, sont honnêtement employés. Plaintes des soldats au sujet des comptes qui leur sont dus. Animosité de Lasson et Lafosse contre La Forest. Les ordonnances concernant les droits d'amirauté rebutent les corsaires et les rendent inactifs. Le fils Barat ne doit pas succéder maintenant à son père. Auger Dollabara et son équipage. Obliger les vaisseaux marchands à transporter des armes. Négligence des Basques à cet égard. Taxes imposées aux habitants pour payer les dépenses des courses et aux cabaretiers pour les dépenses de l'hôpital. Il recommande Ambroise Renoyer pour le poste de contrôleur de l'hôpital. Le récollet de Québec ne peut venir. Défense de Saint-Pierre. Retard dans l'extraction du porphyre à Saint-Pierre. Qualités de Sourdeval. Culture des terres et élevage des animaux. Le marais, situé entre le fort et le Gaillardin, est devenu un jardin très fertile. Concession accordée à L'Hermitte pour y établir une ménagerie. Lui refuser la permission d'établir une cantine dans le fort. Logement de Chacornacle occupé par Saint-Ovide. Défense de bâtir de nouvelles maisons pour les officiers. Les habitants se plaignent de n'avoir reçu aucune compensation pour les dépenses de la dernière campagne. Ne pas accorder de titres de seigneurie à Lafosse. Fortifications du Gaillardin. Il le remercie de la croix de Saint-Louis. Rousseau, Langlois. Le système par lequel les compagnies se remplaceraient à tour de rôle au Canada en Acadie et à Plaisance est impraticable. Réclamation exorbitante de Mlle Béreau de Monségur. Saint-Ovide, Villemarceau, Sainte-Marie et Dupin.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8170 Costebelle au ministre. Description de l'île de Terre-Neuve, par de Costebelle
8171 Costebelle au ministre. Hivernage de la Vénus à Plaisance. Elle pourra garder les côtes et libérer l'entrée de la baie de Plaisance. Pensens. Besoin de trois mulets.
8172 Costebelle au ministre. Projet d'attaque contre Saint-Jean et les autres établissements anglais. Nombre d'hommes sur lesquels il peut compter. Saint-Ovide commandera l'expédition. La Ronde. Ne pas brûler les habitations des ennemis. Des soldats d'Acadie passeront l'hiver à Plaisance. Les Écossais préparent un gros armement pour se rendre maîtres du pays.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8173 Costebelle au ministre. A son retour de Québec, l'Africain aurait pris la route des Antilles plutôt que celle de Plaisance. Pourquoi ne pas envoyer à Québec un vaisseau, aux frais des armateurs de l'Africain, pour y chercher de la pierre à chaux. Il demande la Vénus, pour le temps de la guerre. La Ronde Denys la commandera avec habileté. Pensens. L'expédition, commandée par Saint-Ovide, est retardée par le mauvais temps. Envoyer des vivres en surplus pour nourrir les prisonniers et les Sauvages. Le crédit.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8174 Costebelle à Saint-Ovide. Instructions concernant l'expédition contre Saint-Jean.
8175 Résumé et observations du bureau du ministre de la lettre du sieur de Costebelle.
8176 Durand La Garenne au ministre. Disette de vivres causée en partie par les succès des vaisseaux ennemis. Noms des cinq Flessingeois. Parce que les prisonniers consomment le peu de nourriture qui reste, Costebelle s'efforce d'en faire passer le plus possible en France. Vaisseaux, armes, et pierre à chaux demandés. Mort de Chacornacle. Bellestre est prisonnier des Anglais. Défection de Niel. Désertions. Appointements de La Vallière.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8177 Durand La Garenne au ministre. La Vénus et les soldats d'Acadie qui sont restés à Plaisance. Prises faites par La Ronde Denys. Violences commises par ce dernier contre Marchand. Marigny et L'Espinay. Droits d'amirauté.
8178 Durand La Garenne au ministre. Le départ des Flessingeois a permis à la Charente d'arriver en toute sécurité à Plaisance. Propositions du ministre aux marchands de leur confier une flûte et une frégate, pour faire la course et escorter les vaisseaux. Droits d'amirauté. Si les corsaires ennemis croisent sur les caps de Reze, Sainte-Marie et Chapeau Rouge, ils prendront presque tous les navires qui se dirigent vers Plaisance. Besoins de fusils, de matériaux et de troupes de la marine. Obliger les marchands à armer les 2/3 de leurs équipages. Remise d'un projet d'attaque fomenté par l'Angleterre contre les établissements français de Terre-Neuve. Prise de la Galère d'Amsterdam par Claverie. Lafosse se plaint de la saisie d'un bâtiment. L'Hermitte prétend avoir un droit de regard sur les fonds des fortifications. Les capitaines des compagnies répugnent à signer les rôles de leurs compagnies lorsqu'elles ne sont pas complètes. Sourdeval. L'Auvergne nommé greffier et notaire, vu l'inexpérience du jeune Barrat. Réclamations de Mlle Béreau de Monségur. Déserteurs criblés de dettes. Parce que les prisonniers coûtent trop cher d'entretien, on les envoie en France. Le vent et la mer ont emporté une partie des piquets du fort. La Loire est arrivée au Port Royal. Le Phénix est immobilisé par les glaces.<br>new<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8179 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Causes du manque de vivres: perte de douze navires et prisonniers français renvoyés de Saint-Jean à Plaisance.
8180 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. La bonne entente règne avec Costebelle. Faute d'armes, il n'a pu empêcher les ravages causés par les ennemis à Sainte-Marie et sur les îles Saint-Pierre. Nécessité d'avoir un vaisseau armé pour débloquer l'entrée de la baie de Plaisance. Costebelle a trouvé un marchand qui consent à payer les frais de l'équipage d'un tel vaisseau. La Vénus. Attaques projetées contre les ennemis et particulièrement contre Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8181 L'Hermitte au ministre. Renvoi des prisonniers en France. Les Anglais menacent d'affamer Plaisance par le blocus de la baie. Le Sage Salomon. Il faudrait avoir des vivres pour un an d'avance. Trois déserteurs. Fortifications. Chacornacle est mort, mais Rousseau est sain et sauf.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8182 Costebelle. Rôle des tailleurs de pierre et maçons qui sont restés pour travailler à Plaisance.
8183 L'Hermitte au ministre. Plan du fort. Maçons, manoeuvres et chaux transportés par les vaisseaux marchands. Il veut établir une cantine, pour éliminer le grand nombre de cabarets qui causent des désordres chez les habitants et les soldats. Ces derniers sont mal logés. La proposition d'établir la garnison sur le Gaillardin n'est pas bonne. La reine d'Angleterre aurait donné ce pays aux Écossais, qui doivent s'en emparer avec l'aide des Flessingeois. Si les corsaires ennemis revenaient un mois plus tôt l'an prochain, ils affameraient la colonie à tel point qu'elle devrait capituler. Manque d'armes. Le crédit accordé par les cabarets a été une des causes de désertions. Projet de Saint-Ovide contre Saint-Jean. Il demande un brevet de concession pour sa ménagerie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8184 Procès-verbal d'embarquement. État des dépenses que le roi entend faire à Plaisance.
8185 Costebelle. État des dépenses et des recettes pour l'hôpital en 1707 et 1708.
8186 Résumé d'un mémoire des négociants qui vont à la pêche à Plaisance. Abolir les droits d'un quintal de morue pour l'hôpital et des cinq barriques de sel. Le gouverneur les empêche de retourner en France quand bon leur semble.
8187 Résumé d'une lettre de Massiot. Doit-il obliger les vaisseaux de La Rochelle, qui vont à Plaisance pour autre chose que la pêche, à y porter cinq barriques de sel.
8188 Résumé d'une lettre de Lusançay. Difficulté d'engager des ouvriers. Les marchands de Nantes ne veulent pas donner plus que deux barriques de sel par chaloupe. Ils embarqueront volontiers chacun un tonneau de chaux. Ils hésitent à porter du secours aux habitants et à entretenir la garnison, même si le roi leur offre une flûte et une frégate. Un marchand a offert d'envoyer à Plaisance une flûte du roi et d'en entretenir l'équipage.
8189 Résumé d'une lettre de Montaudoin. Aucun tailleur de pierre ne veut s'embarquer pour Plaisance. Impossibilité de fournir cinq barriques de sel.
8190 Résumé d'une lettre de Lempereur. Il a averti les propriétaires des vaisseaux de Saint-Malo d'embarquer chacun un ouvrier, de la chaux ou de la pierre à chaux.
8191 Résumé d'une lettre de Noël. Impossibilité pour les marchands de Granville de transporter la quantité de sel exigée par le roi. Difficulté de trouver des tailleurs de pierre.
8192 Résumé d'une lettre de La Salle, aide-major. Il apporte les paquets de la colonie de Plaisance.
8193 Anonyme. Rapport sur l'expédition de Saint-Ovide contre Saint-Jean.
8194 Costebelle au ministre. Paiement de la barque l'Aventurière achetée de M. Genier. Mission de Sourdeval auprès du ministre.
8195 Costebelle au ministre. Relation de la prise de Saint-Jean par Saint-Ovide et ses hommes. Il faudra détruire les forts de Saint-Jean à la fin de mars, car on n'a pas assez d'hommes pour les conserver. Destination des prisonniers. Distribution du butin. Pour chasser les Anglais de Terre-Neuve, on aura besoin d'une escadre. Il demande deux autres compagnies, pour paralyser complètement les efforts des Anglais. Ne pas compter sur la résistance et la fermeté des matelots et des pêcheurs. Recommandations en faveur de Sourdeval, Sainte-Marie, Amariton et Dupin. Villemarceau veut passer en France. Canonniers et bombardier demandés. Ce qui milite en faveur de la conservation ou de la démolition prochaine des forts de Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8196 Acte à l'égard des otages donnés pour le contingent des rançons des habitants.
8197 Ordonnance de Costebelle à l'égard des procédures des intéressés particuliers.
8198 Costebelle au ministre. Le ministre a finalement remis à La Rochalard la décision de détruire ou de conserver les forts de Saint-Jean, mais les premiers ordres du ministre de détruire les forts avaient déjà été exécutés. L'arrivée du Fidèle et du Rusland rendra inutiles les efforts des ennemis. État des fortifications, de l'artillerie et des troupes. Missions de La Vallière à Saint-Jean et ailleurs pour espionner les ennemis. Recommandation en faveur de cet officier. Les prisonniers anglais ont été conduits à Québec sur l'Hirondelle, commandée par La Ronde, et sur la Minerve, commandée par Bourdon. Menace de disette de vivres, car on n'en a pas reçus d'Europe. Il est satisfait du nombre de soldats envoyés à Plaisance. La Vénus et le Rusland. Conduite de La Ronde. Pour achever les fortifications au plus tôt, il faut y laisser les troupes d'augmentation venues à Plaisance. Il consultera toujours La Rochalard, qui possède une vaste expérience militaire.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8199 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Arrivée d'un nouveau gouverneur à Saint-Jean. L'abandon de Saint-Jean a été une erreur coûteuse, puisque La Vallière a pu voir 30 ou 35 vaisseaux ennemis, qui y sont retournés, ainsi qu'à Forillon et dans la baie de la Trinité. Mauvais présage: les bâtiments envoyés au Canada ne sont pas encore revenus. Projet d'attaque contre les vaisseaux de Saint-Jean et de Forillon.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8200 Costebelle au ministre. Escadre partie de Boston pour conquérir Québec, l'Acadie et Plaisance. Menace de famine générale, car on n'a rien reçu d'Europe et les navires partis pour Québec ne sont pas revenus. Pour chasser des corsaires ennemis dans les baies de Fortune et des Esperes, il a armé la Vénus et un brigantin. Il ne prévoit pas d'attaque contre Plaisance au cours de l'hiver. Aucun marchand n'a fait d'offre pour le fret de la Vénus et du Rusland. Pas d'accord intervenu sur l'échange des prisonniers. Il a suffisamment de farine pour l'entretien des troupes jusqu'au printemps. Il ne peut se départir d'une partie de ses troupes, sans risquer la ruine de la colonie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8201 Costebelle au ministre. Départ du Fidèle. Préparatifs militaires. Faute de pain, les habitants sont forcés de renvoyer tous leurs pêcheurs en France. Il a donc dû conserver les quatre compagnies des troupes auxiliaires de la marine. À part la farine, tout manque pour la subsistance des troupes. La Loire. Depuis sa nomination au poste de gouverneur, il n'a pas reçu un sou pour subvenir aux dépenses des fortifications et aux dépenses extraordinaires. Retenir l'ingénieur anglais M. de Veynes (de Vaine). Imposition d'une taxe pour payer les courses et les découvertes. S'il avait pu découvrir les projets des ennemis, il aurait fait prendre tous les vaisseaux anglais qui pêchaient à Saint-Jean, Forillon, etc. Disposition des nouvelles fortifications, grâce au zèle de L'Hermitte. Il faudrait hâter le départ des vaisseaux marchands pour Plaisance, tout en les obligeant à transporter des vivres. Marché conclu avec Genier pour le fret de la Vénus et du Rusland. Il propose la Vénus pour la course et la chasse aux corsaires. Risque d'attaque contre Plaisance, l'été prochain. La reine d'Angleterre veut affermir son autorité sur les colonies américaines. La famine qui sévit nécessite de prompts secours. Recommandation en faveur de Villemarceau, Sainte-Marie et La Vallière. Les officiers des compagnies auxiliaires trouvent ce pays fort dur. La Vénus et le brigantin, qui ont croisé sur le Cap Sainte-Marie et les îles Saint-Pierre, n'ont pas rapporté de prises. Projet d'attaque contre Plaisance. Moody doit fortifier Forillon. Préciser dans un règlement les pouvoirs du gouverneur et des officiers des vaisseaux du roi sur les vaisseaux marchands et leurs équipages.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8202 Costebelle au ministre. La Minette et l'Hirondelle sont de retour de Québec, chargées de vivres. Nouvelles du Canada. Thomas Louyd, gouverneur de Saint-Jean, est embarqué sur la Minette, pour repasser en France. Il attend toujours la Loire. Dénuement des soldats. Retour à Plaisance de prisonniers français. Justification de la conduite de La Ronde.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8203 Costebelle au ministre. Il a dû garder à Plaisance les quatre compagnies des troupes de la marine. Pourquoi ne pas les constituer en compagnies permanentes pour Plaisance. Problèmes de préséance entre les officiers des anciennes compagnies et ceux des nouvelles. Corvées imposées aux marchands pour le chauffage des soldats. Il a créé six aides canonniers. Zèle et assiduité des habitants et des équipages qui ont travaillé aux fortifications. Il a vidé sa bourse et épuisé tout son crédit pour nourrir les affamés, les prisonniers de guerre et les troupes. Ne pas cesser d'ordonner aux marchands de transporter des maçons, des tailleurs de pierre, de la chaux, etc. Il demande un congé pour passer en France ou la nomination au poste de gouverneur d'Acadie si Subercase abandonne cette place. Saint-Ovide de Brouillan recommandé au poste de gouverneur de Terre-Neuve. Quatre ouvriers ont travaillé dans la carrière de porphyre située près des îles Saint-Pierre. Il espère que la Vénus sera renvoyée, pour chasser les corsaires. Qu'on établisse clairement l'autorité du gouverneur, afin que les officiers de la marine ne cherchent pas à empiéter sur elle. Le Fidèle et le Rusland n'ont transporté que de la farine et, par conséquent, on manque de légumes, de viande, de souliers, etc. L'eau du pays cause la dysenterie et le scorbut. Gotteville envoyé à la Martinique, pour y chercher de la mélasse et des sirops. La mission de Sourdeval n'a pas plu à la Cour.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8204 Costebelle au ministre. Rations imposées à la garnison. A la fin de janvier, il n'y aura plus de viande ni de légumes. Envoyer au plus tôt des vaisseaux marchands, pour ravitailler la colonie. Nécessité d'avoir au moins cinq compagnies à Plaisance.
8205 Costebelle au ministre. De retour des côtes anglaises, le nommé Préville a déclaré que la flotte ennemie était repartie pour l'Angleterre et que les habitants de Saint-Jean, laissés à eux-mêmes, avaient construit leurs propres fortifications. Il y a donc peu à craindre de l'ennemi. Bailly ne doit pas prendre la place réservée à La Vallière.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8206 La Ronde Denys au ministre. Réussite de l'expédition contre Saint-Jean. Si on veut bien accorder une frégate à Pensens, elle ira, avec la Vénus, désoler le commerce anglais de Terre-Neuve.
8207 La Ronde Denys au ministre. Son arrivée à Plaisance avec deux vaisseaux chargés de vivres. Il aura bientôt l'honneur de remettre au ministre les paquets du Canada.
8208 Déclarations de L'Hermitte et autres au sujet de deux soldats manquant dans la garnison.
8209 D.E. Renon au ministre. Il demande une compagnie et un enseigne de vaisseau en Acadie.
8210 Pelletier au ministre. Paiement d'un bâtiment acheté par Costebelle.
8211 Dupin au ministre. Il demande une compagnie.
8212 Durand La Garenne au ministre. Il approuve Costebelle d'avoir abandonné Saint-Jean. Sort réservé aux traîtres, La Violette, Daniel Roux et Julien Camer. Le gouverneur de Saint-Jean est parmi les prisonniers envoyés à Québec. La Gaillarde. Le Rusland n'a presque pas apporté de vivres. Menace de famine, s'il n'arrive pas de vaisseau du roi, car les marchands ne veulent plus fournir aux magasins du roi. Transport des marchandises, de l'artillerie et des munitions de Saint-Jean par la Vénus et d'autres vaisseaux. L'Hermitte a voulu s'opposer à ce que les ventes judiciaires soient faites par La Garenne. La Ronde et la prise du Lys. Disposition des batteries. Pourquoi Costebelle n'a-t-il pas envoyé à Québec le Rusland pour y chercher des vivres et des matériaux? Grâce à l'expérience de Fagouagne, le Vénus n'a pas subi de sérieux dommages. Mission de La Vallière à Béboul pour y découvrir si l'escadre ennemie s'en vient.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8213 Durand La Garenne au ministre. Relation de l'expédition de Saint-Ovide contre Saint-Jean. Comparaison avec l'expédition de Subercase en 1705. Apprenant qu'un navire était allé informer la reine d'Angleterre de la prise de Saint-Jean,Costebelle a donné l'ordre de détruire les forts de Saint-Jean. M. Veynes (de Vaine). Il demande des vaisseaux de guerre et deux compagnies de plus, car il s'attend à une riposte anglaise. On renverra en France les prisonniers anglais. Besoin de canonniers et de bombardiers. Mauvaise qualité des recrues. Distribution des prises de l'expédition de Saint-Jean. Accidents survenus à Defferand.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8214 Durand La Garenne au ministre. Le Fidèle, la Vénus et le Rusland partiront au milieu d'octobre. Disette générale. Selon les prisonniers, on prépare à Boston un armement considérable pour attaquer le Canada. Ils sont inquiets de ne point voir arriver de vaisseaux de France, car la colonie manque de tout. Prises faites par la Gaillarde et par un corsaire anglais.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8215 Durand La Garenne au ministre. Disette de vivres. Costebelle a gardé à Plaisance les 200 hommes des troupes de la marine. Dénuement des troupes. Vivres apportés par La Rochalard. La Vénus pourrait apporter des secours à Plaisance. Obliger les navires marchands à transporter des vivres. Villemarceau renseignera le ministre sur les besoins de la colonie. Échange de prisonniers. Daniel Roux, accusé de traîtrise. Retenir en France l'ingénieur Veynes et le commandant de Saint-Jean. Fortifications. Trois déserteurs. Soldats renvoyés en Acadie, sous la conduite de Renon. Bravoure de Joannès. La Fosse le persécute.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8216 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Relation de la prise de Saint-Jean. Bravoure des officiers. Il veut savoir les intentions du roi sur la conservation ou l'abandon de Saint-Jean. État précaire de sa position avec 800 prisonniers sur les bras. L'unique moyen d'empêcher les Anglais de reprendre Saint-Jean, en avril prochain, est d'envoyer deux frégates de 40 canons. Pensens. Des marchands lui ont offert beaucoup d'argent pour qu'il ne détruise pas Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Saint-Jean
8217 Résumé d'une lettre du sieur de Costebelle.
8218 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Il a exécuté les ordres de brûler les habitations de Saint-Jean, même s'il croyait préférable de conserver cette place. Les accusations d'indiscipline portées contre les soldats sont mal fondées. La rançon. Il a suggéré à Costebelle d'envoyer le Rusland à Québec, pour y chercher des matériaux. La croix de Saint-Louis.
8219 Résumé d'une lettre de L'Hermitte au ministre. Fortifications. Les ennemis ne pourraient jamais rester dans la rade. Il n'y a que des forces supérieures par terre qui soient à craindre. On a eu raison d'abandonner Saint-Jean. Pas de travaux de maçonnerie. Capacité d'armer 3,000 hommes.
8220 Résumé d'une lettre du sieur Durand La Garenne.
8221 Résumé d'une lettre de Pensens. Il veut repasser en France.
8222 Résumé d'une lettre de Renon. Il veut repasser en France.
8223 Résumé d'une lettre de Du Rivau. Parce qu'ils manquent de hardes et de vivres, les 200 soldats amenés à Plaisance demandent à repasser en France.
8224 Résumé des lettres de Plaisance
8225 Résumé d'une lettre du sieur de Costebelle.
8226 Résumé d'une lettre du sieur de Saint-Ovide.
8227 Résumé d'une lettre de La Rochalard. Il est resté à Plaisance, en prévision d'une attaque des Anglais. Il a armé la Vénus et un brigantin, pour chasser les corsaires.
8228 Résumé d'une lettre du sieur Durand La Garenne.
8229 Résumé et observations de lettres du sieur de Costebelle, datées des 14, 26 octobre, 7 et 8 novembre, 3 et 15 décembre.
8230 Résumé et observations d'une lettre du sieur Durand La Garenne.
8231 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide de Brouillan. Pourquoi Costebelle lui a-t-il défendu d'attaquer les bâtiments anglais, qui se trouvaient à Saint-Jean et à Forillon? Dénuement des soldats et des habitants. Il propose d'accorder un vaisseau de 40 canons à des particuliers qui se chargeront d'envoyer des secours à Plaisance. Pensens pourrait commander ce vaisseau. Il demande à quitter ce pays pour raison de santé et parce que Costebelle paraît mécontent de lui.
8232 Résumé de lettres de L'Hermitte, major, datées des 1er et 8 octobre et du 6 novembre. Il envoie un plan de Plaisance et une carte des environs. La mauvaise nourriture et la fatigue lui ont affaibli la vue. On aurait dû lui confier la vente des effets provenant de la prise de Saint-Jean. État des dépenses pour les travaux de la place. Misère des soldats et des habitants. Évasion de deux prisonniers. Trois déserteurs se seraient embarqués sur la Gaillarde. Construction de trois casernes pour y loger les troupes du détachement. Mauvais état des casernes. Les marchands n'ont pas apporté de vivres. Il se méfie de l'ingénieur anglais qui prend connaissance de tout. Il veut retourner en France après la guerre.
8233 Résumé d'une lettre de Gotteville de Belile, capitaine de Compagnie. Promotion demandée.
8234 Résumé des lettres de Rousseau de Villejoint, datées des 15 octobre et 1er décembre, capitaine de Compagnie. Misère extrême des soldats de sa compagnie.
8235 Résumé d'une lettre de Renon, lieutenant de Compagnie. Il demande une compagnie vacante et un congé pour passer en France.
8236 Résumé d'une lettre de La Salle, aide-major. Il veut une commission de capitaine.
8237 Résumé d'une lettre de La Vallière. Promotion demandée.
8238 Résumé d'une lettre de Defferand, enseigne de Compagnie à Plaisance. Promotion demandée.
8239 Résumé d'une lettre de Du Riveau, enseigne de Compagnie. Les 200 soldats envoyés de France sont dans une mauvaise situation.
8240 Résumé d'une lettre du Chevalier de Desrüe, garde de la Marine. Il demande une promotion et un congé pour la France.
8241 Résumé d'une lettre de La Fosse, cy-devant Commandant aux Iles Saint-Pierre et à présent habitant de Plaisance. Concussions de Costebelle et Durand, qui ont juré sa perte. Ils disposent des biens d'un chacun à leur volonté, lorsqu'ils en ont besoin pour leur commerce.
8242 Résumé d'une lettre de Courthiau, habitant de Plaisance. Lui accorder le greffe de Plaisance.
8243 Résumé d'une lettre de Viarieu, chirurgien-major à Plaisance. Demande à repasser en France.
8244 Résumé d'une lettre de Mlle Béreau de Monségur. Sollicite un brevet de concession.
8245 Résumé d'une lettre de La Rocque, inspecteur au Mont de Marsan. Durand a refusé de le payer. Il demande un brevet d'inspecteur.
8246 Résumé d'une lettre des négociants du pays de Labour. Ils accusent Costebelle de les exploiter à son profit personnel et menacent de ne plus envoyer de bateaux à la pêche.
8247 Résumé d'une lettre du sieur de Costebelle.
8248 Résumé d'une lettre du sieur Durand de La Garenne
8249 Résumé d'une lettre du sieur L'Hermitte, major.
8250 Résumé d'une lettre du sieur de Saint-Ovide
8251 Résumé de lettres du sieur de Costebelle, datées des 14, 26 octobre, 28 novembre, 3 et 15 décembre 1709.
8252 Résumé d'une lettre de La Boularderie. Le récompenser des services rendus par un brevet de lieutenant de vaisseau.
8253 Résumé d'une lettre de Saint-Martin. Il demande une compagnie en Acadie.
8254 État de l'artillerie et des munitions de guerre de Saint-Jean.
8255 Mémoire des négociants de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure concernant la découverte de l'île de Terre-Neuve et l'origine des pêcheries.
8256 Réflexions des habitants de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure. On ne retrouve pas au Labrador, à l'Ile Royale et au Canada, les mêmes conditions de pêche qu'à Plaisance. Il faudrait donc échanger l'Ile Royale contre Plaisance et ses environs. Raisons pour lesquelles les Anglais accepteraient probablement ce marché.<br>Lieu de rédaction : Saint-Jean-de-Luz
8257 Saint-Ovide au ministre. Prise de certains vaisseaux aux îles Saint-Pierre par des corsaires anglais. Projet d'attaque contre Forillon tombé à l'eau, par la mauvaise volonté des marchands. Des habitants ont pris une frégate de 30 canons dans la baie de la Trinité. On l'utilisera pour faire des prises.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8258 Costebelle au ministre. Prévoyant une attaque des Anglais, il a conservé à Plaisance les 200 soldats des compagnies de la marine, mais les troupes ont failli mourir de faim. L'arrivée de quelques vaisseaux marchands les a sauvés du désastre. On n'a pas encore eu de nouvelles des secours qui doivent venir de France. Situation difficile dans laquelle il se trouve. Il a envoyé en France sur le Saint-Jean trois compagnies de la marine et a retenu celle de Gotteville. Misère des soldats privés de vivres et d'habits. L'Assomption est à Plaisance, de retour des mers du sud. Rapport de La Vallière sur le nombre de bateaux anglais qui sont à Terre-Neuve. Pillage des Anglais au cap Sainte-Marie. Rumeur d'une attaque projetée contre Plaisance par une escadre de huit vaisseaux de guerre. Réussite de l'expédition commandée par Bellestre à la baie de la Trinité. Les armateurs de Saint-Malo qui vont à la pêche aux îles Saint-Pierre et à la côte du Chapeau Rouge risquent d'être punis de leur désobéissance par l'ennemi.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8259 Résumé d'une lettre de Costebelle. Pillage des îles Saint-Pierre. La nouvelle de l'arrivée à Boston de 2,000 soldats était fausse. Le parti, commandé par Gaspard Bertrand, a pris un navire de 30 canons à l'île de Carbonnière. Bertrand a été tué et Daccarette a dû le remplacer. Capture du Pontchartrain. L'Africain. Le navire de 30 canons fera des courses sur les côtes de Virginie et de Caroline. Il a proposé au commandant de Saint-Jean un échange d'officiers. La mauvaise volonté des marchands l'a empêché de réaliser un projet d'attaque contre Forillon.
8260 Costebelle au ministre. N'ayant reçu aucun fonds en 1709 et 1710, il a dû employer sa bourse et son crédit pour empêcher les soldats de mourir de faim et de froid. Insubordination des soldats des compagnies de la marine et des capitaines marchands. Bezin n'a pas voulu transporter en France deux prisonniers anglais. Ravages causés par les corsaires ennemis. Gotteville-Belle-Isle. La Valeur devrait être renvoyée à Plaisance, après son voyage en Europe. Recrues demandées. Arrêt des travaux des fortifications. Il a reçu un brevet de concession pour la presqu'île de la Pointe Verte. La rigueur des hivers nuit à la fertilité du sol. Porphyre des Iles Saint-Pierre. Les taxes. Il demande une compagnie vacante pour Sainte-Marie. Problème des dédommagements, si l'évacuation de Terre-Neuve a lieu. La Forêt. Il demande un congé, pour repasser en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8261 Costebelle au ministre. Pillage des Iles Saint-Pierre. L'Embuscade et le Henri. Avant d'avoir reçu la farine et les légumes du Canada, il a dû acheter des vivres à des prix exorbitants. Disette générale. Des prisonniers anglais prétendent qu'il y a une grosse escadre à Boston qui se prépare à attaquer Québec, Port-Royal et Plaisance. Départ des navires marchands. Expédition envoyée à Carbonnière et à la baie de la Trinité. Échec de son projet d'attaque contre Forillon. Capture de la Valeur, du Pontchartrain et du Trident. Il a l'intention d'armer la Valeur pour la course sur les côtes de Virginie et de Caroline et d'y embarquer la compagnie de Gotteville-Belle-Isle.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8262 Costebelle au ministre. Arrivée de la Loire. La capitulation de Port-Royal a été cause du départ précipité de ce vaisseau.
8263 Costebelle au ministre. Avant l'arrivée de la Loire, les soldats risquaient de mourir de froid. Accusations injustes portées contre lui. Il n'a pas envoyé le Fidèle, la Gaillarde et la Vénus attaquer Saint-Jean et Forillon, parce qu'il s'attendait à une attaque contre Plaisance. Il n'a pas négligé les fortifications, en employant les ouvriers aux maisons des officiers et des habitants. Faute d'argent et d'ouvriers, on n'a pu continuer les fortifications en 1709. Plaintes des marchands au sujet des corvées qu'il leur a imposées. Le brigantin, commandé par Gotteville, à destination des Antilles. Raisons pour lesquelles il n'a pu envoyer détruire les établissements anglais. Mauvaise volonté des capitaines marchands. Distribution des sommes tirées de la vente des effets pris à Saint-Jean et des rançons exigées des habitants de cette place. Dispute entre Lhermitte et Durand au sujet de la vente du butin. Daniel Roux. Retour en France des compagnies de la marine à bord du Saint-Jean. La Valeur. Il demande deux compagnies d'Acadie, celles de La Ronde Denys et de Gannes. Saint-Ovide, commandant de la Valeur, sera bien secondé par Gotteville-Belle-Isle. Si la Vénus revient en France, il propose de l'armer pour la course à Terre-Neuve, sous le commandement de Marigny. Secours donnés aux Bostonnais par la reine d'Angleterre. Malversations d'un marchand de Boston, nommé Keen, chargé de retirer les rançons exigées des habitants de Saint-Jean. Mauvais traitements infligés aux prisonniers français. Mission de La Ronde Denys à Boston, pour proposer la cessation des hostilités, en persuadant les colonies anglaises, qu'après la conquête du Canada, l'Angleterre les dépouillerait de leurs libertés. Les officiers de la garnison n'ont rien reçu depuis plus de deux ans. Farine de Pacaud abandonnée à la baie Verte, par suite de la prise de Port-Royal. Antoine Paris est allé la chercher. Il est à craindre que des bateaux transportant des vivres du Canada n'aient péri par les vents violents. Son congé.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8264 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Si, en 1709, les secours de Québec étaient arrivés huit jours plus tard, la moitié des habitants et de la garnison seraient morts de faim. Nombre de vaisseaux ennemis à Saint-Jean et ailleurs. Il demande un congé pour repasser en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8265 Durand La Garenne au ministre. Un maître de prise, nommé Rodrigue, qui avait rencontré l'escadre de guerre des Anglais, aurait envoyé une chaloupe avertir Subercase. Arrivée de la Loire. Capitulation de Port-Royal.
8266 Durand La Garenne au ministre. Le fils de Barat n'a pas l'expérience requise pour être notaire et greffier de Plaisance. Basset refuse de travailler au greffe, sous la direction de la veuve Barat. Trois compagnies de la marine embarquées sur le Saint-Jean pour repasser en France. Les soldats ont manqué de vivres et vécu dans la misère, l'hiver dernier. On n'a reçu qu'une partie des vivres du Canada. 21 recrues. Daniel Roux. Mutineries des soldats qui réclament des hardes. Mécontentement des officiers qui n'ont pas été payés. Il va tâcher de les payer en vivres et en vêtements. Prétention mal fondée de Lhermitte, qui n'a pas les pouvoirs de vendre les effets des ennemis. Fontanieu.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8267 Costebelle au ministre. On n'a reçu qu'une partie des vivres du Canada, parce que certains bâtiments, qui les transportaient, ont fait naufrage. Il a envoyé des espions pour connaître la force des ennemis et leurs projets. Il attend avec impatience les deux compagnies d'infanterie, qui servaient en Acadie. La Valeur, commandée par Saint-Ovide, n'a pas suivi la destination qu'il lui avait assignée. Mission de La Ronde Denys à Boston.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8268 Durand La Garenne au ministre. Selon un capitaine anglais, les ennemis sepréparent à attaquer le Canada avec une très grosse escadre venue d'Angleterre. Naufrage ou prise de navires venus de Québec ravitailler la colonie. On tâche de sauver une partie de ces cargaisons. Le Sainte-Anne. La Concorde. La pêche est très mauvaise cette année. Le Saint-Jean. Les Sauvages d'Acadie ont pris quelques bâtiments anglais. Silvain a distribué du blé à des Sauvages, qui mouraient de faim dans le port de Pobomeskou.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8269 Costebelle au ministre. Renvoi de prisonniers français en France. Les corsaires anglais croisent impunément à l'ouest de la baie de Plaisance. Trois barques du Canada ont apporté de la farine et des biscuits. Lettre informant Vaudreuil du gros armement qui se prépare en Angleterre. Mission de Rouville à Boston pour reconduire un envoyé anglais, qui était venu proposer un échange de prisonniers. Selon Rouville, les troubles survenus en Angleterre mettront peut-être fin aux projets de conquête du Canada. Fortifications à Québec et à Plaisance. Nécessité d'avoir deux des compagnies d'infanterie qui servaient en Acadie. Retour d'un gouverneur à Saint-Jean. Les forces anglaises de Port-Royal sont en mauvaise posture. La pêche à la morue est mauvaise cette année. Selon un corsaire français et un prisonnier anglais, une grosse escadre commandée par Nicholson irait sous peu attaquer Québec. Il a renseigné Vaudreuil sur les mouvements des ennemis. Vaudreuil aurait envoyé un détachement, commandé par M. de Montigny, pour s'emparer de Port-Royal, avec l'aide des Acadiens et des Sauvages. Les prisonniers français arrivés de Saint-Jean confirment les préparatifs de guerre des Anglais. Gaulin lui a demandé des officiers et un détachement, mais il ne peut les lui fournir.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8270 Costebelle au ministre. Renvoi de prisonniers français en France. Les corsaires anglais croisent impunément à l'ouest de la baie de Plaisance. Trois barques du Canada ont apporté de la farine et des biscuits. Lettre informant Vaudreuil du gros armement qui se prépare en Angleterre. Mission de Rouville à Boston pour reconduire un envoyé anglais, qui était venu proposer un échange de prisonniers. Selon Rouville, les troubles survenus en Angleterre mettront peut-être fin aux projets de conquête du Canada. Fortifications à Québec et à Plaisance. Nécessité d'avoir deux des compagnies d'infanterie qui servaient en Acadie. Retour d'un gouverneur à Saint-Jean. Les forces anglaises de Port-Royal sont en mauvaise posture. La pêche à la morue est mauvaise cette année. Selon un corsaire français et un prisonnier anglais, une grosse escadre commandée par Nicholson irait sous peu attaquer Québec. Il a renseigné Vaudreuil sur les mouvements des ennemis. Vaudreuil aurait envoyé un détachement, commandé par M. de Montigny, pour s'emparer de Port-Royal, avec l'aide des Acadiens et des Sauvages. Les prisonniers français arrivés de Saint-Jean confirment les préparatifs de guerre des Anglais. Gaulin lui a demandé des officiers et un détachement, mais il ne peut les lui fournir.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8271 Durand La Garenne au ministre. Capture de la Thétis. Arrestation de La Ronde. Beaubassin. Le navire de Morpain, qui transportait des munitions données à Gaulin, a été pris par une frégate anglaise. Arrivée de Pontchartrain à Québec. Rouville aurait vu huit vaisseaux de guerre entre l'île Saint-Paul et le Cap-Breton. Fortifications à Québec. À Gaspé, l'escadre anglaise a brûlé des navires basques et emmené le capitaine Daccarette. Tout est à craindre pour le Héros. Les Anglais de Saint-Jean ont pris plusieurs bateaux français. La mauvaise pêche a ruiné et endetté les habitants. Le pays est entièrement dénué de vivres et de sel, car les corsaires ont pris presque tous les navires qui apportaient des secours dans ce pays. Les corvées imposées aux soldats pour quérir le bois de chauffage sont cause de désertions. Il y aurait avantage, après la paix, à quitter ce misérable pays et à établir les habitants et les soldats sur l'île du Cap-Breton ou en Acadie. Les commerçants de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz n'ont pas encore payé les frais d'entretien des maçons et des tailleurs de pierre.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8272 Durand La Garenne au ministre. Selon un maître de prises, les Anglais seraient partis de Boston au mois d'août, comptant bien se rendre maîtres de Québec. Port-Royal est mal défendu. Le Héros et le Vermandois auraient été pris. M. de Pobomeskou croit que les vents violents ont dû ruiner une grande partie de l'escadre anglaise.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8273 Costebelle au ministre. Blocus des vaisseaux anglais dans la baie de Plaisance, de juin à la fin de septembre. Il a dû négocier avec le commandant de Saint-Jean et de Forillon pour que, de part et d'autre, on laisse en paix les pêcheurs. Il faudra à l'avenir deux frégates de 40 canons pour protéger les pêcheurs, sinon ce sera la ruine de la colonie. Misère des troupes et des officiers. Les compagnies d'infanterie de Port-Royal ne sont pas encore arrivées. Les ennemis prennent environ le tiers des vaisseaux français qui vont à Plaisance. Ils dégoûteront bientôt les marchands français d'y venir et ce sera alors la ruine totale de la colonie française. La rareté et, par conséquent, la cherté des vivres et des marchandises ruinent les habitants qui s'endettent auprès des marchands. Il a défendu aux marchands de saisir les maisons, les magasins et les instruments de pêche des habitants. Les corsaires anglais ont réduit la colonie à la famine. La maladie des désertions est revenue. La plus dure corvée du soldat est d'aller chercher du bois de chauffage. Les officiers manquent de zèle et d'application, parce qu'ils n'ont pas été payés depuis longtemps. La misère rend les soldats mécontents. Il a engagé son crédit personnel pour l'entretien de la garnison. La Fosse est allé faire la course, malgré ses ordres. Les Anglais ont saisi des lettres écrites par Costebelle au ministre, dont l'une traitait de la mission de La Ronde à Boston. On est sans nouvelles de l'escadre anglaise. Mission de M. de Saint-Michel à Saint-Jean, pour ramener des prisonniers français et réclamer sa fille et sa belle-mère. Il demande les deux compagnies d'Acadie envoyées à Québec. Échec d'une tentative d'évasion de La Ronde à Boston. L'escadre ennemie était à Gaspé, à la fin d'août. Les gens vivent dans la crainte d'une attaque contre Plaisance. Obliger les vaisseaux marchands à transporter des vivres pour Plaisance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8274 Instructions de Costebelle à La Ronde envoyé en mission à Boston pour un traité d'échange de prisonniers de guerre. Il faudra exiger que les prisonniers français ne soient plus vendus aux marchands, pour la navigation de long cours. Paiements dus par Guillaume Kein au sujet de la rançon exigée des Anglais de Saint-Jean. Il réclamera le père Justinien. Il expliquera que la conquête du Canada entraînerait une perte d'autonomie pour les colonies américaines. Il proposera un traité de neutralité.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8275 Costebelle et Durand La Garenne. État des vaisseaux marchands venus pêcher à Plaisance en 1711.
8276 Costebelle au ministre. Du Chauffour croit que, si le fleuve Saint-Laurent a subi le même ouragan que la côte d'Acadie, l'escadre anglaise a sûrement fait naufrage. Le Héros et le Vermandois ont été pris à l'île Percée. Raisons pour lesquelles il a abandonné le projet d'attaque contre Saint-Jean. Faveurs demandées pour Morpain, Baptiste Genesy et Sainte-Marie. Nécessité d'augmenter les effectifs militaires. Il semble que les ennemis poursuivent leurs projets sur toute l'Amérique septentrionale.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8277 Instructions de Costebelle à Saint-Ovide de Brouillan, commandant de la Valeur, qui s'en va en course.
8278 Notes sur la carrière de porphyre située près des Iles Saint-Pierre. Mines de plomb du lac Champlain.
8279 Costebelle au ministre. La capitulation de Québec entraînerait la ruine de Plaisance si on ne reçoit pas des vivres et des troupes de France. Les officiers réclament des vivres. La Ronde n'est pas revenu de Boston. Lettres de change et rançons. Saint-Ovide a abusé de sa confiance.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8280 Costebelle au ministre. Les vents de la tempête ont décimé l'escadre anglaise. Les Anglais ne se sont pas montrés à Montréal ni à Québec. Il ne veut pas se départir des armes et des munitions destinées pour l'Acadie et que Vaudreuil réclame.
8281 Résumés de lettres de Plaisance, par M. De Costebelle.
8282 Résumés de lettres de Durand La Garenne au ministre.
8283 Résumé d'une lettre de L'Hermitte au ministre. Projets d'expédition contre Port-Royal. Sans le secours de trois barques venues de Québec, la famine aurait régné à Terre-Neuve. Faiblesse de la garnison. Désertions de 14 soldats. Ses appointements.
8284 Résumé d'une lettre de La Salle, aide-major. Il veut être déchargé de la pension de 200 livres accordée à sa mère.
8285 Résumé d'un mémoire des officiers de la garnison de Plaisance. Ils n'ont rien touché de leurs appointements depuis près de cinq ans et sont dans la misère. Ils demandent que leurs appointements soient convertis en vivres et envoyés au plus tôt.
8286 Résumé d'une lettre de Saint-Vincent, capitaine de l'Acadie. Lui payer les trois années d'appointements qui lui sont dus.
8287 Résumé d'une lettre de La Ronde Denys. Compte-rendu de sa mission à Boston. Prise du Neptune. Conseil de guerre tenu à Baie des Espagnols: Nicholson n'a pas suivi l'avis de l'amiral Ouaquis qui voulait aller attaquer Plaisance. Saisie de lettres écrites par Costebelle à la cour. Projet d'attaque contre Plaisanceau printemps prochain. Les officiers de Boston ont déclaré qu'ils ne songeraient plus à attaquer le Canada, si les Sauvages cessaient leurs cruautés.
8288 Résumé d'une lettre d'Amariton, lieutenant à Plaisance. Lui payer les 6,000 livres qui lui sont dues.
8289 Résumé d'une lettre de Sainte-Marie, lieutenant de Compagnie. Les soldats de la compagnie de Villemarceau sont mal vêtus et mal payés, ce qui cause les nombreuses désertions. Il demande la première compagnie vacante.
8290 Résumé d'une lettre de Saint-Michel, enseigne de la Compagnie de Ganne. Il veut recevoir ses appointements.
8291 Résumé d'une lettre de Rousseau de Souvigny, enseigne à Plaisance. Il demande son congé pour passer en France et une compagnie aux Antilles.
8292 Résumé d'une lettre de Bulon Desseran, enseigne à Plaisance. Biscuits que lui a laissés La Chapelle. Promotion.
8293 Résumé d'une lettre de Cahouet, habitant de Port Royal. Son fils et le nommé Halin ont été accusés faussement d'avoir excité les soldats à déserter. Ils doivent être pendus en Angleterre.
8294 Résumé d'une lettre de Mme de Sourdeval, veuve du sieur de Sourdeval, commandant aux Iles Saint-Pierre. Elle demande une pension et des brevets pour deux concessions.
8295 Résumé d'une lettre de Loppinot, procureur du roi. Il veut remplir à Plaisance l'emploi de procureur du roi qu'il occupait en Acadie. Il aimerait obtenir aussi la charge de greffier.
8296 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide. Il se dispose à retourner à Plaisance à la première occasion. Envoyer des vivres pour les officiers et la garnison. Faire passer à Plaisance les soldats qui restent des compagnies de La Ronde et de Saint-Vincent. Ne permettre qu'aux gens établis à Plaisance avec leur famille de vendre du vin et de l'eau-de-vie. Pensens et La Vallière.
8297 Résumé d'une lettre de Duvuner, capitaine. Il préfère servir à Plaisance plutôt qu'au Canada. Ses appointements.
8298 Résumé d'une lettre du sieur Dallare, lieutenant, de Sainte-Marie. Il demande la compagnie de Villemarceau.
8299 Résumé d'une lettre de Degoutin. Promotion pour son fils.
8300 Costebelle au ministre. Misère des troupes et des officiers. Il a fermé l'hôpital. Arrestation et évasion de La Fosse. Selon des nouvelles en provenance de l'Europe, le traité de paix donnerait Plaisance aux Anglais. Il faudra alors que ces derniers dédommagent les Français de Terre-Neuve pour les maisons et les magasins qui leur appartiennent. Son congé.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8301 Costebelle au ministre. Plusieurs de vaisseaux marchands qui sont sortis du port de Plaisance, malgré les représentations de Costebelle, ont été capturés. Les capitaines et les armateurs de ces vaisseaux devraient défrayer les frais de voyage de leurs équipages renvoyés en France après leur libération. Suivant une clause du traité de paix, les derniers vaisseaux français capturés n'étaient pas de bonne prise.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8302 Costebelle. Rôle des vaisseaux marchands qui ont quitté prématurément le port de Plaisance.
8303 Costebelle au ministre. Grâce aux secours venus de Québec et à une prise faite par un corsaire de Porto-Rico, on ne manque pas de vivres. On est cependant à court de chaussures et de vêtements pour les soldats. Différend entre Durand et les officiers au sujet de la valeur des vivres qui seront fournis à ces derniers. Il demande les compagnies de La Ronde Denys et de Saint-Vincent. La Ronde Denys est un atout indispensable pour les courses sur mer. Saint-Michel. Morpain n'a pas reçu sa médaille d'or. Baptiste Genisy. Saint-Ovide et les lettres de change de la rançon de Saint-Jean. Amariton. Conformément aux ordres du ministre, il a envoyé à Vaudreuil une partie des armes et des munitions et enverra le reste l'an prochain. Désertions. Guillaume Duval. Il a dû fermer l'hôpital, qui n'arrivait pas à boucler son budget. Congé accordé à Rousseau de Souvigny. Plaintes injustifiées de Desseran contre Durand La Garenne. Brevets de concession demandés par Mme de Sourdeval. Provisions de notaire et de greffier accordées à Loppinot. Il n'y a pas d'officiers infirmes ou trop vieux dans la garnison. Il n'approuve pas l'idée de réserver aux anciens habitants le commerce des vins et de l'eau-de-vie au détail. Thomas Paris n'a rapporté de la Baie Verte que 48 barils de farine. Les cuirs de Québec ont été gâtés par l'eau salée. Moyen d'éviter aux soldats mal habillés la corvée du bois de chauffage pendant l'hiver. Le porphyre. Commission de capitaine d'infanterie pour Sainte-Marie. Pensens. Viarieu et Duclos. Le gouverneur de Saint-Jean, en accord avec les articles d'une cessation d'armes, a remis aux Français les navires capturés par les corsaires anglais. Il a plus de 60 prisonniers français sur les bras. La Vallière refuse de payer à Fleury le sel qui a été livré à Saint-Ovide. Il demande un congé pour repasser en France.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8304 Costebelle. État des vaisseaux marchands qui sont venus en pêche ou en troc à Plaisance.
8305 Costebelle. État des vaisseaux et barques partis de Québec et arrivés à Plaisance chargés de farine, de pois et de biscuits.
8306 Costebelle. État des bateaux armés en course arrivés à Plaisance des Iles de l'Amérique méridionale.
8307 Costebelle au ministre. Par crainte des corsaires anglais, les vaisseaux marchands ne viennent plus aussi nombreux. Cherté du sel. La famine aurait été générale si les barques du Canada n'étaient pas venues. Les corsaires anglais bouchent l'entrée de la baie de Plaisance. Quatre frégates anglaises sont aux Iles Saint-Pierre. Échange de prisonniers. Vivres demandés à Québec. La Ronde Denys est de retour à Plaisance. Sa mission n'a pas réussi parce que l'escadre anglaise était à Boston. Les gens de la Nouvelle-Angleterre sont prêts à faire la paix, si les Français et les Sauvages ne commettent plus d'actes d'hostilité contre eux. Perfidie du capitaine Monnier, qui aurait remis aux Anglais les lettres de Costebelle à la cour et les instructions données à La Ronde. Monnier a aussi fraudé Mme de Sourdeval. Il a envoyé un parti de 50 hommes à Saint-Jean pour brûler une frégate et un brigantin qui allaient croiser à l'entrée de la rivière de Québec au printemps. Trahison de La Fosse.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8308 Costebelle au ministre. Baptiste Maisonnat l'a renseigné sur l'île du Cap-Breton. Le Havre-à-l'Anglais serait le lieu le plus convenable pour se fortifier sur l'île du Cap-Breton. Les jeunes Acadiens s'établiront à l'Ile Royale et plusieurs deviendront de bons ouvriers qui sauront utiliser les bois, le plâtre et la pierre du pays. Inventaire des ressources naturelles du Cap-Breton. Sans minimiser les aptitudes de Lhermitte, on peut confier à Beaucourt la tâche de jeter les fondements des fortifications de l'Ile Royale. Il propose la levée, à tous les trois ans, de jeunes gens enrôlés comme soldats et engagés par les habitants. Pour éviter le froid et la faim aux habitants transférés de Plaisance à l'Ile Royale, il faudra obliger les navires marchands à transporter des vivres, du sel et autres nécessités. Le roi devra de plus envoyer quelques vaisseaux chargés de ravitailler la colonie. Établir les Sauvages du côté de Canso et leur continuer les dons gratuits.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8309 Costebelle au ministre. Arrivée à Plaisance du vaisseau du roi commandé par Brouillan. Convocation d'une assemblée générale pour connaître l'opinion des gens du pays sur le transfert à l'Ile Royale. Une grosse flûte pourrait apporter des vivres et des agrès de pêche et transporter les chaloupes des habitants d'un lieu à l'autre. La pêche a été médiocre cette année. Irrésolution des habitants, qui croient pouvoir rester à Plaisance avec les Anglais. Il a demandé à Bégon d'envoyer des ouvriers à Lhermitte qui commande à l'île du Cap-Breton. Ce pourquoi il a changé la destination du Samslack. Pensens, à bord du Vermandois, va porter les paquets de la cour à Vaudreuil et Bégon. Les vents retardent le départ du Samslack.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8310 Proclamation de Costebelle aux Français de Terre-Neuve. Il leur annonce la cession de Terre-Neuve et le transfert des colons français à l'Ile Royale.
8311 Costebelle au ministre. Il partage l'opinion de Lhermitte à l'effet qu'il faut établir le siège du gouvernement à la baie Sainte-Anne plutôt qu'au Havre-à-l'Anglais. Avantages et désavantages du nouveau port situé à l'île du passage de Canso. Il expédiera des vivres à Lhermitte et à son détachement, qui manquent de tout. Partage des terres.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8312 Extrait d'une lettre de Saint-Ovide de Brouillan à Costebelle. Arrivée de Rouville à bord de l'Amitié. Recherche de nouveaux ports.
8313 Extrait d'une lettre de Lhermitte, major et ingénieur, à Costebelle. Avantages et inconvénients du Havre-à-l'Anglais et du havre de la baie Sainte-Anne. Degène et Baptiste lui ont parlé d'un havre près du passage de Canso. Manque de vivres.
8314 Extrait d'une lettre de Lhermitte à Costebelle. Lettres de la cour envoyées à M. Gaulin et au père Félix. Visite des ports.
8315 Extrait d'une lettre reçue du Havre-à-l'Anglais de La Ronde Denys, capitaine d'infanterie, par de Costebelle. Le port de la baie Sainte-Anne est de beaucoup supérieur au Havre-à-l'Anglais.
8316 Extrait d'une lettre de M. Gaulin, prêtre missionnaire, à Costebelle. Il va inciter les Acadiens à s'établir dans l'île du Cap-Breton, mais il sera difficile de les y persuader car les Anglais promettent de bien les traiter.
8317 Le père Félix à Costebelle. Il a lu la lettre de Costebelle aux Acadiens. Ces derniers ne veulent pas s'exposer à mourir de faim en quittant des terres cultivées pour des terres non défrichées. Ils s'engagent à ne pas prêter serment de fidélité à la reine d'Angleterre. L'île du Cap-Breton n'a pas suffisamment deprés pour nourrir les bestiaux. Les Sauvages jurent fidélité à la France, mais ne veulent pas quitter l'Acadie.<br>Lieu de rédaction : Les Mines
8318 Costebelle au ministre. Il a décidé d'établir le siège du gouvernement dans la baie Sainte-Anne. Il faut diversifier l'économie et former des pêcheurs, des cultivateurs, des charpentiers, etc. Le pays pourra alors se soutenir par lui-même. Avantages stratégiques de la baie Sainte-Anne. Les Français ont beaucoup gagné en cédant Terre-Neuve aux Anglais. Fortifier la baie Sainte-Anne, le Havre-à-l'Anglais et la petite île du passage de Canso. Manque de vivres et de vêtements pour la garnison.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8319 Lettre du roi à Costebelle, gouverneur à Plaisance. Il a remis au printemps le transfert des Français de Terre-Neuve à l'Ile Royale. Instructions sur la cession de Terre-Neuve aux Anglais.
8320 Lettre de Pontchartrain à Costebelle. Il lui envoie les ordres du roi sur la cession de Terre-Neuve.
8321 Mémoire sur l'évacuation de Plaisance. Raisons pour lesquelles le roi demande à la reine d'Angleterre de retarder l'évacuation de Plaisance. Modalités de cette évacuation.
8322 Durand la Garenne au ministre. Mécontentement du ministre à son sujet. Costebelle lui a donné un congé pour la France. Le Samslack n'est pas allé à Québec, mais on aurait pu l'employer pour transporter des habitants et des effets au Cap-Breton.
8323 Costebelle au ministre. Le Samslack, qui n'est pas de retour à Plaisance, est peut-être parti pour l'Europe. Il faudra diminuer le nombre de cabarets, qui contribuent à corrompre la jeunesse. Ne pas tenir compte des appétits mais des besoins dans la distribution des graves. Pour attirer les Sauvages dans l'île du Cap-Breton et pour conserver leur alliance, on devra leur fournir des vivres, des munitions et beaucoup d'autres présents. Pour éviter que les missionnaires se servent des présents du roi pour faire le commerce des fourrures, il faudra confier au gouverneur le soin de distribuer ces présents aux Sauvages. Besoin de recrues. La Forest remplacera Durand La Garenne, qui passe en France, pour aller débrouiller le chaos de ses affaires avec les trésoriers de la marine. Misère des officiers, qui veulent être payés en vivres. Il demande à repasser en France. Mme Massiot veut saisir ses appointements. Sainte-Marie.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8324 La Forest, écrivain du roi à Plaisance, au ministre. Achat de marchandises pour envoyer au Cap-Breton et pour nourrir les troupes l'hiver prochain. Poursuites judiciaires intentées par ses créanciers. Les officiers demandent leurs appointements en vivres, sans quoi ils ne pourront subsister.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8325 Costebelle au ministre. Il s'inquiète du fait que Saint-Ovide ne soit pasrevenu à Plaisance. Nicholson serait en route pour venir prendre possession des établissements français de Terre-Neuve. Un bateau anglais a vendu des vivres aux gens de Plaisance. Distribution des profits provenant d'une prise conduite dans ce port par le capitaine Chiron. Les marchands et les corsaires se plaignent de la retenue de 4 deniers par livre sur toutes les ventes, achats et adjudications publiques. Échantillons de porphyre envoyés en France. Misère des officiers. Il demande un congé pour passer en France. La Ronde Denys. Arrivée d'une frégate anglaise. Nonchalance de Durand La Garenne, qui n'a pas fini les comptes des consommations des magasins.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8326 Durand La Garenne au ministre. On n'attend plus le Samslack. Il compte partir pour la France sur un bateau anglais venu porter un paquet au colonel Moody.
8327 Costebelle au ministre. Pour s'attribuer tout le mérite des informations concernant le nouvel établissement, Saint-Ovide a décidé de repasser en France. La baie Sainte-Anne devrait être choisie comme siège du gouvernement. Il propose de distribuer les terres selon l'ancienneté et les mérites de chaque habitant. Les habitants ont déjà commencé à se disputer les terres. Réticence de Gaulin à envoyer ses ouailles au Cap-Breton. Ne pas dépenser d'argent pour le transfert des Acadiens à l'île du Cap-Breton, car seuls les mauvais sujets y viendront. Conserver l'amitié des Sauvages par des dons gratuits.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8328 Copies de deux lettres de change en faveur de M. de Costebelle, gouverneur de Plaisance. Elles concernent les dépenses encourues pour les fortifications du fort, datées du 14 novembre 1713. Note de Costebelle, non datée. Deux notes de l'Hermite sur les dépenses pour les années 1707-1712, datées du 19 février1717.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8329 Costebelle au ministre. Le colonel Moody et lui-même ont décidé de partager également les morues entre les bateaux français et anglais. Il a dû contraindre les habitants à accepter pour paiement des lettres de change tirées sur l'Angleterre. Entière évacuation de Plaisance projetée pour le lendemain. L'Africain.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8330 Saint-Ovide de Brouillan au ministre. Bourdon n'a pu s'embarquer sur le Héros. Rations des officiers.
8331 Arrêt du Conseil de la marine sur un mémoire de La Forest, écrivain du roi, qui supplie le Conseil de lui accorder un délai de 4 ans pour payer ses dettes.
8332 Arrêt du Conseil de la marine sur un mémoire de Duhalde, syndic, Général du pays de Labour à Bayonne. Paiement des tailleurs de pierre du pays de Labour et de la pierre de taille envoyés à Plaisance en 1709.
8333 Arrêt du Conseil de la marine sur un mémoire de Saint-Martin. Il demande au Conseil de le dédommager de ses pertes.
8334 Arrêt du Conseil de la marine sur un mémoire de Basset, greffier à Plaisance. On lui accorde une gratification de 100 livres.
8335 Mémoire sur une colonie formée par des brigands français vers le Cap de Raz.
8336 Résumés de lettres sur les affaires de Plaisance, par M. De Costebelle, Durand de La Garenne, Dame de Moreau et sieur de Sainte-Marie, provincial des Récollets.
8337 Fleuriau, maître des requêtes et directeur du personnel, à Gales, conseiller d'État et directeur des colonies...B950:Tirés d'un mémoire soumis le 21 octobre 1847 par Jehemme, capitaine de laBoussole, extraits sur 1) l'économie des Iles Rouge et de Cod-Roy, établissements de pêche français à Terre-Neuve; 2) l'obligation pour leur concessionnaire, la maison Campion et Théroulde, d'y maintenir un chirurgien; 3) le nombre de pêcheurs à Cod-Roy depuis le naufrage de la Clarisse en 1847; 4) une infraction aux traités: l'existence d'un village anglais à la baie de Saint-Georges; 5) sa population de Britanniques, de jacotards ou Acadiens, d'Amérindiens et de marins déserteurs; 6) leur occupation: la pêche du hareng et du saumon; 7) l'absence de fraude chez eux, après l'arrestation de Talbot par le commandant Fabvre en 1842;8) leurs bonnes moeurs manifestées au passage de l'abbé Cosson et 9) la contrebande aux Iles de la Madeleine, d'après les rapports de Rieux, capitaine de la Mouche, et Payen, capitaine de la Fauvette.<br>Lieu de rédaction : Paris
8338 Au ministre. La corvette de guerre anglaise [Arachné], dirigée par V.O. Fuglefield, a visité les Iles Saint-Pierre et Miquelon. Leur commandant en a informé par une lettre ci-jointe. La meilleure entente existe donc entre les autorités françaises et anglaises de Terre-Neuve.<br>Lieu de rédaction : Paris
8339 Penaud, contre amiral et directeur du cabinet, au conseiller d'État directeur des colonies. Ci-inclus un mémoire de Belvèze, capitaine de vaisseau et chef de la station navale française de Terre-Neuve.
8340 Le conseiller d'État directeur des colonies à Penaud. Il lui retourne le rapport de Belvèze.
8341 Le conseiller d'État directeur du personnel à Mestro, conseiller d'État et directeur des colonies. Le chef du Service de la marine à Saint-Servan a la pièce de Belvèze, précitée. Elle traite de Terre-Neuve, notamment de sa police, des négociations sur ses pêcheries et de son bourg de Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Paris
8342 Le chef du Service de la marine à Saint-Servan a parlé à Belvèze. Il suggérera au ministre de l'inviter à expliquer son compte rendu. Requérir cet écrit du cabinet.
8343 Le conseiller d'État directeur des colonies au contre amiral directeur du cabinet.
8344 En se repartageant avec Albion la jouissance de Terre-Neuve, faute de maintenir le statu quo, la France devrait ou céder Saint-Georges, ou renoncer au golfe Saint-Laurent. Choisir la première obligation conviendrait. Saint-Pierre et Miquelon gagneraient à exporter leur morue aux États-Unis, au Canada et en Nouvelle-Écosse. (Imprimé; Coupure d'un article du Mémorial bordelais).<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre et Miquelon
8345 Gervais, commandant de Saint-Pierre et Miquelon, au ministre. La frégate britannique Alarm, affectée à Terre-Neuve, fait relâche à Saint-Pierre. Ramsay, son maître, n'est pas hostile aux pêcheurs français qu'il surveille. Londres, croit-il, les laisserait importer leurs appâts des côtes terre-neuviennes anglaises, quoi qu'en disent les commerçants de Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8346 Au directeur du personnel et des mouvements de la flotte. Ci-joint la lettre précédente. Elle informe de l'escale de l'Alarm à Saint-Pierre et de la bienveillance de son commandant envers les Français.
8347 Le directeur des colonies. Il envoie un rapport sur les pêcheries terre-neuviennes françaises, rédigé par le lieutenant de vaisseau Gautier. Lui-même avait remis un autre document le 1er octobre 1846. Il y parlait des Anglais habitant impunément la baie de Saint-Georges. Leur nombre a crû depuis. La France devrait mieux défendre ses droits en Amérique. Gautier lui suggère de troquer son usufruit de Saint-Georges contre un permis de prendre des leurres au sud de Terre-Neuve. Échange bientôt nécessaire, si les Britanniques grèvent de douanes leurs ventes de capelan à Saint-Pierre.<br>Lieu de rédaction : Paris
8348 Le directeur des colonies à Layrle, directeur du personnel et des mouvements de la flotte. Ci-inclus des messages échangés entre les commandants de Saint-Pierre et de l'Helena, corvette protégeant la pêche anglaise à Terre-Neuve. Transmettre cette correspondance au ministre français des Affaires étrangères.<br>Lieu de rédaction : Paris
8349 La Gentille et le Vigilant sont relâchés. La Fauvette se trouve en service.
8350 Le ministre à Delagrange. Lui rappeler 1) d'écrire à Delécluze sur Saint-Georges et 2) le devoir, pour la firme Campion et Théroulde, de pourvoir Cod-Roy d'un chirurgien. Auparavant, se reporter à une lettre naguère expédiée au commandant de Saint-Pierre et Miquelon.
8351 Le ministre à Delagrange. Résumé d'un mémoire de Gautier sur les installations françaises à Terre-Neuve. Insistance sur l'occupation anglaise de Saint-Georges. Ne pas céder cette baie. Y maintenir le statu quo et obtenir pour les Français le droit d'acheter librement leurs appâts à Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Paris
8352 Fleuriau, directeur du personnel et des opérations maritimes. Dans ses ordres au capitaine du vaisseau Fabvre, chargé de négocier avec Londres un accord sur l'exploitation de Terre-Neuve, le ministre a souligné la nécessité pour la France de garder et Saint-Georges et son pouvoir d'importer des leurres de Saint-Jean sans payer de douanes. Ci-joint une pièce de Gautier écrite en 1846. Elle appuie la décision parisienne de n'abandonner ni Cod-Roy ni l'île Rouge. Ne céder Saint-Georges que si les pêcheurs de Saint-Pierre gardent leur droit d'acheter librement du hareng à Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Paris
8353 Galos au maître des requêtes directeur du personnel. Au début de 1846, les Terre-neuviens anglais ont perçu des douanes sur leurs exportations d'appâts à Miquelon, d'après Delécluze. Il n'échangerait pas Saint-Georges pour Belle-Ile. Idée inappréciable sans explications. Les fournir.<br>Lieu de rédaction : Paris
8354 Delécluze [au ministre]. Les empiétements anglais sur la rive terre-neuvienne ressemblent à ceux décrits dans le mémoire de Desrousseaux. A Saint-Jean, les Français n'achètent pas le hareng en franchise. Ils devraient se le procurer à Saint-Georges, port à ne pas troquer contre Belle-Ile dans les tractations en cours. (Extrait d'un rapport annuel du commandant de Saint-Pierre et Miquelon.) Couvrant la période de juillet 1845 à juillet 1846.
8355 Le maître des requêtes directeur du personnel à Galos. Delécluze traite des besoins en leurres de Saint-Pierre dans son mémoire annuel précité. Pareille pièce est parvenue au ministère des Affaires étrangères qui a subséquemment ouvert des pourparlers avec des délégués anglais à Paris. Ci-joint ses instructions à Fabvre, son mandataire aux tractations, pour l'heure suspendues. L'on y a réclamé le maintien du statu quo à Terre-Neuve, à quoi ont consenti les Britanniques.<br>Lieu de rédaction : Paris
8356 Documents, dépêches et notes. Penaud et Saint-Rémy en verseront une partie aux dossiers sur Cod-Roy et l'approvisionnement en capelan et hareng des Iles françaises du golfe Saint-Laurent.
8357 Notes anonymes sur l'utilisation anglaise de Port-à-Port et de la baie de Saint-Georges. Nul Français ne fréquente celle-ci, dépourvue de morue il est vrai. Il ne faut pas l'abandonner, car elle regorge de capelan. L'établissement anglais sur ses bords requerrait une constitution régulière.
8358 Le ministre au capitaine de corvette Fabvre. Directives pour négocier avec le commissaire britannique Perrier une entente franco-anglaise sur la pêche à Terre-Neuve.
8359 Delécluze au ministre. Ci-joint la première tranche d'un mémoire de Gautier sur Saint-Georges. Conserver ce lieu importe à la France. Ses pêcheurs y prennent le hareng qu'ils n'importent plus à Saint-Jean. Laisser à Gautier le commandement de la Gentille en 1847, afin qu'il achève son rapport.<br>Lieu de rédaction : Paris
8360 Vu la pénurie de morue et de capelan à Port-au-Port, les gens de Saint-Pierre et Miquelon n'y vont plus. On ne trouve là que des pêcheurs de Saint-Malo et des Iles Jersey et Guernesey. Ils pêchent le hareng. Pourquoi des Anglais surtout habitent Saint-Georges: dès 1817, outre Benoist, marié à une Indienne, y vivaient les Deny, les Penny, les Stuart et les Museroy; ils prenaient le saumon; sir Charles Hamilton a tenté de les éloigner par une proclamation en 1822; lui et ses successeurs n'ont rien fait depuis; avant Patrice, Bazoche excepté, n'ont guère plus agi les officiels français à Terre-Neuve; n'émigrent à Saint-Georges que des marins déserteurs et des Acadiens venus du Cap-Breton et du Nouveau-Brunswick; ils n'y pêchent que l'anguille et les Anglais le hareng; il n'y a plus de morue dans la baie et pour cela n'y vont plus les habitants des Iles françaises nord-américaines. Ils doivent néanmoins y conserver leurs droits. Car des douanes frappent leurs achats de hareng à Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Paris
8361 Fleuriau à Galos. Rapport du prince de Joinville ci-inclus. Il l'a adressé de Saint-Pierre à l'amiral Duperré le 29 août 1841. En envoyer l'original. Fleuriau en a passé un extrait à la Direction des colonies le 16 octobre 1843.
8362 Galos à Fleuriau. Ci-joint la pièce de Joinville susmentionnée. Elle concerne les pêcheries de Terre-Neuve.
8363 Galos à Fleuriau. Sur ces dernières, Fabvre et Perrier préparent un traité. Dès sa conclusion, en transmettre les termes au commandant de Saint-Pierre.
8364 Mémoire de Desrousseaux, commandant des Iles françaises du golfe Saint-Laurent, sur les Actes de son administration, au ministre. Source de frictions, les Anglais s'installent sur les rives françaises de Terre-Neuve, et sur ses côtes britanniques, les Français vont chercher bois et appâts à l'encontre des négociants de Saint-Jean, sinon de ses autorités; elles-mêmes s'entendent bien avec celles de Saint-Pierre et Miquelon; elles ont vite réclamé une indemnité à leur métropole pour la veuve de Baudouard, mort sur leur territoire en 1843; la même année, elles ont saisi 3 goélettes dans la baie du Désespoir et les ont rendues sans charger d'amendes à leurs propriétaires; des Anglais occupent Cod-Roy et la baie de Saint-Georges; on ne peut les expulser de ces lieux qu'il eût fallu concéder à de solides entreprises françaises; ainsi, Desrousseaux a loué Cod-Roy à Campion et Théroulde en 1842 et contre son ministère l'année suivante; depuis, il a affermé pour 5 ans la première place de Port-à-Port à la maison Havins de Saint-Malo; d'un tel bail, il attend l'approbation de Paris; ses mesures semblent freiner la croissance démographique étrangère sur le littoral terre-neuvien français.<br>Lieu de rédaction : Paris
8365 Desrousseaux, commandant des Iles françaises du golfe Saint-Laurent, au ministre. Sa correspondance l'atteste, il a toujours entretenu d'excellentes relations avec Sir John Harvey, gouverneur de Saint-Jean, et tâchera de les maintenir.
8366 Desrousseaux, commandant des Iles françaises du golfe Saint-Laurent, au ministre. Dans la baie du Désespoir en 1843, les Britanniques ont saisi 3 goélettes françaises dont l'auteur a requis la remise. Le gouverneur de Terre-Neuve l'a aussitôt commandée. Ci-joint sa lettre montrant son attitude bienveillante. Les 1er octobre et 17 novembre 1843, Desrousseaux a donné des ordres pour prévenir les conflits inter ethniques dans le golfe Saint-Laurent. Rappel de sa demande du grade d'enseigne de vaisseau pour Ledret.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre et Miquelon
8367 Préparer une note destinée à Morin. Y ajouter quoi dire de Ledret.
8368 Le maître des requêtes directeur des colonies à Fleuriau. La France fera respecter ses droits de pêche et interdira à ses sujets d'aller prendre du bois sur la rive anglaise terre-neuvienne. Ci-inclus une lettre écrite par Desrousseaux le 8 décembre 1843. Elle narre la prise de 3 goélettes françaises chargeant du bois dans la baie du Désespoir et leur restitution par sir John Harvey, choqué de leur infraction. Ledret, qui le mérite, a requis le grade d'enseigne de vaisseau. Qu'en pense le ministre?<br>Lieu de rédaction : Paris
8369 Au maître des requêtes directeur du personnel. Revenu de Saint-Pierre et Miquelon, Guichon de Grandpont a remis à la Direction des colonies des notes ci-jointes. Résumé de leur contenu: l'Angleterre projette l'érection d'un phare sur le mont Chapeau Rouge au sud-est de Terre-Neuve; en aviser le ministère des Affaires étrangères; lui rappeler aussi d'achever ses négociations sur la baie de Saint-Georges.<br>Lieu de rédaction : Paris
8370 Retourner les notes précitées à Fleuriau. La question des établissements anglais à Saint-Georges relève plus de la Direction du personnel que de celle des colonies.
8371 Grandpont. Si la France entend construire un phare à Terre-Neuve, Albion projette aussi d'en ériger un au faîte du mont dit le Chapeau Rouge. De pareille lumière anglaise, tous les navigateurs profiteraient. Le signaler au ministre des Affaires étrangères. Lui rappeler de poursuivre les pourparlers sur Saint-Georges. (Extrait).<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre et Miquelon
8372 Le maître des requêtes directeur des colonies à Fleuriau. La firme Campion et Théroulde souhaite conserver ses magasins à Terre-Neuve. Elle détenait une concession à Cod-Roy. Desrousseaux l'a maintenue pour l'année 1844. Sur ce geste litigieux, il sollicite l'avis du ministre, dans une missive ci-annexée. Y répondre. La désertion française de Port-à-Port et de Cod-Roy: envoyer des ordres la touchant.<br>Lieu de rédaction : Paris
8373 Le directeur a en mains le rapport de Joinville.
8374 Les Iles Saint-Pierre et Miquelon ont besoin d'un chirurgien. Le gouvernement anglais a pris des décisions sur la pêche à Terre-Neuve. De cette activité, elles compromettraient la prochaine saison, selon Fabvre. Le ministère des Affaires étrangères devrait agir. Sinon, Mestro demandera des directives au ministre. Il se procurera en outre le mémoire de Joinville et lira un texte de Fabvre sur les empiétements britanniques dans le golfe Saint-Laurent.
8375 Le maître des requêtes directeur des colonies à Fleuriau. Ci-joint une note où il a proposé au ministre de dissocier, pour mieux les régler, les questions d'Albeida et de Terre-Neuve. Sur les tractations touchant ce dernier lieu, le ministre a subséquemment émis des instructions. En entretenir le ministre des Affaires étrangères. Lui parler aussi d'Albeida.<br>Lieu de rédaction : Paris
8376 Vers décembre 1841, Joinville a envoyé de New York un rapport. Le réclamer: il traite des pêcheries terre-neuviennes.
8377 Joinville au maître des requêtes directeur du personnel. Lui communiquer le rapport précité.
8378 Roussin, ministre, à son collègue des Affaires étrangères. Un vaisseau de guerre anglais a défendu à des pêcheurs français de fréquenter Belle-Ile-du-Détroit. Contre ce geste, l'amiral Duperré a suggéré que proteste la France, en rappelant ses droits et sa tolérance des Anglais établis sur sa rive terre-neuvienne. Mais à ses sujets, l'on a plutôt interdit de pêcher à Belle-Ile. Les inconvénients d'une telle prohibition. Extrait d'une lettre du commandant de Saint-Pierre et Miquelon. Il y considère les effets délétères de l'admission des Britanniques à Saint-Georges: ils forment, à ses yeux, le gros de sa population de 2,000; ils ont essaimé à Cod-Roy où ils pêchent surtout le saumon, le hareng et la morue; ils peuvent trafiquer celle-ci avec les étrangers; ils auraient un collecteur de douanes à Saint-Georges; plus un Français ne s'y rend, sauf un agent commercial naguère accusé de contrebande. Par l'ambassadeur de France à Londres, reprocher à la Grande-Bretagne son occupation des baies terre-neuviennes françaises. Informer de sa réaction.<br>Lieu de rédaction : Paris
8379 Mestro. Envoyer une liste des affaires dont il faudrait instruire le nouveau commandant de Saint-Pierre et Miquelon. (Réponse du destinataire). Ci-joint des notes sur des litiges dont il a déjà entretenu Desrousseaux; il lui a conseillé de s'enquérir de Terre-Neuve à la Direction du personnel.<br>Lieu de rédaction : Paris
8380 Mestro à Fleuriau. Depuis le 14 mai 1839, on a ajourné les pourparlers sur la violation des droits français en eaux terre-neuviennes. Les 25 septembre 1837 et 26 septembre 1838, Duhamel a écrit à la Direction des colonies. Sa lettre a inspiré le ministre: il désire développer la population et le commerce français à Saint-Georges malgré le traité d'Utrecht. Sur pareille idée, Mamyneau, commandant de Saint-Pierre, partage l'avis de la Direction des colonies: les Anglais s'opposeraient nettement à un accroissement des résidents français à Terre-Neuve. Les lettres de Duhamel parvinrent à la Direction des colonies. Elles l'amenèrent à prendre des mesures contre les rixes et le trafic dans le golfe Saint-Laurent. Renvoi d'un texte de la compagnie Campion et Théroulde, de Granville. Elle y demande au ministre d'envoyer à Saint-Georges un navire. Il protégerait ses opérations. Extrait d'un imprimé: de son chapitre premier, les pages 63-74. Elles contiennent l'histoire, pour les années 1778-1838, de Saint-Pierre et Miquelon et de la Terre-Neuve française. Les accords sur ces lieux s'y trouvent largement cités et annotés.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre et Miquelon
8381 Le conseiller d'État directeur des colonies à la Direction des ports. Le 27 avril 1841, Hélian, représentant de Campion et Théroulde, a, par un écrit ci-joint, demandé au ministre l'envoi d'un vaisseau et d'un agent gouvernemental à Saint-Georges. Là même on affectera chaque été un navire. S'y rendra cette annéa la Mouche: son capitaine a reçu des ordres à cette fin, ci-annexés.<br>Lieu de rédaction : Paris
8382 Le conseiller d'État directeur des colonies à Fleuriau. Ci-inclus un message envoyé le 20 novembre 1839 par le commandant de Saint-Pierre. Il concerne le commerce français à Saint-Georges et la police de la pêche à Terre-Neuve. Transmettre des instructions sur les tractations touchant les eaux et côtes terre-neuviennes. Accusé de réception d'une lettre du ministre des Affaires étrangères signée le 14 mai 1839.<br>Lieu de rédaction : Paris
8383 Le conseiller d'État directeur des colonies [à Fleuriau]. Ci-joint les directives ministérielles adressées à Mamyneau le 29 mai 1834. Leur auteur précise comment protéger Saint-Georges et Cod-Roy. Il regrette l'ambiguïté du traité de1783 sur la pêche à Terre-Neuve. A ses ordres donneront suite les 2 Directions du ministère. La première a récemment écrit une lettre à Mamyneau. La transmettre avec celle qu'elle vient d'expédier au département des Affaires étrangères.<br>Lieu de rédaction : Paris
8384 Le ministre des Affaires étrangères au ministre. Aux griefs naguère formulés à Londres par le comte Sebastiani, ambassadeur f rançais en Angleterre, lord Palmerston a répondu par une missive ci-jointe. La France, y dit-il, s'est plainte qu'à Cod-Roy et Saint-Georges, des Anglais se sont servis de filets prohibés; il s'étonne qu'un si minime incident ait suscité une demande d'explication des droits de pêche à Terre-Neuve; nulle part n'y peuvent opérer les Français, à son avis. Pareille interprétation est erronée. Il faudra la rectifier et obtenir le respect des traités.<br>Lieu de rédaction : Paris
8385 Lord Palmerston à Sebastiani, Embassadeur de France à Londres. La France n'a pas subi un tort qui justifie son interrogation sur le sens des accords de Versailles. À lui répondre consent néanmoins la Grande Bretagne. Le droit de pêche français défini en 1783 ressemble à celui décrit dans les accords d'Utrecht. Il consiste en ces attentes: le long d'une partie du littor al terre-neuvien, les Français prendront du poisson, le sécheront sur la rive où ils séjourneront l'été. Le traité de 1814 les laisse pêcher comme ils le faisaient en 1792. Alors et en 1783, ils n'avaient l'exclusivité de la pêche nulle part près de Terre-Neuve. Même Talleyrand l'a admis en 1831. L'Angleterre aussi en 1801 et 1814. Parfois il est vrai, après des querelles inter ethniques, les monarques anglais ont défendu à leurs sujets de sécher leur poisson où se trouvaient les Françai s. Mais là même, ils ne reconnaissaient à ceux-ci nul monopole de pêche que d'ailleurs ils ont eu garde de concéder par l'entente de 1783. Sur une mauvaise lecture de ses termes et des conjectures se fondent donc les réclamations de Paris.
8386 A. Duhamel à Filleau de Saint-Hilaire, directeur des colonies. Les officiels de Saint-Pierre devraient, sans enfreindre les traités, hausser la population française de Saint-Georges. De ce havre, les Anglais entendent s'approprier. De la présence là même d'un Français, s'est en effet plaint Bennett, capitaine du Rainbow, dans une lettre à Brue. Il y accuse de fraude les Français approvisionnant Saint-Georges sans passer par ses douanes. Elles gardent un port que doit coloniser la France. Si elle y avait un agent, de là les navires de Saint-Pierre se rendraient aux Antilles sans avoir à arrêter à leur havre d'attache pour toucher une prime. Écrite en 1822 et ci-jointe, une proclamation de sir Charles Hamilton nie les prétentions de Bennett à Saint-Georges. En 1813, le commodore Campbell a voyagé à Terre-Neuve. De son périple, le lieutenant Edward Chapell a publié le récit. D'après lui, durant la guerre de 1778, la Grande-Bretagne céda Saint-Georges aux Micmacs. Eux-mêmes laisseraient les Français habiter l'endroit. L'a visité Duhamel, ce qui l'a amené à composer la présente pièce.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8387 Thomas Bennett, capitaine de la corvette Rainbow, au ministre. L'attestent des témoignages ci-joints, l'agent de police Duquesnel a indûment saisi un bateau de John Halling à Saint-Georges. Là il apporte en outre des provisions sans les déclarer aux douanes anglaises. Et il prétend jouir d'un droit de pêche exclusif à l'île Rouge d'où il chasse quiconque. La France n'a nul monopole de pêche le long de Terre-Neuve. Ses droits là même, elle devrait, à l'instar des États-Unis, les spécifier avec l'Angleterre. Rendre la prise de Duquesnel, précitée, et en indemniser le propriétaire.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8388 Proclamation de sir Charles Hamilton, baronet, vice-amiral du White et gouverneur de Terre-Neuve et de ses dépendances. Par le traité franco-anglais signé le 30 mai 1814, les droits de pêche de la France à Terre-Neuve restèrent pareils à ceux qu'elle y détenait en 1792. Les confirma une entente conclue à Paris en 1815. Les Français, précisa-t-elle, peuvent opérer du cap Saint-Jean au cap Raye. Là certains d'entre eux ont apparemment subi pillages et vexations britanniques. Subséquemment, ils ont porté plainte à Hamilton. D'après lui, la France possède à juste titre les pêcheries situées entre les caps susnommés. Il enjoint donc à tous les Terre-Neuviens soumis à son autorité de laisser, sous peine d'amendes, les étrangers exercer leurs droits de pêche. (Texte anglais).
8389 Au directeur. Envoi d'un message et d'une carte. De Terre-Neuve, elle montre les parties française et anglaise.
8390 Au ministre. Notice sur Terre-Neuve, ses occupants et les moyens d'y accroître la pêche de la morue.
8391 Le sous-secrétaire d'État des colonies, au ministre des Affaires étrangères. Il a reçu le livre bleu récemment publié par Londres sur les tractations touchant les pêcheries terre-neuviennes.
8392 Le ministre des Affaires étrangères à Jamais, sous-secrétaire d'État des colonies. Envoi du livre précité, reçu de l'ambassadeur français en Grande-Bretagne.
8393 Further Correspondence respecting the Newfoundland Fisheries, 1891-1892, Presented to both Houses of Parliament by Command of Her Majesty, June 1892 (London, Printed for Her Majesty's Stationary Office by Harrison and Sons, 1892). 21 lettres échangées en 1891-1892. Elles traitent du projet de loi sur la pêche à Terre-Neuve soumis au Sénat français en mars 1891. Les introduisent cette législation, le rapport de la commission chargée de l'étudier et la première délibération sénatoriale la concernant. Ordonnées chronologiquement, les pièces sont du comte de Lytton au marquis de Salisbury (Paris, 20 mars et 12 mai 1891), de Waddington à Salisbury (Londres, 28 mai 1891), de Lytton à Salisbury (Paris, 29 mai 1891), de Salisbury à Waddington (Londres, 1er juin 1891), de Lytton à Salisbury (Paris, 4 juin 1891), de Waddington à Salisbury (Londres, 7 juin 1891), de Salisbury à Lytton (Londres, 8 et 10 juin 1891), du même à Waddington (Londres, 26 juin 1891), du même à Lytton (Londres, 15 juillet 1891), du même à Phipps (Londres, 19 mars 1892), du marquis de Dufferin à Salisbury (Paris, 24 mars 1892), de Salisbury à Waddington (Londres, 4 avril 1892), de Dufferin à Salisbury (Paris, 4 avril 1892), de Ridot à Dufferin (Londres, 6 avril 1892), de Waddington à Salisbury (Londres, 4 avril 1892), de Salisbury à Dufferin (Londres, 6 avril 1892), de John Brownston (du Colonial Office) au Foreign Office (Londres, 17 mai 1892), du gouverneur sir T. O'Brien à lord Knutsford (télégramme de Paris, 13 mai 1892) du même au même (Paris, 14 mai 1892), de Salisbury à Dufferin (Londres, 24 mai 1892), de Dufferin à Salisbury (Paris, 25 mai 1892) et de Salisbury à Dufferin (Londres, 31 mai 1892).<br>Lieu de rédaction : Londres
8394 Note sur les négociations relatives à la pêche de Terre-Neuve qui ont procédé ou suivi les traités de Paris (1763) et de Versailles (1783). Avant 1763, l'Angleterre n'a pas contesté le traité d'Utrecht. Il réservait à la France la pêche de la morue près d'une partie de Terre-Neuve. Rappel des circonstances qui, après 1763, ont amené Albion à nier les droits de pêche français au nom du principe de concurrence: durant la guerre de Sept Ans, cessent les expéditions de pêche françaises à Terre-Neuve où se rendent les Britanniques; la paix conclue, y retournent peu de Français; en août 1763, les chassent et brûlent leurs barques les commandants de l'Arc et de la Perpsichore; contre pareil incident, la France proteste; elle détient, rappelle-t-elle à l'Angleterre, un droit de pêche exclusif entre le cap Bonavista et la Pointe-Riche; en 1763-1764, le comte de Guerchy, ambassadeur français à Londres, a ordre d'y faire des représentations; à cet effet, Louis XV lui envoie un mémoire; en 1713, y dit-il, il a renoncé à Terre-Neuve; mais d'un bout de ses côtes, il s'est réservé l'usufruit estival; les Anglais l'ont toujours admis: chaque année, l'hiver, ils prennent le loup marin sur les rives terre-neuviennes françaises; mais ils s'en éloignent au début de l'été; les ressources des lieux démontrent l'impossibilité d'y laisser opérer concurremment Français et Britanniques, ce qu'ont réalisé, sans nul doute, les négociateurs de la paix d'Utrecht qui n'ont dit mot d'une impensable compétition à Terre-Neuve; comme le fit son grand-père peu après 1748, George III devrait enjoindre à ses sujets de ne pas fréquenter l'été la berge terre-neuvienne française (fin de l'abrégé du document louisquinzien expédié à Guerchy); d'un tel texte, le cabinet anglais rejette la dialectique; aussi la France reconnaît-elle sous condition le principe de la concurrence en 1764; écrit alors le duc de Praslin à Guerchy: selon le ministre anglais à Versailles, les Français auraient renoncé à leur monopole de pêche à Terre-Neuve, ce qui est faux. En mars 1765, la France tente vainement de se partager les côtes terre-neuviennes avec la Grande-Bretagne. Extrait d'une lettre de Praslin à Guerchy. Elle montre la persistance de Versailles et Londres à soutenir leurs points de vue opposés. Celle-ci ne modifie en rien ses positions en 1783. À preuve, les 3 refontes successives du projet d'entente préliminaire soumis par Rayneval en novembre 1782; son 1er texte concédait aux Français l'exclusivité de la pêche à des points de Terre-Neuve; Lord Shelburne refusa ce privilège; Pity-Herbert, son plénipotentiaire à Versailles, suggéra une autre clause conçue par le comte de Grantham; la désapprouva Argennes, secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères; il énonça une nouvelle norme, mais accepta finalement la britannique; il l'a citée le 17 janvier 1783 dans une missive à Rayneval; George III, stipulait-elle, par une surveillance étroite, empêchera ses sujets de résider l'été où pêchent les Français à Terre-Neuve; à pareille proposition, Vergennes acquiesça, pressé de conclure la paix; l'Angleterre en profita par la suite; pour elle et jusqu'à la signature du traité de Versailles, Fox poursuivit les tractations, après lord Shelburne, lord Portland et William Pitt; à Londres, Moustier remplaça l'ambassadeur anglais en France; d'un autre jet de traité, l'on rejeta l'article 5 pour maintenir la disposition de Grantham, précitée. Citations de 3 lettres échangées entre Moustier et Vergennes en 1783, et d'une réponse de lord North adressée aux lords commissaires de l'Amirauté le 29 avril 1783: ces écrits attestent l'entêtement de Fox et de son ministère à nier tout monopole de pêche aux Français le long de Terre-Neuve; le comte d'Adhémar succéda à Moustier en mai 1783; devant lui, Fox ne plia point; à Versailles, Vergennes n'obtint rien non plus; dans l'accord prêt à signer, il proposa qu'on substitue concurrence à pêche exclusive; Fox accepta; l'on ratifia l'entente; elle n'entérinait toutefois pas le principe de la concurrence. Les négociations postérieures à 1783: les Anglais continuent d'envahir les lieux de pêche réservés à la France, ce qu'Adhémar tente d'arrêter à Londres, sans effet; Vergennes lui envoie des instructions sur le départ imminent de pêcheurs jerseyens vers les eaux terre-neuviennes; de leur prochaine intrusion, Adhémar se plaint; lord Carmarthen évite de lui répondre; en mars 1784, il promet comme Fox, de stopper la destruction à Terre-Neuve des sécheries de poisson françaises; en 1785, l'amiral Campbell demande à des pêcheurs britanniques de quitter la côte terre-neuvienne française; ils refusent, sur l'ordre de Londres, appert-il; le 15 janvier 1786, Vergennes en avise Barthélémy; ce chargé d'affaires français en Grande-Bretagne formule un grief; on en accuse réception sans plus; ainsi, Carmarthen est prodigue en promesses mais fidèle aux vues de Fox et Grantham. Résultat des tractations antérieures aux accords de 1763 et 1783: le droit de pêche exclusif de la France à certains lieux de Terre-Neuve découle du second traité; mais l'Angleterre n'y a jamais adhéré sans réticences et en a éludé les conséquences, de 1783 à 1786.<br>Lieu de rédaction : Terre-Neuve
8395 Louis-Philippe 1er et Duperré, amiral et ministre. Ordonnance du roi portant règlement sur la police de la pêche de la morue à l'île de Terre-Neuve (24 avril 1842), Paris, Imprimerie royale, 1842. Législation répartissant les ports, places et graves terre-neuviens français. De leurs occupants, elle précise aussi les agirs et outils licites.
8396 Le ministre à son collègue des Affaires étrangères. Ci-joint une lettre d'Orcy. Il y conte l'escale à Saint-Pierre de l'aviso à vapeur le Lys, commandé par Heneage. Il en a courtoisement reçu les passagers. Parmi eux, se trouvaient un commissaire des États-Unis et Howe, commissaire des pêcheries de l'Amérique anglaise. Tous deux détermineront les parties des eaux de Terre-Neuve et du Labrador où pêcheront les Américains.<br>Lieu de rédaction : Paris
8397 Orcy, commandant de Saint-Pierre et Miquelon. Copie de sa missive précitée.
8398 Le ministre à son homologue des Affaires étrangères. Ci-inclus une pièce où Lenez postule le vice-consulat de France à Saint-Jean, Terre-Neuve. Il recommande ce candidat.
8399 Roussin, ministre, à son collègue de l'Intérieur. La Société l'Abeille désire construire un colombier de pigeons voyageurs à Terre-Neuve. Pour le surveiller, elle demande à la France de nommer un agent, ce dont l'auteur ne saurait se charger, contrairement peut-être au ministre des Affaires étrangères.<br>Lieu de rédaction : Paris
8400 Le directeur de la Sûreté générale au ministre. L'entreprise l'Abeille de Rennes a sollicité du général Billot la permission d'envoyer des pigeons voyageurs à Terre-Neuve. Elle y bâtirait un colombier dont la garde requerrait un agent. Ne le nommeront ni Billot ni le ministre de l'Intérieur.<br>Lieu de rédaction : Paris
8401 Au conseiller d'État directeur des colonies. Les marchands de Saint-Jean entendent freiner, des Terre-Neuviens anglais, l'export d'appâts à Saint-Pierre: là se dépensent toutes ses recettes, soit 500,000 francs l'an. (Extrait d'un rapport écrit au ministre en juin 1853 par le capitaine de vaisseau Clément de La Roncière Le Noury, commandant la station française de Terre-Neuve).<br>Lieu de rédaction : Paris
8402 Roussin, directeur de l'administration. Le texte précédent: son grand intérêt. Son auteur a reçu des instructions. Les envoyer.
8403 Mestro à Roussin. Ci-joint une lettre de Gervais. Elle rend compte d'un arrêt, à Saint-Pierre, de l'Atalanta, brick anglais protégeant la pêche à Terre-Neuve.
8404 Gervais, commandant de Saint-Pierre et Miquelon, à Gamelin, ministre. L'Atalanta est arrivée à Saint-Pierre le 15 courant. Elle en repart ce matin. Comment on l'a accueillie. Pasley, son commandant, a dit garder les pêcheurs anglais du golfe Saint-Laurent. La France y défend aussi ses sujets, lui a-t-on noté, comme elle y prévient leur viol des traités. Elle a sa faveur.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8405 Le ministre des Affaires étrangères à Gamelin. Il lui retourne les pièces sur le pillage anglais de la Mary Elizabeth près de l'île Saint-Jean. Elles l'indiquent, Darling, gouverneur de Terre-Neuve, désire rester en bons termes avec Saint-Pierre et Miquelon.
8406 Gamelin à Gervais. Il a reçu sa lettre informant du vol précité. Ainsi, pour châtier les responsables, Darling a ordonné une enquête. En transmettre les conclusions.
8407 Gamelin au ministre des Affaires étrangères. Ci-inclus les annexes du message de Gervais sur le susdit pillage. D'en punir les coupables, s'est empressé Darling, ce qui montre ses excellents rapports avec Saint-Pierre et Miquelon. Renvoyer les pièces jointes.
8408 Roussin à Mestro. Retour de celles-ci (annexes d'une lettre écrite au ministre le 28 février ?, voir 7b, 1857/05/01). Demande des résultats de l'enquête sur la déprédation y relatée.
8409 Mestro à Roussin. Ci-joint, pour noter et renvoyer, les annexes d'une lettre écrite au ministre le 28 février. De Gervais, elle rapporte le saccage anglais de la Marie-Rose en 1853, de l'Elisa en 1855 et, naguère, de la Mary-Elizabeth. Incidents que Darling regrette. Sur le dernier, il investigue. Attendre ses conclusions.<br>Lieu de rédaction : Paris
8410 Gervais à Gamelin. Impunément en 1853 et 1855, des Britanniques ont pillé des navires français près de Terre-Neuve. Ils viennent d'y saccager la Mary-Elizabeth, goélette échouée à la pointe de Rose Blanche. Cette fois, l'on a tenu une enquête. Darling en a reçu le procès-verbal ci-joint. Il a écrit agir en conséquence.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8411 Darling à Gervais. Il faut vite enquêter sur le pillage de la Mary-Elizabeth. S'il avait su à temps celui de l'Elisa et de la Marie-Rose, il eût sévi contre les coupables. Soucieux de rester en bons termes avec les Français, il désire être averti de tout viol anglais des accords sur le golfe Saint-Laurent; document en anglais.<br>Lieu de rédaction : Saint-Jean, Terre-Neuve
8412 Gervais à Darling. Le 31 octobre, des Britanniques ont déprédé la Mary-Elizabeth. Armée à Saint-Pierre par Béchet, elle se trouvait dans le port de Rose Blanche à Terre-Neuve. En 1853 et 1855, d'autres fils d'Albion ont pillé la Marie-Rose et l'Elisa. La première appartenait à Gravé, l'autre à Bresset. De celle-ci, Francis Tead, de Port-aux-Basques, a attesté le saccage. Envoi de sa déposition. Lui donner suite. (Copie).<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8413 Auguste Félix Béchet, E. Castelno, Joseph Coupard, François Dairon, Emile Darruspe et Alexandre Lottin. Sur le pillage de la Mary-Elizabeth dont ils forment l'équipage, témoignages séparés et identiques, par-devant le commissaire de l'Inscription maritime de Saint-Pierre et Miquelon. (Procès-verbal).<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8414 Brussault a signalé des agissements douteux d'Anglais en mer terre-neuvienne française. Rien ne les atteste dans les dossiers ministériels. D'après les traités, les Français ne peuvent opérer dans le golfe Saint-Laurent qu'à 3 lieues des côtes britanniques et au sud d'une ligne tirée entre Saint-Pierre et Terre-Neuve. Avec l'occupant de celle-ci, le ministre n'a jamais bassement composé. Ci-joint une note sur les états de service de Brussaut.
8415 Mestro. Qui est Brussaut. Les infractions ministérielles par lui signalées dans la presse sont une erreur à rectifier.
8416 Le ministre approuve l'envoi d'un communiqué au Moniteur parisien. En préparer un double et le remettre à Saint-Hilaire.
8417 Au Moniteur universel et au Moniteur parisien. Plusieurs feuilles, notamment le Commerce, publient une lettre de Brussaut. D'après ce fonctionnaire de Miquelon, le ministre a préconisé la tolérance des Anglais en eaux françaises du golfe Saint-Laurent, ce qui est faux. Rappel des droits de la France à Terre-Neuve. ses prétentions légitimes, le ministre n'a nullement dérogé.
8418 Brussaut. Dans la rade de Saint-Pierre en 1837-1838, il a vu pêcher des Anglais. Le ministre avise Brue de les laisser violer les traités. Pareille permissibilité est indigne de la France. (Coupure du journal Commerce).
8419 Fleuriau à Saint-Hilaire, conseiller d'État et directeur des colonies. Il a reçu la lettre écrite au ministre le 28 octobre 1839 par Mamyneau, commandant de Saint-Pierre. Le capitaine d'une corvette anglaise a sommé des officiers français de lui remettre leur pavillon hissé sur leurs quartiers à Paquet, Terre-Neuve. Si le fait se reproduit, que riposter? L'a relaté le capitaine Trébouart, commandant là où il survint. Selon Guizot, ministre des Affaires étrangères, la France n'a plus que l'usufruit d'un bout des côtes terre-neuviennes; et l'état présent de ses relations avec l'Angleterre justifie la saisie précitée. Le commandant du Crocodile l'a-t-il effectuée de son chef ou en vertu d'ordres formels?<br>Lieu de rédaction : Paris
8420 Duperré, ministre, à Guizot. Envoi de 4 documents. L'un informe de la susdite prise du tricolore. Geste incontestable: il tiendrait à la question d'Orient. S'il se répète, on ne sait pas comment réagiront les officiels de Saint-Pierre et Paquet. Le leur préciser, ainsi qu'aux capitaines français allant à Terre-Neuve.<br>Lieu de rédaction : Paris
8421 Le conseiller d'État directeur des colonies au maître des requêtes directeur du personnel. Ci-joint deux missives de Mamyneau, l'une datée du 29 mai 1839. Ne sait que leur répondre. Elles traitent de Saint-Georges et de la saisie du drapeau susmentionnée.
8422 Mamyneau au conseiller d'État directeur des colonies. Son avis sur la protection des pêcheurs français dans le golfe Saint-Laurent: ils ont droit de séjourner sur la rive sud terre-neuvienne l'été seulement; 600 personnes vivent à Saint-Georges: des Français et des Anglais; les premiers, en majorité réfugiés des Iles voisines, sont fainéants; les seconds, plus aisés, possèdent les saumonneries; comme l'exige le traité de 1783, ils doivent quitter les lieux l'été; et leur État ne peut y avoir un représentant; aux Français de là qui ne prennent que le hareng, ils vendent très cher leur saumon; leur en défendre la pêche siérait, même si pareille mesure, licite, était d'application difficile; pour prévenir des rixes, il conviendrait d'envoyer un vaisseau de guerre à Saint-Georges; s'y trouvent déjà le Brestois et la Biche; mais vu leur état, il faut les remplacer. Des informations sûres étayent les précédents propos, opposés aux impressions de Duhamel.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8423 Lavand, capitaine de corvette commandant la station française de Terre-Neuve, au ministre. Mémorandum sur l'intérêt économique de la France aux Iles Saint-Pierre et Miquelon: depuis longtemps, leurs pêcheurs ont l'usufruit exclusif des eaux et côtes terre-neuviennes, du cap de Raye à Port-à-Port; entre ces 2 points, il y a la baie de Saint-Georges, vaste et utile, où ne vont plus les Français; les Anglais s'y sont installés si nombreux qu'on ne saurait former là d'autre établissement; ils peuvent y rester s'ils n'y prennent que la morue, ce qui est le cas; avec eux réside un seul Français qui bientôt partirait: Duquesnel, agent de la firme Campion et Théroulde; elle devrait lui substituer quelqu'un de plus conciliant avec les étrangers; il faudrait envoyer chaque printemps un navire de surveillance à Saint-Georges; l'y maintenir en permanence serait souhaitable; les pêcheurs de là expédient leur hareng à Québec par Forest, négociant britannique; ils vivent du profit ainsi réalisé; un habile marchand français chez eux leur vendrait moins cher qu'ailleurs des biens manufacturés tels qu'eau-de-vie, vins, lignes et filets, etc.; il se formerait une clientèle qui éventuellement s'étendrait à toute la rive ouest de Terre-Neuve; son commerce n'occasionnerait nul trafic de la morue: les Anglais la débitent au même prix que les Français; ils ne la pêchent d'ailleurs pas au-delà du cap Anguille; et tout près, un bâtiment les guetterait; pleine de morue prise à l'île Rouge, la Sylphide a naguère quitté Saint-Georges pour les Antilles; son capitaine a ensuite obtenu visa et prime à Saint-Pierre; néanmoins, il a chargé son poisson sans inspection; il a donc pu l'acheter des Britanniques; combien ont cette possibilité que préviendrait la présence à Saint-Georges d'un vaisseau français# Fruits de maints échanges avec Duhamel les précédentes réflexions.<br>Lieu de rédaction : A bord de la Bonite, à Brest
8424 Le ministre à Lavand. Il a reçu son rapport du 17 octobre 1837 sur Saint-Georges et les pêcheries de Terre-Neuve.
8425 Brue, commandant de Saint-Pierre, à Saint-Hilaire. Lui est parvenue sa lettre du 2 mai. Il n'est pas allé à Saint-Georges, comme il l'entendait: à cette fin et vu le retard du Cerf et de la Bonite, il monte sur le Brestois que vents et courants arrêtèrent aux Miquelons. Il a remis son voyage à l'été prochain. L'Angleterre ne souffrirait pas l'établissement d'une maison commerciale française à Saint-Georges. On y enfreindrait moins les traités si chaque été s'y tenait un navire de guerre.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8426 Duhamel a remis à Saint-Hilaire un excellent rapport sur Saint-Georges. S'y est rendu le capitaine Laplace avant de le rédiger. A accomplir: une mission semblable à la sienne à Saint-Pierre et Miquelon. (Annotation d'un lecteur ajoutée en juin 1837). Au bureau de l'administration, il transmettra des idées du mémoire précité; intéressantes celles visant à accroître les graves de Saint-Pierre et y aménager un mouillage.
8427 Laplace au ministre. La Grande-Bretagne tient à ses droits aux havres terre-neuviens français, notamment à Saint-Georges. Là demeurent 700 à 800 des ses sujets, pêchant le saumon. Elle désire posséder tout Terre-Neuve. Y respecter ses marins et pionniers sied. Plus que leurs marchands, ils tolèrent les Français, entre autres au Labrador et à l'Ile Royale (Extrait).
8428 Mémoire du roi pour servir d'instructions au sieur Bataille, nouveau commandant de la station française de Terre-Neuve. Instructions: à bord de l'Uranie, il quittera Saint-Domingue pour le golfe Saint-Laurent; là, l'assisteront les major et lieutenant de vaisseau Paroy et Saint-Vincent; ils commanderont respectivement l'Aglaé et le Sans-Souci; rappel de l'évolution, depuis 1713, des droits français à Terre-Neuve et de leurs dénis anglais; insistance sur un point: après 1763 et à bon droit selon eux, les Britanniques ont pêché la morue l'été, du cap Bonavista à la pointe Riche avant 1783, et entre les caps Raye et Saint-Jean depuis; la gestion de Saint-Pierre et Miquelon: quid; Bataille la dirige; en septembre, il l'inspectera à Saint-Pierre et y donnera des directives pour un an; puis il se rendra voir les pêcheurs du petit Nord; il ira ensuite laisser des ordres à ses 2 adjoints, au havre du Crocq et le long de l'ouest terre-neuvien dont il visitera les ports français; le 20 juillet, il reviendra à Saint-Pierre où il préviendra la contrebande; en décembre, il retournera au Port-de-France; autres précisions sur ses périples annuels; chasser les Américains de la berge terre-neuvienne française; ils y vendent leur morue sèche; y défendre la coupe immodérée du bois; y brisent les sécheries les Anglais l'hiver; s'en plaindre à l'amiral Campbell; de retour à Saint-Pierre, y recevoir l'état des dépenses de 1790; avec son rapport sur la campagne de pêche, l'envoyer au ministre et rentrer en France.<br>Lieu de rédaction : Paris
8429 Grimouard, capitaine de vaisseau, à Paroy. Il ira à Saint-Pierre au lieu de Bataille qui n'est plus à Saint-Domingue. Il commandera le brick l'Actif.
8430 Feillet, sous-commissaire de marine et contrôleur à Saint-Pierre et Miquelon, à Saint-Hilaire, directeur des colonies. Depuis 2 ans, les Français ont souvent pêché en mer terre-neuvienne anglaise. Y furent pris de leurs bateaux le printemps dernier. Contre pareil geste, il faut user de représailles diplomatiques. Ainsi, l'auteur leur a prohibé toute montée sur les barques de ses compatriotes.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre
8431 Au ministre des Affaires étrangères. Ci-joint un double de la pièce précédente. Le motif des captures rapportées ne saurait les justifier.
8432 Au ministre des Affaires étrangères. Ont correspondu les officiels anglais et français de Terre-Neuve sur les prises précitées. Ci-inclus leurs missives dont celle, en partie, de Borius. Avec explications polies, on a rendu les navires saisis et perdure l'harmonie dans le golfe Saint-Laurent.<br>Lieu de rédaction : Paris
8433 Au commandant de Saint-Pierre et Miquelon. Informé de la confiscation de barques françaises à Terre-Neuve, il attend une version circonstanciée de l'incident. Il la passera au ministère des Affaires étrangères.
8434 Feillet. Il a reçu son récit des captures précitées. Il écrira à Borius, du ministère des Affaires étrangères.
8435 Feillet à Saint-Hilaire. Autres informations sur les susdites prises; Gardiner, commandant The Clinker, a saisi les bateaux et les a conduits à Saint-Jean; son gouverneur, Sir Thomas John Cochrane, a accusé leurs propriétaires de violer les traités dans une lettre apportée à Feillet par le commandant du Boreste, le capitaine William Jones; Borius a assuré ce dernier avoir défendu aux Français d'aller en territoire étranger; il lui a promis de réitérer cet ordre; il lui a rappelé qu'envers ses accords avec la France, l'Angleterre a signé avec les États-Unis un pacte leur donnant accès aux eaux terre-neuviennes françaises; ce sont les pêcheurs anglais, a-t-il ajouté, qui font venir dans leurs ports les Français dont ils achètent des produits moins cher qu'à Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre de Terre-Neuve
8436 Feillet au ministre. Révoquant une mesure de l'an dernier, il a interdit de monter sur les barques françaises aux Britanniques de Terre-Neuve. Ils y sont 60,000. Les exploitent une classe marchande. Ils vivent très pauvrement. Plusieurs émigreraient à l'archipel français voisin. Là, on songea en engager d'aucuns à vil prix. Mais y eussent alors plus chômé et trafiqué les naturels qu'on frappa donc de la susdite défense. La justifie une dépêche du 16 novembre 1816, adressée au commissaire principal de la marine à Bordeaux.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre de Terre-Neuve
8437 Penaud au ministre des Affaires étrangères. Les pêcheurs des Iles de la Mélisse, Saint-Pierre et Miquelon auraient enfreint les traités. S'en est plainte la Grande-Bretagne. S'occuper de son grief et informer de ses suites, si elles impliquent le ministre anglais des colonies.
8438 Russell de Bedford, capitaine de frégate commandant la corvette le Railleur, au constable de l'Ameline. Il a vu sa récente lettre au commandant des Iles Saint-Pierre et Miquelon. A leurs pêcheurs, il a interdit d'aller en eaux étrangères. Donner le même ordre aux Anglais de l'Ameline siérait. Désormais, on ne les tolérera plus au banc de roches appelé chaîne de Miquelon. Non plus qu'au barachois de Miquelon, où ils prennent le leurre dit coquet. Bien sûr, les secourront encore les Français au besoin.<br>Lieu de rédaction : Saint-Pierre et Miquelon
8439 Richard Heath, George Pearcy et Henry Dicks, constables, à Bourillon, commissaire de marine commandant Saint-Pierre et Miquelon. L'on a vu des Français pêcher la morue près de l'Ameline. Libre à eux d'y prendre leurs appâts, mais pas leur morue. S'ils l'y vont chercher à nouveau, leurs barques seront saisies.<br>Lieu de rédaction : L'Ameline
8440 Returns to an Address of the Honourable House of Commons to His Majesty, dated the 4th Instant. Papers Relating to the Island of Newfoundland . 42 documents, surtout des comptes de revenus, recettes et dépenses des administrateurs et services publics de Terre-Neuve, pour les 5 ou 10 dernières années. La pièce no 36 renferme une liste de noms, tâches et salaires d'employés civils et militaires de Terre-Neuve. Le texte no 40 énumère des officiers promus de 1816 à 1824. L'écrit no 41 est un long mémoire adressé au secrétaire d'État des colonies pardes gens de Saint-Jean. Ils souhaitent une économie terre-neuvienne plus diversifiée.<br>Lieu de rédaction : Ministère des colonies, Londres
8441 Au sous-directeur. Envoi de l'ouvrage Excursions in and about Newfoundland. Cardinal l'a commandé de Londres. Il n'a pas coûté que 12 shillings, mais 31 francs 50.
8442 Horace Twiss, du ministère anglais des Colonies. A return of the Number of Civil Actions, and of Criminal Informations or Prosecutions tried in the Supreme Central Court of Newfoundland, and in the Circuit Courts of that Island, and in the Labrador Court, since the passing of the Act of Geo. IV, c. 67; distinguishing the Number of Appeals, the Places where such Sittings were held, and the Number of Days occupied by each Court in such Judicial Proceedings every Year. Texte soumis le 21 mai 1829 à la Chambre basse d'Angleterre qui l'avait réclamé le 6 juin 1828.<br>Lieu de rédaction : Londres
8443 A return of the Number of Vessels cleared from Ports of the United Kingdom, for the Island of Newfoundland and Coast of Labrador, during the Years 1824,1825 and 1826; and also the Number of Vessels entered from the Island of Newfoundland and Coast of Labrador during these Years; distinguishing the Ports of Clearance and Entry, the Tonnage and Number of Men. Compilation de T.E. Willoughby pour les Communes britanniques.<br>Lieu de rédaction : Londres
8444 Séguier, baron et consul général de France à Londres, à Clermont-Tonnerre, marquis et ministre. Ci-joint un bill soumis au Parlement anglais. Il redéfinit, de Terre-Neuve, la gestion idéale, notamment ses relations avec Saint-Pierre et Miquelon.
8445 Le ministre à Séguier. Il a reçu le projet de loi précité et un document de la Chambre basse d'Angleterre sur l'esclavage au Honduras. Envoyer le rapport de l'Institution africaine pour l'année 1823.
8446 Séguier à Chabrol, comte et ministre. Ci-inclus deux écrits des Communes britanniques. L'un donne les salaires de fonctionnaires des Indes occidentales. L'autre est une liste des navires de chaque port du Royaume Uni qui, en 1824, sont allés à Terre-Neuve et au Labrador: 300 y partirent et 166 en revinrent. Ils jaugeaient en moyenne 40,000 tonneaux à leur départ et 19,000 à leur retour. Leur port d'attache était Liverpool, ut in pluribus.<br>Lieu de rédaction : Londres
8447 Chabrol à Séguier. Merci de lui avoir causé du bill projeté par les États-Unis sur le commerce de leurs ports avec les colonies britanniques. Il a reçu des lettres et une pièce naguère communiquées à Londres par Washington. Elles concernent l'exercice de la justice en Amérique anglaise.<br>Lieu de rédaction : Paris
8448 Séguier à Chabrol. Les Américains projettent légiférer sur leurs échanges avec les colonies de la Grande-Bretagne. Leur roi proscrirait 1) que leurs havres soient fermés après le 30 septembre à tout vaisseau venant des Amériques, Afrique et Asie britanniques, les Indes exceptées; 2) que les bâtiments quittant les États-Unis y laissent comme caution la valeur du double de leur chargement; 3)que cet embargo soit levé si, avant le 13 septembre, les ports coloniaux anglais s'ouvrent aux navires américains. Pareil bill ferait contrepoids aux récentes mesures londoniennes touchant les Indes occidentales.<br>Lieu de rédaction : Londres
8449 Séguier à Neuville, comte et ministre. Ci-joint l'état des dépenses anglaises à Terre-Neuve et au Labrador, pour les années 1823-1827. Les frais encourus étaient de £6,247 en 1823 et £6,233 en 1824. Ils atteignaient £15,510 en 1827.
8450 Séguier à Clermont-Tonnerre, ministre. Il lui envoie 2 nouvelles publications de l'État britannique. Elles traitent de Terre-Neuve, ses garde-côtes et son import-export.
8451 Le ministre à Morier, consul général de France à Londres. Le 2 mars, il a reçu une lettre du vicomte Castlereagh, écrite le 27 février 1816. Elle parle des navires et de la production terre-neuvienne en 1816. Envoyer des informations semblables pour l'an 1819.
8452 Morier à Molé, comte et ministre. Il a reçu ses renseignements sur les pêcheries françaises. Il les transmettra à Londres. Ci-inclus une dépêche de Castlereagh.
8453 W. Hamilton, du Foreign Office, à Morier. Ci-joint un texte destiné au gouvernement français. Il informe quantitativement de l'exploitation britannique de Terre-Neuve en 1816. Suivront des statistiques du même genre pour l'année 1817.
8454 Commerce de Terre-Neuve avec l'Angleterre et les pays étrangers pendant les années 1815, 1816, 1817 et 1818. Données sur l'import-export terre-neuvien.
8455 Prévost et Arnoux au ministre. Demandent la concession, à titre de seigneurie, du terrain situé depuis le Cap-des-Roziers, jusqu'à la Grande Rivière, aux offres d'y construire un fort.
8456 Mémoire sur l'Ile de Canso. Discussions avec les commissaires anglais pour savoir à qui appartient l'Ile de Canso. Selon le traité d'Utrecht, elle reviendrait de droit à la France.
8457 Anonyme. Mémoire adressé à Pontchartrain sur l'établissement d'une colonie dans l'île du Cap-Breton. Situation avantageuse de ce lieu pour le commerce, commodité de ses ports, douceur de son climat, fertilité de son sol, abondance des pêches, etc. Diversité de ses richesses naturelles. Plan de la Baie des Espagnols par Jean Albert, pilote sur l'Aimable. Cette baie serait l'endroit idéal pour établir le chef-lieu de la colonie. Avantages principaux de la colonisation de l'île du Cap-Breton: 1) rendre plus sûr le commerce des pêcheries et y exclure les Anglais. 2) Créer un centre commercial (magasins, etc.) entre le Canada, l'Acadie et Plaisance. 3) Créer un entrepôt et un refuge pour les vaisseaux qui reviennent des grandes Indes, des Indes espagnoles et des Antilles. Il est en faveur des pêches sédentaires. Raisons pour lesquelles La Hève ne vaut pas l'île du Cap-Breton. Cette nouvelle colonie ne dépeuplerait pas le Canada, qui d'ailleurs ne peut supporter une grande population, en s'appuyant uniquement sur le commerce des fourrures.
8458 Mémoire de Raudot, fils, sur les affaires présentes du Canada et sur l'établissement du Cap-Breton. Conséquences désastreuses de la trop grande abondance de castors sur l'économie du Canada. Il faut donc diversifier cette économie en exploitant d'autres richesses naturelles telles que le blé, les viandes salées, les bois, le goudron, les poissons, etc. L'île du Cap-Breton pourrait être le débouché où les Canadiens iraient porter leurs denrées et en rapporter des marchandises de France. Ce commerce ne nuirait pas à celui du royaume. Le prix du fret des marchandises diminuerait considérablement. Cet établissement permettrait à la France de commercer avec la Nouvelle-Angleterre. Il avantagerait la pêche à la morue et à la baleine. Les ouvriers coûteraient moins cher, ce qui permettrait au Canada d'établir des manufactures. Commerce avec les Antilles. Cette nouvelle colonie nuirait considérablement à la Nouvelle-Angleterre.<br>Lieu de rédaction : Québec
8459 Résumé d'un mémoire de Raudot, fils, sur l'île du Cap-Breton. L'établissement de l'île du Cap-Breton rendrait le roi maître de l'Amérique du nord. Cette colonie, qui coûterait fort cher dans les débuts, ne doit pas être établie suivant le système des compagnies. On aurait besoin de Jésuites, de Récollets, d'Hospitalières et de Soeurs de la Congrégation. Peuplement de cette colonie. Ne pas établir de seigneuries.
8460 Résumé d'un mémoire sur l'île du Cap-Breton. Diminuer les droits sur les morues avant la conclusion de la paix.
8461 Commission de commissaire ordonnateur à l'Ile Royale accordée à Soubras.
8462 Mémoire de La Boulaye au sujet de la colonie du Canada et de celle qu'on projette de faire dans l'Île Royale. Ce qu'il en coûte au roi pour soutenir le Canada vaut beaucoup plus que le castor et les peaux d'orignaux qu'on en retire. Il y a pourtant beaucoup d'autres richesses dans ce pays qui feraient l'objet d'un commerce fructueux avec la France, si la navigation du fleuve Saint-Laurent n'était pas paralysée par les glaces pendant cinq mois. L'établissement de l'Île Royale serait donc un entrepôt commode entre la France et le Canada.
8463 Arrêt du Conseil de la marine touchant l'établissement à Louisbourg des Récollets de la paroisse de Bretagne et ceux de Paris.
8464 Résumé d'une lettre de Saint-Ovide au comte de Morville. Il demande un brevet de chirurgien major pour La Grange. Il soumet la candidature de Lartigue au poste de conseiller du Conseil supérieur. Pensions demandées pour les veuves Renon et Rouville. Le droit des invalides. Il propose Sabatier pour remplacer Levasseur au poste de contrôleur. Les chaloupes, bateaux et instruments de pêche ne devraient point être saisis pour dette. Supprimer le droit d'un quintal de morue par chaloupe.
8465 Modèle d'une formule de concession.
8466 Concession de graves dans la ville de Louisbourg à Génie, Rochefort, Marin Langevin, Rodrigue, Mme Berichon, François Chevalier et Baron.
8467 Mémoires de Couagne sur l'Ile Royale. Il vaudrait mieux abandonner Louisbourg et s'établir dans la Baie des Espagnols. Fortifications. Reproches injustes adressés aux habitants de Louisbourg après la capitulation.
8468 Brevet de concession des Iles Madame et des îles adjacentes à l'Ile Royale en faveur de d'Auteuil.
8469 Requête de Jourdan, d'Auteuil et Du Forillon adressée au duc d'Orléans, régent de France, pour obtenir la concession des Iles Madame. Ils s'engagent à y transporter 120 personnes la première année et 50 engagés tous les ans. Avantages que cet établissement procurerait à la France: la pêche, le chanvre, le goudron, les mâts, le bois, etc.
8470 Lettre de Jourdan. Il est juste que le brevet de concession des îles Madame soit au nom de d'Auteuil.
8471 Requête adressée au comte de Toulouse. La colonie des Iles Madame servira de port de relâche aux navires venant de la Louisiane et des Antilles. Elle attirera un grand nombre d'Acadiens.
8472 État des personnes qu'il faut envoyer dès cette année aux Iles Madame pour commencer l'établissement d'une pêche sédentaire.
8473 Lettre de d'Auteuil. Il demande une lettre afin que les dirigeants de l'Ile Royale le favorisent dans l'enregistrement de son titre de concession. Thomas et l'invention d'un moulin à scie.
8474 Lettre de d'Auteuil au ministre. Il faudra forcer les Anglais à évacuer Canso.
8475 D'Auteuil à Cosby. Comme il n'y a point de poisson dans la baie, il demande la permission de pêcher sur son territoire.
8476 Cosby à d'Auteuil. Il ne peut lui accorder les faveurs demandées.
8477 D'Auteuil au ministre. Une de ses barques a été pillée par les Anglais à Terre-Neuve. Nérichac est le meilleur endroit pour s'établir. Insultes commises par les Anglais. Droits des Français sur les Iles de Canco. Prétentions injustifiables des Anglais au sujet de l'étendue de l'Acadie.
8478 D'Auteuil au ministre. Perte de deux bâtiments. Fertilité du sol. Construction d'un bateau. Il demande un fret de 15 tonneaux dans chaque navire du roi qui viendra à Louisbourg et le passage de dix engagés. Animosité de Vaudreuil contre M. de Monceaux.
8479 Lettre de Saint-Ovide de Brouillan. Recommandation en faveur de d'Auteuil.
8480 Mémoire de d'Auteuil et Jourdan. Ils sollicitent la concession des Iles Madame en toute seigneurie et justice. Ils auront toujours dans leurs magasins du sel, des vivres, de l'eau-de-vie et tout ce qui est nécessaire aux habitants de l'Ile Royale pour la pêche.
8481 Déclaration de Jacques [Ponsier] au sujet de la concession des Iles Madame au sieur Dauteuil.
8482 Couagne au ministre. Costebelle doit lui donner ainsi qu'à La Sonde l'ordre de faire la découverte de l'Ile Saint-Jean.
8483 Le comte de Saint-Pierre demande des canons pour l'établissement des Iles Saint-Jean et Miscou. Le Ludlow est le seul vaisseau de Rochefort propre à servir dans cet établissement.
8484 Lettres patentes de concession des Iles Saint-Jean et Miscou en faveur du comte de Saint-Pierre.
8485 Lettres patentes de concession des Iles de la Madeleine, Brion ou Ramées en faveur du comte de Saint-Pierre.
8486 Lettre de M. Angran. Après avoir entendu les plaintes des négociants de Saint-Malo, Saint-Jean-de-Luz et Liboure, le bureau du commerce s'est prononcé contre les monopoles de pêche et de commerce accordés au comte de Saint-Pierre.
8487 Requête du comte de Saint-Pierre au comte de Toulouse pour la conservation de ses droits de pêche. Signification du mot bature qui a provoqué une querelle entre les pêcheurs de l'Ile Royale et les habitants de Saint-Jean.
8488 Avis du Conseil de commerce sur la contestation survenue entre la Compagnie de l'île Saint-Jean et les négociants de Saint-Malo, Saint-Jean-de-Luz et Liboure. Il est contre le monopole exclusif de pêche accordé à la Compagnie de l'Ile Saint-Jean en 1722, mais approuve les lettres patentes de concession des Iles accordées au comte de Saint-Pierre en 1719.
8489 Documents du Bureau du commerce, relatifs au droit de pêche en l'Ile Saint-Jean.
8490 Document relatif aux plaintes que font les négociants de Saint-Malo, de Saint-Jean-de-Luz et de Liboure, au sujet du trouble qui leur est fait dans leur pêche à la morue par le commandant et les officiers de l'Île Saint-Jean.
8491 Requête des négociants de Saint-Jean-de-Luz et de Liboure, au comte de Maurepas, sur la pêche.
8492 Mémoire sur le commerce exclusif accordé à M. le Comte de Saint-Pierre.
8493 Mémoire anonyme sur l'Ile Saint-Jean. Révocation du monopole de pêche accordé au comte de Saint-Pierre. Abandon de l'Ile Saint-Jean par le comte de Saint-Pierre. Les habitants qui sont restés demandent des titres de concession. Si l'Ile Saint-Jean est abandonnée, les Anglais pourraient s'y établir et ruiner le commerce de l'Ile Royale.
8494 Requête du comte de Saint-Pierre et du marquis de Crèvecoeur, son fils. Ils réclament une indemnité pour avoir été dépouillés des concessions des Iles Saint-Jean, Miscou, etc.
8495 Mémoire sur les concessions des Iles de Saint-Jean et autres à M. le Comte de Saint-Pierre.
8496 Mémoires déposés au Conseil contre la Compagnie de l'Ile St-Jean, par les négociants de Saint-Malo, Saint-Jean-de-Luz et Liboure.
8497 Délibération du Conseil de la marine qui consent à accorder des provisions de gouverneur des Iles de la Madeleine, Saint-Jean, Miscou, etc. à M. de Gotteville.
8498 Lettre du Comte de Saint-Pierre. Pension pour la veuve de Crèvecoeur.
8499 Mémoire pour Mme la marquise de Crèvecoeur. Pension demandée.
8500 Attestation, signée par les habitants de l'Ile Saint-Jean, des services rendus par Simon Billard dit la Valeur.
8501 Lettre de La Jonquière et Bigot au ministre. Bigot fait expédier un bâtiment chargé de marchandises et de vivres pour l'Ile Saint-Jean où les sauterelles ont entièrement ravagé la récolte.
8502 Lettre de La Jonquière. L'ordonnance de Cornwallis prouve que les Anglais s'efforceront toujours de contraindre les Acadiens à vivre sous les lois de la Grande-Bretagne. Il faut aider les Acadiens à se réfugier du côté des Français.
8503 Mémoire sur l'Ile Saint-Jean, ses ressources, son commerce, ses habitants. Description de cette île, etc.
8504 Renseignements demandés sur l'Ile Saint-Jean, située dans le Golfe Saint-Laurent, dans l'Amérique septentrionale.
8505 Traduction d'une notice sur l'Ile du Prince-Édouard transmise à M. le directeur des colonies par César Moreau.
8506 Lettre de M. Tessier demandant les titres de concession des Iles-de-la-Madeleine au comte de Saint-Pierre, ces les ayant été de nouveau concédées en 1798 par le gouverneur anglais du Canada à Ignace Coffin dont les héritiers refusent de reconnaître aux habitants de ces Iles la propriété du sol qu'ils occupent.<br>Lieu de rédaction : Québec
8507 Boisberthelot de Beaucourt. Procès-verbal de l'arrestation de Morpain, capitaine de port, pour tapage nocturne.
8508 Requête des Ursulines de Saint-Germain pour jouir des revenus de la congrégation, maintenant éteinte, de Notre-Dame de Louisbourg.
8509 Listes des vaisseaux venus à l'Ile Royale.
8510 Liste des bâtiments naviguant pour le comte des habitants de l'Ile Royale et des Acadiens.
8511 M. de La Pérelle à Raudot. Mémoire sur l'Ile Royale. Description, climat, richesses naturelles (bois, fruits, animaux, poissons). Avantages et désavantages de Louisbourg, Port Dauphin et Port Toulouse.
8512 Saint-Ovide et Le Normand au ministre. Les armes du roi ont été placées au-dessus de la porte Dauphine. La batterie royale: nombre de soldats commandés par Dangeac, aumônier, etc. L'hôpital: nombre d'aumôniers, jardin, etc. Établissement de La Boularderie. Recrues demandées. On facilitera l'établissement de la nouvelle compagnie de l'Île Saint-Jean qui a demandé une concession au Hâvre Saint-Pierre. Les habitants et les capitaines de vaisseaux refusent de payer les dîmes. Succession d'Isabeau.
8513 Concession à d'Arrigand du Ruisseau et à Plédien à l'Île Royale.
8514 État général des cargaisons des bâtiments qui ont commercé à l'Île Royale en 1737.
8515 Cailly au ministre. Magasin pour les troupes du régiment de Karrer. L'entrepreneur n'a pas eu assez d'argent pour payer l'ouvrage que les troupes ont fait aux fortifications.
8517 Mémoire que Cailly veut présenter à Narrer. Ingérence de Duquesnel dans les affaires du régiment de Karrer. Privilèges demandés.
8518 Du Chambon et Bigot au ministre. Demandant des faux sauniers pour l'Île Saint-Jean et 30 recrues. Le missionnaire Maillard a suivi les Sauvages de l'Acadie. Les soldats n'ont point paru mécontents du refus de leur accorder des congés. Le partage des fonctions de grand vicaire entre Maillard et le supérieur des Récollets a réglé bien des problèmes. Impossibilité de fabriquer de la colle de poisson à l'Île Royale.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8519 Bigot au ministre, concernant les mauvais procédés de Jean Daguet, capitaine de navire.
8520 Bigot au ministre. Projet d'Hiriart pour parvenir à Québec avec un vaisseau, avant que les Anglais ne puissent fermer le passage du fleuve en croisant dans le golfe.
8521 Bigot au ministre. Il lui envoie un état des recettes et dépenses pour l'année 1744.
8522 Bigot au ministre. Il lui envoie l'état des fonds restant en caisse et demande des directives pour l'emploi de ces fonds.
8523 Bigot au ministre. État des dépenses pour les vivres et l'habillement.
8524 Bigot au ministre. Projet d'Hiriart: armement de la Déesse pour Québec.
8525 Bigot au ministre. Les chefs de la révolte des Suisses ont été jugés. Il lui envoie un état de dépenses faites pendant le siège de Louisbourg. Congé pour la France.
8526 Bigot au ministre. Un bateau partira secrètement pour Québec sous les ordres de Chéron. Les conditions proposées par Pascaud pour la Déesse sont fort onéreuses à cause du risque de perdre le bateau.
8527 Bigot au ministre. Les Acadiens refusent de prêter le serment de fidélité que le gouverneur de Chibouctou leur a soumis. La Corne a reçu l'ordre d'inciter les Acadiens à se retirer du côté des Français. Selon l'abbé Le Loutre, les Sauvages vont s'opposer à l'établissement de Chibouctou.<br>Lieu de rédaction : Québec
8528 État des fonds à remettre pour l'habillement des canonniers qui serviront à l'Île Royale.
8529 Résumé d'une lettre de Le Loutre au ministre. Établissement des Anglais à Chibouctou. Ils ont deux corsaires chargés d'intercepter le commerce entre Boston ou l'Acadie et Louisbourg. Projet de fort à la Baie Verte. Ils ont chassé les missionnaires des Mines et de Beaubassin et trouveront des prétextes pour les écarter de toutes les missions. Il incitera les Sauvages à déclarer aux Anglais qu'ils ne souffriront point d'autre établissement en Acadie. Prétentions des Anglais et des Français au sujet des limites de l'Acadie. Les Acadiens ont le droit de quitter l'Acadie.
8530 Des Herbiers au ministre. Événements survenus à Louisbourg après la reprise de possession par les Français. Ruines laissées par les Anglais. Logement du gouverneur et modicité de ses appointements. Des problèmes familiaux l'obligeront à retourner en France. Mariage de d'Estimauville. Sépulture du duc d'Anville.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8531 Bigot au ministre. Dépenses pour le poste Toronto et le nouvel établissement à la rivière de la Présentation. Raisons pour lesquelles ces deux postes sont nécessaires. Moyen de s'emparer de Chouaguen.
8532 Bigot au ministre. Représentations de l'évêque de Québec pour empêcher les protestants de venir commercer au Canada.
8533 Journal du voyage de Franquet à Port La Joie, Havre Saint-Pierre, au port des Trois-Rivières de l'Île Saint-Jean, à la Baie Verte, Beauséjour, Gaspareaux et Port Toulouse. Fortifications, dénombrement des habitants, des soldats et des bestiaux, moeurs des Acadiens, plans et cartes, etc.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8534 Raymond au ministre. Il envoie en France 15 déserteurs irlandais venus d'Halifax.
8535 Raymond au ministre. Déserteurs irlandais.
8536 Boucher au ministre. Les briquetiers ont découvert de la terre propre à faire de la brique, de la tuile et de la poterie et une carrière de pierre de taille dans la Baie des Espagnols. Établissement d'une briqueterie.
8537 Raymond au ministre. Il lui promet un compte-rendu détaillé de sa tournée dans l'Île Royale. Les habitants de l'Île Saint-Jean pourront se nourrir par eux-mêmes, dès l'année prochaine. Terme de sa mission. Surlaville envoyé à la Pointe à Beauséjour. Les renforts reçus et les fortifications de Beauséjour ont rendu les Anglais tranquilles.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8538 Anonyme. Arrivée de Drucourt et de Franquet à l'Île Royale. Tout était tranquille du côté des frontières de l'Acadie et du Canada. La Diane est allée visiter le golfe du côté de la Baie Verte. Le Caméléon est venu à Louisbourg puis est reparti pour Québec.
8539 Poisset au ministre. Il offre au ministre 18,000 livres payables en 3 ans pour la recette des échanges, ventes et autres droits dus au roi depuis 1740 pour le gouverneur de Montréal, ses dépendances, le fort Saint-Frédéric et Détroit.
8540 Mémoire de Bigot sur le droit d'échange du roi, joint à la lettre de Poisset du 4 novembre, 1755 (vol. 9, fol. 186).
8541 Duquesne au ministre. Les sieurs Pacaud négligent leur concession des Îles-de-la-Madeleine. Il propose donc de la donner au chirurgien Arnoux.
8542 La Grive au ministre. Échange de prisonniers. Nombre d'hommes tués ou blessés dans les bataillons d'Artois et de Bourgogne. Les corsaires français ont fait des prises pour 300,000 livres.
8543 Mémoire concernant l'envoie de forces navales à l'Île Royale
8544 Le Neuf de Beaubassin au ministre. Il supplie le ministre d'ordonner le paiement du fret de deux navires.
8545 Prévost envoie un état détaillé des familles de l'Île Royale. Rations et gratifications accordées aux familles des officiers.
8546 Vaudreuil au ministre. Opérations de Boishébert après son départ de l'Île Royale. Ravages causés par les troupes de Niverville au fort Saint-Georges. Exploits de Boishébert contre les soldats des forts Jacques et Bledenesque. Les Anglais ont brûlé la mission des Récollets à Miramichi. Que pouvait tenter Boishébert contre 5,000 soldats ennemis.<br>Lieu de rédaction : Montréal
8547 Anonyme. Observations sur le commerce de France à l'Île Royale de 1750 à 1753. Plaintes des armateurs de Saint-Malo au sujet des pertes subies dans leur commerce avec l'Île Royale, au cours des dernières années. La cause première de ces pertes est le commerce des négociants de Louisbourg avec les Anglais. La Borde, Morains, Larcher et quelques autres se sont enrichis de cette façon. Remèdes: donner la préférence aux marchands français et défendre l'entrée de marchandises anglaises comme le sel, le lard salé, le beurre, etc.
8548 Extrait du registre des concessions données à Louisbourg.
8549 État des emplacements occupés à Louisbourg dans l'enceinte de la place.
8550 Anonyme. Journal du siège de Louisbourg.
8551 Liste des régiments employés par les assiégeants au siège de Louisbourg, commandés par le major Amherst.
8552 Liste des vaisseaux anglais employés au siège de Louisbourg commandés par l'amiral Boscawen.
8553 Anonyme. Journal du siège de Louisbourg.
8554 Délibération du Conseil tenu à Louisbourg au sujet des vaisseaux de guerre qui étaient en rade, commandés par le marquis Des Gouttes. Différents avis exprimés par Des Gouttes, La Houlière, Prévost, Franquet, Saint-Julhien, Marin, etc. pour décider si ces vaisseaux resteraient dans la rade de Louisbourg ou en sortiraient.
8555 Copie des ordres donnés par le chevalier de Drucourt à La Tour, Saint-Julhien, Marin et D'Antonnay. Manoeuvres militaires.
8556 Journal de Drucourt qui relate les événements survenus à l'Île Royale du début de juin à la fin de juillet 1758. Ce journal comprend des lettres d'Amherst, Villejoint, Hardy, Boscawen, Franquet, etc.
8557 Articles de la capitulation de Louisbourg proposés par le chevalier de Drucourt.
8558 Représentations faites à Drucourt au Conseil de guerre tenu à Louisbourg par Prévost, commissaire général de la Marine. Il expose la situation désespérée de la colonie et propose de capituler pour éviter le carnage, le pillage et autres horreurs de la guerre.
8559 Boscawen. On n'a nullement l'intention de faire souffrir les habitants de la ville.
8560 Articles de la capitulation, avec copies de lettres de Drucourt et Amherst de Louisbourg.
8561 État de l'artillerie laissée à Louisbourg, lors de la reddition aux Anglais.
8562 État général des officiers et des soldats tués ou blessés du début juin à la fin juillet.
8563 Suite de petites lettres écrites par le chevalier de Drucourt à M. Des Gouttes, commandant de l'escadre pendant le siège de Louisbourg, concernant les opérations de défense.
8564 Prévost au ministre. Victoire remportée sur les Anglais par des soldats commandés par Marin. Navires coulés à fond par Bellefeuille et ses hommes.
8565 Prévost. Extrait de l'état des officiers, soldats et habitants tués ou blessés depuis le 8 juin jusqu'au 12 juillet inclusivement.
8566 La Houlière au ministre. Arrivée de Paris à la rivière de Miré avec des troupes. Jusqu'ici les Anglais ont occupé toutes les hauteurs dont la place est entourée du côté de la terre. Attaque commandée par Marin, contre les Anglais. Bilan des morts et des blessés: Chauvelin, Garnement, Jarnage, etc. Fortifications établies au Cap Noir. Les ennemis ne cessent de tirer sur les vaisseaux et sur la ville. Positions de l'ennemi.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8567 Franquet au ministre. Position et feu nourri des ennemis. Il est contre l'idée d'abandonner le chemin couvert.
8568 Des Gouttes au ministre. Les bombardements intensifs les ont forcés à rapprocher les vaisseaux de la ville. On a coulé l'Apollon, le Fidèle, la Chèvre et la Ville de Saint-Malo, pour rendre l'accès à la passe plus difficile. Bonne conduite des officiers et des soldats.<br>Lieu de rédaction : Île Royale
8569 La Houlière au ministre. Rend compte des événements survenus lors du siège et de la reddition de Louisbourg.
8570 État des bataillons anglais qui étaient au siège de Louisbourg.
8571 État des vaisseaux de guerre anglais, sous les ordres de l'amiral Boscawen, au siège de Louisbourg.
8572 Marolles au ministre. Attaque de son vaisseau le Célèbre. Le feu qui ravageait le Célèbre se communiqua à l'Entreprenant et au Capricieux. Officiers blessés.
8573 Chevalier de Courserac au ministre. Rend compte de la perte de son navire.
8574 Lettre de [Des Gouttes] à M. de Drucourt, gouverneur de Louisbourg, et à M. Prévost, ordonnateur. Arrivée de l'escadre à Louisbourg.
8575 Drucourt au ministre. Il demande une pension.
8576 Journal de la Sauvage, commandée par le chevalier de Tourville, touchant sa croisière dans le golfe Saint-Laurent et le siège de Louisbourg.
8577 Journal du chevalier de Tourville commandant la Fleur de Lys.
8578 Journal du chevalier de Tourville commandant le Capricieux.
8579 Extrait du journal de la Fleur de Lys. Il manque la fin du texte.
8580 Mémoire sur l'Île Royale et particulièrement sur Louisbourg. Inutilité de conserver l'Île Royale pour mettre en sécurité l'entrée du golfe Saint-Laurent. La forteresse de Louisbourg a coûté beaucoup trop cher, à cause des malversations. Avantages de Chibouctou, Gaspé, l'Île-aux-Coudres et Port Dauphin sur Louisbourg. L'Île Saint-Jean méritait plus de considération. Stérilité du sol et dureté du climat de l'Île Royale. Quant à la pêche, on n'y perdrait pas en se transportant à Gaspé et à Petit Nord. Mahon ne doit pas être échangé contre Louisbourg. Avec Halifax, les Anglais n'ont pas besoin de Louisbourg.
8581 Lettre de l'Hermitte au ministre.
8582 Délibération du Conseil de marine sur une lettre de Costebelle transférer au Canada les officiers qui, comme Villejoin, sont pauvres et indolents: écrire à Villejoin qu'on le cassera s'il ne change; les Anglais veulent engager les Espagnols à faire la pêche à Plaisance: danger de collaboration des Basques.
8583 Précis d'une lettre de Soubras - rapport sur les divers travaux commencés ou terminés à Louisbourg (magasins, maison du gouvernement, forges, casernes, maison du major, etc.); réticence des capitaines de navires à payer le droit d'un quintal de morue; ébauche de quelques règlements pour l'hôpital; invitation aux Sauvages à rencontrer Vaudreuil; mission de La Ronde et Pensens en Acadie: projet d'établissement d'Acadiens au petit Saint-Pierre (Couagne les y conduira), promesse irréalisable d'une année de vivres aux Acadiens; demande des Acadiens aux Anglais.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8584 Précis d'une lettre de Costebelle - différend avec le colonel Moody au sujet du chargement des morues par les Anglais et les Français: on a finalement convenu d'un partage égal; méfiance des pêcheurs au sujet des paiements effectués par les Anglais; bateaux employés à l'évacuation de Plaisance; le Héros partira demain, nombreuses embarcations des habitants et affrètement de deux bâtiments.<br>Lieu de rédaction : Plaisance
8585 Feuille au Conseil - candidats proposés pour les postes de gouverneur (Costebelle), lieutenant du roi (Saint-Ovide et L'Hermitte) et major (Falaise); appointements suggérés.
8586 Délibération du Conseil sur une lettre de Costebelle - situation déplorable des habitants et des troupes de Plaisance qui sont tous passés à l'Île Royale; distribution de vivres aux Acadiens établis à l'Île Royale; démêlés avec Nicholson au sujet de biens mobiliers des Acadiens; les Acadiens n'attendent qu'un vaisseau du roi pour passer au printemps à l'Île Royale; attitude des Sauvages de l'Acadie qui ne veulent point d'Anglais sur leurs terres: Les y maintenir sous main; projet de briqueterie au Port Toulouse; deux flûtes demandées pour le transport d'Acadiens et de matériaux; le vaisseau destiné au Canada pourra apporter des provisions de France et du Canada; logement des officiers et des troupes.<br>Lieu de rédaction : Ile Royale
8587 Délibération du Conseil sur une lettre de Costebelle - transmission du recensement de Plaisance et de l'Île Saint-Pierre et des évaluations des biens immobiliers des habitants de Plaisance; distribution des grèves aux habitants; les officiers en sont privés; dédommagement demandé pour les habitants: lui reprocher; faire sentir l'inconvénient de contraindre les capitaines de navires de pêche à demander un congé pour retourner en France; Dordos, aumônier des pêcheurs basques, contraint de retourner en France: envoyer le S. Gohiache; laisser aux Récollets de Bretagne les affaires religieuses de la colonie; postes de chirurgien à remplir: Viarieu, Le Roux et Lagrange (incompétence des deux derniers, selon Soubras); employer Lefebvre comme maître canonnier; différends (préséance) entre le major et les capitaines et entre La Ronde et de Gannes; congédiement de soldats invalides; faveurs sollicitées par Costebelle: congé, appointements, pension, prix de l'artillerie de Saint-Jean.<br>Lieu de rédaction : Ile Royale
8588 Feuille au Conseil - faire parvenir au plus tôt le Samslack qui est prêt pour l'Île Royale; importance d'envoyer des secours aux Acadiens pour les attirer à l'Île Royale.
8589 Feuille au Conseil - croix de Saint-Louis demandée pour Duvivier et La Ronde: attendre encore continuer à servir.
8590 Feuille au Conseil - envoyer L'Hermitte au Canada et le remplacer par Beaucour comme ingénieur.
8591 Feuille au Conseil - nominations proposées à l'Île Royale: Renon (commandant d'une compagnie), Dupin et Dufiguier (aide-major) et Couagne (lieutenance).
8592 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale par le sieur. Degoutin commis audit pays de Monsieur Gaudion, trésorier général de la Marine pendant l'année 1716 pour le service et entretien de la colonie suivant le compte arrêté audit commis par Monsieur de Soubras commissaire ordonnateur de la Marine audit pays. Détail des fonds ordonnés par le roi pour les fortifications, les achats de provisions, les appointements des officiers, les troupes, les présents aux Sauvages, etc.; état des recettes provenant de la vente d'un hangar, d'un emplacement et d'effets des magasins du roi; état des dépenses pour les fortifications, les achats de marchandises et munitions, les appointements des officiers, les gratifications, les troupes, les présents aux Sauvages, la chapelle et l'hôpital, etc.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8593 Balance des fonds ordonnés et remis à la colonie pour les dépenses des fortifications pendant la présente année 1724.
8594 Balance des recettes et dépenses des fonds de la colonie pour les années 1721-1729.
8595 Balance des recettes et dépenses des fonds des fortifications de l'Île Royale pour les années 1720-1729; observations de Le Normant de Mézy sur les comptes de Degoutin, commis des trésoriers généraux.
8596 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1726, signé par Le Normant de Mézy - achats de marchandises et munitions; appointements des officiers et autres entretenus (noms mentionnés); gratifications (noms mentionnés); solde et entretien des six compagnies françaises; présents à faire aux Sauvages; sommes accordées aux Récollets et aux religieux de la Charité; solde de 4 boulangers; loyer de la maison du commissaire ordonnateur; dépenses pour le chauffage, etc.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8597 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1727, signé par Le Normant de Mézy.
8598 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1729 sur les fonds de la colonie.
8599 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1729 sur les fonds des fortifications.
8600 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1728 sur les fonds des fortifications.
8601 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1728 sur les fonds de la colonie.
8602 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1730.
8603 Bordereau de la recette et dépense à l'Île Royale pendant l'année 1731.
8604 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1731, signé par Le Normant de Mézy.
8605 Bordereau des lettres de change tirées sur Monsieur Moufle de La Tuilerie trésorier général de la marine sur l'exercice de 1732 à compte des dépenses de l'Île Royale de ladite année, signé par Rondeau.
8606 Etat des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1732, signé par Mézy.
8607 Bordereau de la recette et dépense des fonds faites à l'Île Royale pour l'année 1732.
8608 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pour l'année 1732.
8609 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année mil sept cent trente trois.
8610 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pour l'année 1733.
8611 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pour l'année 1734.
8612 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1734.
8613 État des fonds nécessaires pour la continuation des ouvrages à faire aux fortifications de Louisbourg, signé par Verrier.
8614 Mémoire au sujet de la remise des fonds faite à l'Île Royale en l'année 1734 pour les dépenses de la colonie.
8615 État des sommes que le roi veut et ordonne être employées par M. Barthélémy Maufle de La Tuillerie trésorier général de la Marine pour le payement des dépenses mentionnées cy après que Sa Majesté a ordonné être faites pour les ouvrages des fortifications et bâtiments de Louisbourg et autres postes de l'Île Royale et de l'Île Saint-Jean pendant l'année 1734.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8616 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1735.
8617 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1736.
8618 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1737, signé Le Normant de Mézy.
8619 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1736, signé Rondeau, Sabatier et Le Normant.
8620 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale l'année 1737, signé par Rondeau, Sabatier et Le Normant.
8621 Droits de contrôle 1738 Pour compter avec M. Rondeau trésorier à l'Île Royale des droits de quittances provenant des dépenses qui ont été faites en la dite Île pendant l'année 1738.
8622 Droits de contrôle 1737 Pour compter avec M. Rondeau trésorier à l'Île Royale des droits de quittances provenant des dépenses qui ont été faites en la dite Île pendant l'année 1737.
8623 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1738, signé Le Normant.
8624 Droits de contrôle 1738 Pour compter avec M. Rondeau trésorier à l'Île Royale des droits de quittances provenant des dépenses qui ont été faites en la dite Île pendant l'année 1738, signé par Rondeau.
8625 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1738, signé par Rondeau, Sabatier et Bigot.
8626 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1739, signé Le Normant.
8627 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1739, signé par Rondeau, Sabatier et Bigot.
8628 Droits de contrôle 1739 Pour compter avec M. Rondeau trésorier à l'Île Royale des droits de quittances provenant des dépenses qui ont été faites en la dite Île pendant l'année 1739, signé par Rondeau.
8629 État des payements que le roi veut et ordonne être faits par M. Barthélémy Moufle de La Tuillerie trésorier général de la marine pour les dépenses mentionnées cy après faites et à faire pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1740.<br>Lieu de rédaction : Marly
8630 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer 203,296 livres, 9 sols, 6 deniers au paiement des dépenses de l'Île Royale pendant la présente année.
8631 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1740, signé par Bigot.
8632 Lettre de l'Intendant Bigot, adressée au ministre.
8633 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1740, signé par Rondeau, Sébastien et Bigot.
8634 État des sommes que le roi veut et ordonne être payées par Me Marcelin François Zacharie de Selle trésorier général de la Marine pour les dépenses mentionnées cy après que Sa Majesté a ordonné être faites pour les ouvrages des fortifications et bâtiments de Louisbourg et autres postes de la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1741.<br>Lieu de rédaction : Marly
8635 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer 128,100 livres au paiement des dépenses des fortifications et autres travaux à l'Île Royale en 1741.
8636 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me Marcelin François Zacharie de Selle trésorier général de la Marine pour les dépenses mentionnées cy après faites et à faire pour le service de Sa Majesté et la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1741.<br>Lieu de rédaction : Marly
8637 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 246,038 livres, 11 sols, 1 denier aux dépenses de l'Île Royale.
8638 Droits de contrôle 1741 Pour compter avec M. Rondeau trésorier à l'Île Royale des droits de quittances provenant des dépenses qui ont été faites en ladite Île pendant l'année 1741.
8639 Bordereau de la recette et dépenses faites à l'Île Royale pendant l'année 1741, signé par Rondeau, Bigot et Sabatier.
8640 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me Barthélémy Moufle de La Tuilerie, trésorier général de la Marine, pour les dépenses cy après faites et à faire pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Ile Royale pendant l'année 1742.
8641 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 216,925 livres, 19 sols, 9 deniers au paiement des dépenses de l'Île Royale pour l'année 1742.
8642 État des sommes que le roi veut et ordonne être payées par Me Barthélémy Moufle de La Tuillerie trésorier général de la Marine pour les dépenses mentionnées cy après que Sa Majesté a ordonné être faites pour les ouvrages des fortifications et bâtiments de Louisbourg et autres postes de la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1742.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8643 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 128,100 livres pour les fortifications et autres ouvrages de la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1742.
8644 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1742, signé par Rondeau, Bigot et Sabatier.
8645 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1743, signé par Rondeau, Sabatier et Bigot.
8646 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me François Marcelin Zacharie de Selle, trésorier général de la Marine, pour les dépenses mentionnées cy après, faites et à faire pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1743.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8647 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 231,161 livres, 3 sols, 4 deniers au paiement des dépenses de l'Île Royale pour l'année 1743.
8648 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1743, signé par Bigot.
8649 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me Louis Barthélémy Moufle de Georvile, trésorier général de la Marine, pour les dépenses mentionnées cy après faites et à faire pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Île Royale pendant 1744.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8650 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 260,878 livres, 8 sols, 4 deniers au paiement des dépenses de l'Île Royale pour l'année 1744.
8651 Balance du compte du trésorier de l'Île Royale de l'exercice de 1744, signé par Bigot.
8652 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1744, signé par La Borde, Sabatier et Bigot.
8653 État des fonds nécessaires pour la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1745. Document inachevé.
8654 Extrait de l'état et ordre du roi pour les dépenses de l'Île Royale pendant l'année 1745.
8655 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me Marcelin François Zacharie de Selle, trésorier général de la Marine, pour les dépenses mentionnées cy après, faites et à faire pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Île Royale pendant l'année 1745.
8656 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 301,933 livres, 5 deniers au paiement des dépenses de l'Île Royale pour l'année 1745.
8657 Bordereau des fonds à ordonner pour acquitter ce qui reste dû des dépenses faites à l'Île Royale pour les différents besoins du service pendant l'année 1745, signé par Sabatier.
8658 État des paiements que le roi veut et ordonne être faits par Me Marcelin François Zacharie de Selle, trésorier général de la Marine, pour les dépenses mentionnées cy après faites pour le service de Sa Majesté à la colonie de l'Île Royale pendant 1745.
8659 Ordre du roi au trésorier général de la Marine d'employer la somme de 914,574 livres, 11 deniers pour les dépenses de l'Île Royale en 1745.
8660 Bordereau des lettres de change tirées sur Me Marcelin François Zacharie Deselle conseiller du roi trésorier général de la Marine par le sieur Jean Laborde chargé de la reddition des comptes de feu sieur Jacques Philippe Rondeau trésorier de la Marine à l'Île Royale pour les paiements des acquits de dépenses faites en ladite Île pendant l'année mille sept cents quarante cinq, les dites lettres de change payables en juin, juillet, août et septembre de l'année mille sept cents quarante huit. Ainsi qu'il suit. Signé par Bigot et La Borde.<br>Lieu de rédaction : Rochefort
8661 Lettre de François Bigot au ministre - transmission du bordereau des lettres de change qui ont été tirées sur M. de Selle pour le paiement des dépenses de l'Île Royale de 1745; il est prêt à s'embarquer.
8662 État des fonds nécessaires d'ordonner pour les dépenses faites et à faire à l'Île Royale pendant l'année 1749, signé Prévost.
8663 Bordereau des dépenses faites à l'Île Royale depuis la prise de possession de Louisbourg jusqu'au vingt octobre de l'année 1749, signé par Prevost.
8664 État des fonds nécessaires pour faire les ouvrages des réparations dans les bâtiments du roi à Louisbourg et autres ouvrages neufs à faire au Port Toulouse et Île Saint-Jean pendant l'année 1749, signé par Boucher et Prevost.
8665 Bordereau de la recette et dépense faites à l'Île Royale pendant l'année 1749, signé par La Borde, Séguin et Prevost.
8666 État des fonds nécessaires d'ordonner pour les dépenses de l'Île Royale pendant l'année 1750, signé par Prevost.
8667 État sommaire des paiements qui ont été faits à la colonie de l'Île Royale pour les dépenses de l'exercice de l'année 1756 depuis le premier janvier jusques et compris le dix décembre de la dite année, signé par Prevost.
8668 Bordereau de la recette et dépense faites à l'Île Royale pendant l'année 1750, signé par La Borde, Séguin et Prévost.
8669 Procès-verbal de la mise des acquits et ordonnances mentionnés dans le bordereau ci-dessus en une caisse remise à La Jonquière pour le trésorier des colonies.
8670 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1751, signé par La Borde, Séguin et Prevost.
8671 Procès-verbal de la mise en caisse des marchés, états, certificats, ordonnances, quittances et autres acquits mentionnés au bordereau ci-dessus et de leur remise à Salaberry, commandant du Parham, chargé de les transmettre au trésorier des colonies à Rochefort. Signé par La Borde, Salaberry, Prevost et Séguin.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8672 État des fonds nécessaires d'ordonner pour les dépenses de l'Île Royale pendant l'année 1752, signé par Prevost.
8673 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1752, signé par La Borde, Séguin et Prévost.
8674 État des fonds nécessaires d'ordonner pour les dépenses de l'Île Royale pendant l'année 1754, signé par Prevost.
8675 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1753, signé par La Borde, Legac et Prevost.
8676 Bordereau de la recette et dépense faite à l'Île Royale pendant l'année 1754, signé par La Borde, Legac et Prevost.
8677 Procès-verbal de la mise en caisse des marchés, états, certificats, ordonnances, quittances et autres acquits mentionnés au précédent bordereau et de leur remise à Guichen, commandant du Formidable, pour les transmettre au trésorier de la Marine du port où il abordera. Signé par La Borde, Prevost, Legac et Guichen.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8678 Bordereau des paiements qui ont été faits à la colonie de l'Île Royale pour les dépenses de l'exercice de l'année 1757 depuis le premier janvier jusques et compris le quinze décembre de ladite année, signé par Prevost.
8679 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras datée du 15 novembre 1717. État des vivres reçus en 1717, de la dépense qui en a été faite et de leur distribution dans les divers postes.
8680 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras datée du 4 décembre 1717. État des vivres reçus et achetés en 1716 et 1717. Le manque d'ordre provoque le vol et la dissipation des vivres. Les Sauvages d'Acadie et les habitants ont consommé beaucoup de vivres. Le commerce avec le Canada diminuerait de beaucoup les dépenses. Paresse, ivrognerie et libertinage des ouvriers.
8681 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras datée du 20 novembre 1717. Butler, négociant de La Rochelle, sera remboursé pour les vivres et autres effets qu'on lui a pris dans le magasin de l'Île Royale.
8682 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Léon Caillouet, armurier à l'Île Royale. Les lettres de change qu'on lui a données en guise d'appointements lui ont très peu rapporté.
8683 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Bourville nommé à la Majorité de l'Île Royale, datée du 17 juin 1718, à Brest.
8684 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Bourville, Major à Rochefort, datée du 2 juillet 1718. Il demande ses appointements et ses ordres pour commander.
8685 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Beaucours, lieutenant du roi à l'Île Royale, datée du 17 novembre 1717. Il demande la permission que le sieur de Perelle soit autorisé à épouser la soeur de sa femme.
8686 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Saint-Ovide, datée du 11 septembre 1718 à Louisbourg. Il fait état du manque de vivres et des différends qui existent entre les marchands et les habitants. Il place des Lieutenants dans les différents ports, afin d'éviter le pillage.
8687 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Saint-Ovide, datée du 20 décembre 1718, concernant deux procès-verbaux qui relatent l'assassinat de deux hommes dans la Colonie. Le sieur Morpain, capitaine de port et le nommé Jean Vildieu demandent grâce au Conseil pour leur geste malheureux.
8688 Délibération du Conseil de la Marine sur les sommes allouées pour les fortifications à l'Île Royale.
8689 Délibération du Conseil de la Marine. Le cas de Jean Vildieu accusé de meurtre est graciable.
8690 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide qui préfère Port Toulouse à Louisbourg. Le Conseil ne veut rien changer.
8691 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Mrs. de Saint-Ovide et Soubras, datée du 9 janvier 1719. Ils ont un besoin pressant de vivres.
8692 Délibération du Conseil de la Marine sur le cas de Morpain accusé d'avoir tué Bellegarde.
8693 Délibération du Conseil de la Marine sur les suggestions de Saint-Ovide et Soubras. Pour remplir les divers postes du Conseil supérieur, Pensens, Degoutin, Sabatier et Le Vasseur sont proposés.
8694 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide et Soubras datée du 9 janvier 1719. Pillage à Canso d'un petit bateau anglais.
8695 Délibération du Conseil de la Marine. Arrêter Sans Souci dit Le Marchois, tailleur de pierre, et l'obliger à se rendre à l'Île Royale ou à rendre les avances qu'il a reçues.
8696 Délibération du Conseil de la Marine. Promotions: Dangeac, Couagne et Du Vivier.
8697 Délibération du Conseil de la Marine sur un Mémoire de M. de Verville, sur les matériaux nécessaires à la construction de casernes.
8698 Feuille au Régent sur un extrait de lettre du sieur La Boularderie, enseigne de vaisseau. Il demande compensation pour s'être rendu à Port Toulouze, malgré les problèmes et le retard causés.
8699 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Mrs. de Saint-Ovide et Soubras, datée du 9 janvier 1719, concernant la vente des vaisseaux du roi.
8700 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Barailh dans laquelle il explique pourquoi il est allé à Port Dauphin plutôt qu'à Louisbourg.
8701 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Mésy datée du 1er décembre 1719. Fonds des fortifications. Commodités et inconvénients du port de Louisbourg. Vues de Verville sur la situation des casernes, des fortifications et du magasin. Florenceau aurait été négligent. Différend entre Mésy et Saint-Ovide au sujet de la juridiction sur la justice, les magasins et les fonds. Le Vasseur et Genier proposés pour les postes de contrôleur et de greffier. Lieu des séances du Conseil supérieur.
8702 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre du sieur de La Boularderie, enseigne de vaisseau, qui demande un sauf conduit de quatre mois pour régler ses affaires en France. Ce qui lui permettra d'établir la concession à l'Île Royale, accordée par le Conseil.
8703 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. de Saint-Ovide, datée à Louisbourg le 23 octobre 1719. Les effets embarqués à Rochefort et au Port Dauphin sont déchargés. M. de Mesy s'installe à Louisbourg. Il rend compte des derniers événements au Conseil.
8704 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. Barrailh à bord de la flutte le Dromadaire, au port de Louisbourg le 6 novembre 1719. Il rend compte d'un différend avec M. de Mesy. Il manque 500 tonnes de pierre de chaux. Il parle du climat tendu dans la Colonie et des conditions de vie difficiles.
8705 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. de Verville, datée à Louisbourg le 30 octobre 1719, concernant les travaux aux fortifications et les conditions de vie difficiles à Louisbourg.
8706 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. de Saint-Ovide, datée à Louisbourg le 30 octobre 1719. Perte du bateau du roi le Marie-Joseph et autres affaires sur le pillage de Canco.
8707 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. de Saint-Ovide et de Mésy, datée du 29 novembre 1719, concernant le sieur Izabeau, entrepreneur. M. de Verville demande des outils.
8708 Délibération du Conseil de la Marine sur la levée d'ouvriers pour les colonies.
8709 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 10 juin 1720. Les marchands, qui furent pillés à Canso, se sont rendus à Boston pour obtenir la restitution de leurs biens.
8710 Délibération du Conseil de la Marine sur une supplique des officiers de l'Amirauté établie à Louisbourg.
8711 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 24 novembre 1719. Le Conseil approuve une augmentation des appointements de Gaulin qui a menacé d'abandonner son oeuvre missionnaire.
8712 Délibération du Conseil de la Marine. On devra accepter les offres de l'entrepreneur des fortifications pour cette année, même s'il demande un prix exorbitant.
8713 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras datée du 22 septembre 1714. Construction de la maison du gouvernement, de magasins et de casernes. Les capitaines de navires répugnent à payer le droit d'un quintal de morues, pour l'hôpital. Mission de La Ronde et Pensens en Acadie.
8714 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête des veuves Du Vivier et Saillant pour obtenir une pension.
8715 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Soubras, Commissaire et ordonnateur à l'Île Royale, qui demande des vivres et autres secours nécessaires pour la garnison.
8716 Délibération du Conseil de la Marine sur la proposition de L'Hermitte de faire des cartes de tous les havres de l'Île Royale et de l'Île de Sable.
8717 Délibération du Conseil de la Marine sur le transport gratuit de vivres par des bateaux allant à l'Ile Royale.
8718 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de M. l'Hermitte, lieutenant du roi à l'Île Royale.
8719 Délibération du Conseil de la Marine qui accorde à L'Hermitte la somme de 510 livres qui appartenait au roi dans la maison qu'il avait fait construire.
8720 Délibération du Conseil de la Marine sur des demandes qu'il a faites pour savoir si on donne à tous les ouvriers de l'Île Royale des gages, et sur quels fonds ils sont payés.
8721 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête présentée par de La Motte au nom des habitants de l'Île Royale. Ne pas permettre aux marchands de France de vendre au détail dans cette colonie. Distribution des graves. Accorder aux habitants la concession des endroits où ils se sont établis.<br>Lieu de rédaction : Louvre
8722 Délibération du Conseil de la Marine sur une demande du sieur La Perelle, Lieutenant de camp à l'Île Royale, lequel a apporté au Conseil les paquets du Gouverneur de cette Ile.
8723 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. Landreau, datée à Bayonne le 4 avril 1716, concernant sa demande pour des vivres.
8724 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Sainte-Marie, Capitaine, qui demande son retour en France pour s'occuper de ses affaires.
8725 Délibération du Conseil de la Marine sur une demande du sieur Prévost de Fontenay, enseigne et ingénieur à l'Île Royale, qui demande la première Lieutenance dans la Colonie
8726 Délibération du Conseil de la Marine sur une supplique du nommé Langlois, cy devant habitant de l'Acadie, qui demande de passer à l'Île Royale pour y rejoindre sa femme et ses cinq enfants.
8727 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Subercase, Gouverneur de l'Acadie, qui réclame le paiement de ses appointements pour l'année 1710.
8728 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Thomas Read, Anglais, capitaine et propriétaire du navire la Marie-Elisabeth. Il demande dédommagements pour avoir transporté des habitants français à Louisbourg.
8729 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête de Thomas Read qui demande le remboursement des dépenses encourues lors de l'évacuation de Plaisance pour le transport des habitants.
8730 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre des Récollets de la province de Bretagne, missionnaires à l'Île Royale. Ils réclament l'augmentation de leurs gratifications et aumônes.
8731 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du Comte Dagrain, aide major à l'Île Royale, datée à Rochefort le 7 mai 1716. Il demande dédommagement pour l'aider à vivre à l'Île Royale.
8732 Délibération du Conseil de la Marine. M. de Lasson veut qu'on lui paie l'armement de la valeur commandée par Saint-Ovide en 1710.
8733 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Dufort datée du 31 mai 1716. Il n'a pas le temps de s'embarquer sur la Charente et demande à passer sur l'Atalante.
8734 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête de Thomas Read pour être payé en argent et non en billets d'État.
8735 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du nommé Bernard La Fargue dit la Roze. Il demande à retourner à l'Île Royale pour s'y établir.
8736 Délibération du Conseil de la Marine sur une demande d'Antoine Pettiteau, qui demande de pouvoir aller travailler à l'Île Royale.
8737 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Barrailh à bord de la flûte la Charente, mouillée à l'Ile d'Aix le 10 juin 1716. Il réclame des vivres pour l'équipage avant de pouvoir repartir.
8738 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Salle, Lieutenant de Compagnie en Canada. Il demande à s'embarquer sur l'Atalante en route vers Québec.
8739 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Michel Bacarette, habitant de Plaisance, datée du 13 juin 1716 à La Rochelle. Il demande de passer à l'Île Royale sur un vaisseau du roi.
8740 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Barrailh, à bord de la flutte la Charente à la rade de l'Ile d'Aix les 15 et 16 juin 1716. Il fait part des conditions de vie à bord du bateau.
8741 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête de Thomas Read pour être payé en argent et non en billets d'État.
8742 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Courbon Saint-Léger, datée à Rochefort le 27 juin 1716. Il demande que les sommes d'argent pour la Colonie soient embarquées sur l'Atalante avant son départ.
8743 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Le Gangneulx datée à Saint-Malo le 28 juin 1716. Il est question d'une cargaison de nourriture sur un bâtiment qui a appareillé le 26 juin 1716.
8744 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Jean Butler, négociant à La Rochelle, datée du 23 juin 1716. Il réclame paiement pour les vivres qu'il a fournis pour la garnison de l'Île Royale en novembre dernier.
8745 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre des sieurs Pierre Dupont et Pierre Labat, négociants de Bayonne. Ils demandent paiement d'une lettre de change.
8746 Délibération du Conseil de la Marine. Donner à la veuve de Béreau de Monségur la somme de 6,000 livres pour la dédommager de la perte de deux graves confisquées au profit des marchands.
8747 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle au Port Toulouse, datée du 26 octobre 1716, concernant les activités de son bateau l'Atalante et de l'équipage.
8748 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Perelle, Lieutenant, qui demande un congé pour cause de maladie.
8749 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Rapinot à Louisbourg, le 25 octobre 1716. Il demande que le Conseil ordonne aux habitants de payer les billets à leur échéance, à cause de la perte de son navire.
8750 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Claude Reuze, veuve Boyard, concernant le retour de son fils en vue du règlement d'une succession.
8751 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, Gouverneur de l'Île Royale au Croisée le 30 décembre 1716, concernant son incapacité à rentrer en France.
8752 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la femme du Maître canonier du Port Dauphin, qui demande les appointements de son mari pour l'aider à survivre à Rochefort.
8753 Délibération du Conseil de la Marine sur une demande du sieur de Saint-Martin de l'Île Royale au sujet du remboursement de billets de l'Etat pour services rendus au roi.
8754 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Ballon Deffairan, enseigne de compagnie à l'Île Royale. Il demande qu'on lui accorde une compagnie suite à ses états de service.
8755 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur La Grange, chirurgien. Il demande dédommagements pour services rendus en tant que chirurgien Major dans la Colonie.
8756 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la femme de Léon Caillouët, maître arquebusier à Rochefort, datée du 16 janvier 1717. Elle demande que les gages de son mari lui soient versés.
8757 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Lartique concernant le règlement de deux billets, fait par M. de Saint-Ovide en 1709 et qui devaient être payés dans l'année suivante.
8758 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Mrs. De Labat et Du Pont, qui réclament règlement d'une lettre de change émise en l'année 1715, pour échange de vivres.
8759 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la veuve Caron agée de 80 ans, qui demande le retour de son petit-fils en France pour prendre soin d'elle.
8760 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de la demande faite par Mrs. Labat et Du Pont à Bayonne concernant les lettres de change encore impayées pour les années 1715 et 1716.
8761 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la Dame veuve du Vivier. Elle demande la protection et l'aide du Conseil en considération des années de service de son mari à l'Île Royale.
8762 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle sur le passage des effets des officiers sur les vaisseaux du roi.
8763 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait des lettres de M. de Saint-Ovide, lieutenent du roi, commandant à Louisbourg en date du 27 octobre 1716 et des 16, 18, 20 et 30 novembre 1716. Il rend compte de la situation pénible qui sévit à Louisbourg. Il demande des vivres, canons et soldats et l'exécution de travaux indispensables aux fortifications.
8764 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettres de M. de Soubras sur l'envoi en France du vaisseau du roi, la Marie-Joseph, datées du 15 et 25 janvier 1717.
8765 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la Dame veuve du Vivier. Elle demande au Conseil d'accorder une expectative d'Enseigne pour son fils aîné et de Cadet pour trois autres de ses fils, en reconnaissance des services rendus par son mari, en tant que premier Capitaine. Elle est sans ressources depuis la mort de son mari. Elle doit s'occuper de six enfants.
8766 Délibération du Conseil de la Marine. Il faudra distribuer gratuitement des outils et des grains aux soldats qui obtiendront des concessions.
8767 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle qui donne son avis favorable à la demande faite par la dame du Vivier.
8768 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Grange, chirurgien employé par le roi à l'Île Royale. Il demande compensation pour ses pertes et la permission d'exercer la chirurgie à Louisbourg et dans les autres lieux de l'Île Royale.
8769 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Soubras, datée du 8 décembre 1716, qui fait des observations sur le Mémoire de M. de Verville concernant les fortifications à Louisbourg et au Fort Toulouze.
8770 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. Soubras, datée du 20 janvier 1717, sur le décompte des soldats.
8771 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait des demandes de M. de Soubras des 22 novembre 1716 et 15 janvier 1717, sur ses appointements et le travail qu'il a effectué dans la Colonie.
8772 Délibération du Conseil de la Marine sur un placet des maîtres et armateurs qui vont à la pêche à l'Île Royale. Ils se plaignent qu'Hirigoyen commerce avec les Anglais.
8773 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Soubras, datée du 8 janvier 1717, concernant les ouvriers.
8774 Délibération du Conseil de la Marine sur des extraits de lettres de M. Soubras, datées du 30 novembre 1716 et du 10 janvier 1717, concernant la police des troupes.
8775 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle sur l'incapacité de faire exécuter le contenu du Mémoire de M. de Verville portant sur le projet des fortifications du Fort.
8776 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. Soubras au Port Dauphin, datée du 20 janvier 1717, concernant l'Etat des vivres envoyés pour les troupes de la garnison.
8777 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettres de M. Soubras sur plusieurs affaires, datées des 2 et 26 novembre, 1, 6 et 11 décembre 1716 et des 15 et 20 janvier 1717. Il est question de la construction d'une frégate de 30 canons. Il demande de faire acquitter des lettres de change pour la subsistance de la garnison. Manque de munitions. Qualité des marchandises et prix excessif. L'habillement des soldats et les dépenses courantes, etc....
8778 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, Gouverneur de l'Île Royale sur une requête de lieutenance et d'enseigne pour ses neveux dans la Marine.
8779 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Soubras datée du 10 janvier 1717, sur la destination du Brigantin du roi, le Coste-Belle en Canada et sur le commerce à faire aux Iles.
8780 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, Gouverneur de l'Île Royale, concernant le règlement de lettres de change.
8781 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Varin, sculpteur du roi, qui demande un congé en faveur de son neveu Antoine Varin, soldat depuis cinq ans à l'Île Royale et aide chirurgien.
8782 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Saint-Martin, habitant de l'Île Royale. Qui demande compensation pour les pertes subies et services rendus.
8783 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Costebelle relative à ses appointements.
8784 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre concernant les rations envoyées par M. de Soubras le premier janvier.
8785 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettres de M. de Soubras, datées des 8 et 20 janvier 1717, portant sur les dépenses des années 1714-1716.
8786 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait des demandes faites par Mrs. de Costebelle et Soubras et datées du 2 mars 1717.
8787 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de René Mathieu, maître menuisier, qui demande à embarquer sur le vaisseau du roi pour retourner s'établir à l'Ile Royale.
8788 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, concernant le naufrage d'un vaisseau français à l'Île Royale.
8789 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de La Forest, écrivain du roi, qui demande grâce et réhabilitation auprès du Conseil.
8790 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Soubras, datée du 1er décembre 1716, concernant les vivres fournis et supplément aux soldats travaillants.
8791 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur LaGrange, chirurgien, qui réclame des vivres et la permission de voyager avec ses engagés sur le vaisseau du roi. Il retourne à l'Île Royale pour y exercer sa profession.
8792 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras demandant qu'il soit accordé une prolongation d'un an pour viser les papiers de ce qui reste dû par le roi dans la colonie de l'Île Royale.
8793 Délibération du Conseil de la Marine qui approuve la suggestion de Soubras de confier à Saint-Ovide le commandement de Port Toulouse avec Pensens en second. Il saura mieux que Beaucourt attirer les Acadiens dans ce lieu.
8794 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle qui demande 76 tonneaux de vivres.
8795 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Sainte-Marie, capitaine de Compagnie, qui demande la formation d'une Compagnie et la construction d'un magasin à munitions.
8796 Délibération du Conseil de la Marine sur la requête du provincial des religieux de la Charité. Exigences liées à l'établissement d'un hôpital: bâtisse, vivres, meubles, remèdes, etc.
8797 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, concernant une accusation portée contre lui au Conseil supérieur de Québec, par le sieur Lartigue, syndic de l'armement.
8798 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Sainte-Marie, capitaine, qui demande à nouveau la permission de former une Compagnie de canoniers et de bombardiers.
8799 Délibération du Conseil de la Marine sur les Fonds à ordonner pour les fortifications de l'Île Royale, de la présente année 1717.
8800 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de La Flocelière à Rochefort, datée du 20 mai 1717, qui demande à embarquer sur la frégate l'Atalante.
8801 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Degoutin, commis des trésoriers de la Marine à l'Île Royale, qui demande la permission et un nouveau passeport de la Cour d'Angleterre, afin d'aller récupérer les effets de feu son père dans les Colonies cédées à l'Angleterre.
8802 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du nommé Jean Thiery, marchand de Québec, qui demande à embarquer sur le vaisseau du roi pour l'Île Royale.
8803 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, qui demande un congé pour aller en France après 17 ans de loyaux services.
8804 Délibération du Conseil de la Marine sur une somme à accorder à M. de Verville, ingénieur, pour la remise en état des plans des fortifications de l'Île Royale.
8805 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Forest, écrivain du roi, qui doit partir pour l'Île Royale. Il demande un passage sur la frégate l'Atalante, pour lui, son fils aîné, un valet et une servante, plus quatre tonneaux de provisions et de meubles.
8806 Délibération du Conseil de la Marine sur des extraits de lettre de M. Marin, commissaire de la Marine à Saint-Malo, datée du 28 avril 1717, qui relate l'état des vivres à leur arrivée à l'Île Royale. Un second extrait d'une lettre de M. de Lusancay de Nantes, datée du 30 avril 1717, concernant encore l'état des vivres.
8807 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Pérelle, lieutenant de Compagnie à l'Île Royale, qui réclame ses gages pour l'année 1716.
8808 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Verville, ingénieur. Il demande des appointements comme ceux des brigadiers pour son voyage à l'Île Royale et les ouvrages qu'il doit y faire.
8809 Délibération du Conseil de la Marine. Degoutin demande un passeport pour aller en Acadie retirer les effets de la succession de son père.
8810 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de La Pérelle.
8811 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la veuve Du Vivier, qui réclame les appointements de son mari pour les années 1712 et 1713.
8812 Délibération du Conseil de la Marine sur un mémoire concernant les fortifications de l'Île Royale.
8813 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, qui demande augmentation de ses appointements ou gratification ou bien une pension comme Gouverneur de l'Île Royale pour les pertes et dépenses faites à Plaisance.
8814 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Sainte-Marie, capitaine de Compagnie, qui demande compensation monétaire ou autre pour ses pertes subies à Plaisance.
8815 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Costebelle, qui demande à honorer deux lettres de change.
8816 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait d'une supplique de la dame Du Vivier, veuve du capitaine de Compagnie, mort à l'Île Royale. Elle demande un passage pour l'Île Royale, pour elle, son enfant, une nourrice et deux domestiques afin d'aller s'y installer
8817 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de la femme du nommé Jacaut, canonnier, entretenue à l'Île Royale.
8818 Délibération du Conseil de la Marine sur les changements proposés dans les divers postes de l'Île Royale pour Saint-Ovide, Costebelle, Beaucourt et Ligondès.
8819 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Sainte-Marie, capitaine, qui demande compensation pour ses pertes et un passage sur l'Atalante.
8820 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait d'une demande de passage pour M. de Costebelle et sa famille sur le vaisseau du roi.
8821 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de La Pérelle, lieutenant de Compagnie, qui demande le passage d'un de ses parents pour venir servir comme cadet à l'Île Royale.
8822 Délibération du Conseil de la Marine sur des propositions faites pour l'Île Royale.
8823 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Beauharnois, datée du 10 juillet 1717, concernant une déclaration du pilote de vaisseau la Marie-Joseph, le nommé La Chenaye.
8824 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Jean Buttler, datée du 14 août 1717 à La Rochelle. Il réclame le règlement de deux lettres de change.
8825 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Sainte-Marie, capitaine de Compagnie à l'Île Royale, à bord de l'Atalante, datée du 11 août 1717. Il réclame le règlement d'une lettre de change.
8826 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide. Les vivres ont manqué à Plaisance. Différend entre Soubras et Ligondès. Visite d'inspection à Port Toulouse et à Port Dauphin. Misère des ouvriers et des soldats de Port Toulouse.
8827 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Pensens, capitaine à l'Île Royale, venu en France sur l'ordre de M. de Saint-Ovide. Il réclame le remboursement de son passage ainsi qu'une ordonnance pour son voyage de Nantes à Paris et son retour à Rochefort.
8828 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide et Soubras. Arrivée du Guillaume et de l'Atalante. Mort de Costebelle. Beaucourt envoyé à Louisbourg avec la compagnie de Villejoint. La pierre de taille est bien dure et l'on cherche maintenant de la pierre à chaux. Saint-Ovide a laissé hiverner dans les postes les officiers mariés et a distribué les garçons chez les habitants. Beaucourt conduira l'exécution des travaux de Verville. Soubras et Saint-Ovide iront à Port Toulouse. Bons services de La Boularderie.
8829 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Sainte-Marie, capitaine à Louisbourg, datée du 11 novembre 1717. Il réclame protection pour la fille de feu M. de Costebelle, en raison des services rendus par son père.
8830 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Saint-Ovide, datée du 18 septembre 1717 à Louisbourg. Les vivres manquent à Plaisance. Différend entre M. Soubras et Legondis. Visite d'inspection à Port Toulouse et Port Dauphin. Misères des ouvriers et des soldats.
8831 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Mrs. de Saint-Ovide et Soubras, datée du 5 octobre 1717 à Louisbourg, qui relate les événements des derniers mois.
8832 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de La Flocelière, commandant de la frégate l'Atalante à Louisbourg le 10 octobre 1717. Arrivée du vaisseau après 40 jours. La Colonie manque de vivres. M. de Costebelle est à l'article de la mort et M. de Saint-Ovide le remplace.
8833 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Soubras datée du 20 septembre 1717. Grand procès de l'armement fait contre les forts anglais de Saint-Jean.
8834 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de La Flocelière, datée du 23 octobre 1717, à Louisbourg. Il relate sa rencontre avec un capitaine de vaisseau anglais arrivé à Louisbourg voulant faire commerce.
8835 Verville au Conseil de la Marine. Abondance de matériaux pour travailler aux casernes. Travaux et fortifications. Les tailleurs de pierre n'ont pas été payés. Plaintes d'Isabeau. Il pleut dans la baraque des pères de la Charité. On néglige le nécessaire pour des dépenses superflues.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8836 Verville au Conseil de la Marine. Désordre dans les fortifications. Sainte-Marie soupçonné d'avoir vanté les avantages de Louisbourg. Gratification accordée à Fontenay. Promotion demandée pour Benoît.
8837 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre incomplète, qui parle d'un fret embarqué à la Guadeloupe.
8838 Délibération du Conseil de la Marine. Il est d'avis d'accorder à d'Agrain une ordonnance pour sa course de Rochefort à Paris, comme porteur des paquets de Saint-Ovide et Mésy.
8839 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Mésy, datée du 11 novembre 1720, qui concerne les vivres à l'Île Royale pour la subsistance des troupes.
8840 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur d'Agrain, capitaine, qui offre de fournir au roi pendant 4 ans, le bois de construction au nombre de 6,000 pieds cubes. Le document décrit la répartition des espèces selon la longueur, la largeur et l'épaisseur ainsi que le prix. Il demande une concession d'un territoire réservé pour la coupe du bois.
8841 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Mésy, datée du 9 novembre 1720, concernant les travaux effectués aux bâtiments et l'envoi des matériaux à utiliser pour Louisbourg.
8842 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait d'un mémoire de M. De Verville, qui propose l'arrangement qu'il convient d'apporter à la diligence des travaux dans Louisbourg.
8843 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Marpain, capitaine de port à l'Île Royale. Il demande des appointements fixes, un ordre pour qu'il puisse être reconnu Lieutenant et un rang dans la Marine.
8844 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur le Comte d'Agrain sur la levée des ouvriers.
8845 Délibération du Conseil de la Marine. Le roi a décidé d'accorder chaque année un Fonds extraordinaire pour les fortifications de l'Île Royale.
8846 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Saint-Ovide, datée du 11 novembre 1720.
8847 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Mésy, datée du 9 novembre 1720.
8848 Délibération du Conseil de la Marine. Le comte de Varaise demande une concession des deux côtés de la rivière Pictou.
8849 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de Bérichon, ancien habitant de Plaisance.
8850 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de Morpain. On accordera une gratification de 600 livres à Morpain, mais il ne lui sera pas permis de percevoir des droits sur les vaisseaux qui entreront à Louisbourg.
8851 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur Isabeau, entrepreneur, datée du 27 novembre 1720.
8852 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de Rodrigue, premier Acadien à s'établir à l'Île Royale.
8853 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Saint-Ovide et sieur de Mésy, datée du 10 novembre 1720, concernant l'insubordination de Le Duc, capitaine du Jupiter. On ordonne l'arrestation de ce capitaine.
8854 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide et Mésy. Nombre de bâtiments qui sont allés à l'Île Royale en 1720. La pêche a été médiocre. Troubles causés par les capitaines Du Bocage et le Duc de Saint-Malo.
8855 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville. Travaux et fortifications. Soldats, ouvriers et mineurs nécessaires. Sommes dues à l'entrepreneur. Construction d'une corvette du roi. Recommandation en faveur de Morpain. Injustice commise envers Bérichon. Il y a eu profit sur les Fonds des fortifications. Bordereau qui tend à contredire les états de compte de Mésy. Il propose d'accorder à Boucher le titre d'ingénieur et un brevet de lieutenant. Couagne. Fontenay. Manque d'ingénieur.
8856 Délibération du Conseil de la Marine sur une information au sujet de particuliers qui détournent les ouvriers qui travaillent aux fortifications.
8857 Délibération du Conseil de la Marine sur une information qu'il s'est établi des cabaretiers hors de la ville de Louisbourg et même dans le bois. Ce qui attire les ouvriers et les soldats qui travaillent aux fortifications.
8858 Délibération du Conseil de la Marine sur le cas de Le Duc, capitaine du Jupiter.
8859 Délibération du Conseil de la Marine sur le compte rendu fait au Régent le 28 janvier 1721 au sujet des fortifications de l'Île Royale.
8860 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Verville.
8861 Délibération du Conseil de la Marine sur une ordonnance pour les couvertures des maisons, à l'Île Royale.
8862 Délibération du Conseil de la Marine sur une plainte d'Isabeau. Pour empêcher le vol des matériaux, le commissaire ordonnateur fera visiter toutes les maisons qui lui seront indiquées.
8863 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Verville.
8864 Délibération du Conseil de la Marine. Verville demande un brevet de lieutenant pour son fils.
8865 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre de M. de Verville. Premier plan d'urbanisation de la ville de Louisbourg.
8866 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville. Bonnes dispositions des dix ouvriers, tailleurs de pierre et maçons. Le Portefaix pourra partir à la fin du mois.
8867 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de l'Estenduère, datée du 30 septembre 1721. Départ, traversée et arrivée à Louisbourg.
8868 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville, datée du 5 octobre 1721. Travaux et fortifications. Effectifs fournis par les compagnies pour ces travaux. Les ardoises. Zèle de Couagne, des ingénieurs et de l'entrepreneur. On prendra dix ans à bien fortifier Louisbourg, si on envoie pendant trois ans un vaisseau uniquement employé pour les fortifications.
8869 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide, datée du 22 juin 1721. Il tâchera d'entretenir une bonne union avec Mésy. On l'accuse faussement d'avoir contribué à retarder les travaux et d'avoir permis aux soldats de travailler pour les particuliers.
8870 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide, datée du 20 septembre 1721. Le général Philipps est arrivé à Canso avec l'intention de fortifier ce poste.
8871 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide, datée du 15 septembre 1721. Poudre et balles données aux Sauvages de Miramichi et de la baie des Chaleurs. Les Micmacs rassemblés à Artigoniche se sont montrés plus exigeants, car le gouverneur de Port-Royal leur avait offert des présents considérables. Prise de Canso Bay par des Canibas et des Amalécites.
8872 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de l'Estenduère, à bord du Portefaix à Port Dauphin, datée du 24 octobre 1721. Le Portefaix envoyé à Port Dauphin pour y embarquer du bois et des matériaux pour les fortifications de Louisbourg.
8873 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Breslay, missionnaire, datée du 21 octobre 1721, au port de La Joie. Sa pension. Ravages causés par le scorbut. Le havre de Tracadie est fort bon pour la pêche. Fortifier le port de La Joie.
8874 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres du comte d'Agrain, datées du 27 novembre 1721, de l'Estenduère et de Mésy sur le commerce de bois entrepris par d'Agrain. Marché conclu avec le Conseil. Il a fait transporter ses ouvriers vers la rivière de la Badeck. Le vaisseau du roi devrait s'y rendre chaque année pour y charger du bois. On fournira du chêne, du hêtre, du merisier, de l'épinette, etc. Des Ormes, fils, commandant de la Baleine, a fait couper du bois de construction dans la Baie des Espagnols.
8875 Délibération du Conseil de la Marine. La Pérelle demande qu'on lui paie sa course de Rochefort à Paris. Accordé.
8876 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Mésy, datée du 28 novembre 1721. Usurpations commises par Gotteville, directeur de la Compagnie de Saint-Jean, dans le domaine de la justice. Il refusait de s'adresser au Conseil supérieur de Louisbourg. Il a confisqué deux goélettes appartenant à d'Accarette et Saint-Martin.
8877 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre du supérieur des Récollets de la province de Bretagne datée du 28 novembre 1721. Plaintes contre Mésy qui veut changer le terrain qu'on leur a accordé pour bâtir un hospice. On a accordé aux missionnaires de la province de Paris la plupart des postes habitables.
8878 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Mésy datée du 25 novembre 1721. L'évêque de Québec ne peut pas donner de missionnaires pour aider Gaulin. Seuls les Jésuites pourraient remplir la tâche de Gaulin s'il venait à manquer.
8879 Délibération du Conseil de la Marine. Comme le Chameau ne peut partir avant mai, on propose d'armer immédiatement le Paon sous le commandement de Conteneuil pour porter à l'Île Royale des Suisses et des Fonds pour les fortifications.
8880 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Saint-Ovide et de Mésy, datées du 29 novembre 1721. Il n'a commis d'autre crime que celui d'avoir déplu à Mésy et Verville. Il laissera à Verville les fortifications et à Mésy les Fonds et la justice. Ordonnance pour défendre la vente des boissons aux soldats et aux ouvriers, les jours de travail. Salaire des soldats qui travaillent ou qui montent la garde. Envoyer 64 hommes pour rendre les compagnies complètes. Mécontentement des marchands à qui l'on n'a pu payer en argent les achats de vivres, de savons, d'aiguilles, etc. Lantagnac sollicite un congé. Les soldats sont très mal logés. Rouville. Pensens. La Pérelle lui rendra compte de ce qui se passe à Canso. Nécessité d'entretenir une compagnie à Port Toulouse. Le cap Des Rosiers est-il la frontière entre l'Acadie et l'Île du Cap-Breton.
8881 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Saint-Ovide et de Mésy, datées des 24 et 28 novembre 1721. Les habitants des Îles Madame, en déménageant à l'Île Saint-Jean, ont emmené avec eux des matelots pêcheurs de l'Île Royale. Verville voulait placer les effets du roi dans le hangar des fortifications tandis que Mésy lui offrait un magasin pour les y mettre.
8882 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 26 novembre 1721. Petites rations accordées par Mésy à des familles acadiennes qui se sont réfugiées à Port Toulouse. Les Acadiens, persécutés par les Anglais, cherchent un endroit fertile où ils pourraient se réfugier. S'ils venaient s'établir dans la colonie en trop grand nombre, ils l'affameraient en peu de temps.
8883 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 7 décembre 1721. Punition infligée aux soldats qui ont tué des bestiaux appartenant aux habitants.
8884 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Mésy; les lettres sont datées du 1er juillet, des 9 et 24 novembre 1721. Fret exorbitant du transport de la pierre à chaux. Le Conseil exige un compte détaillé des dépenses pour les fortifications faites sous l'approbation de Verville. Isabeau s'est plaint qu'on l'avait fait travailler à toutes les maisons des officiers. Matériaux remis à Isabeau. Construction du pavillon du corps des casernes. Isabeau a acheté des planches de deux bateaux anglais. L'hôpital. Le Conseil veut des renseignements sur le magasin que Mésy a fait construire. La Musette. Verville demande cent Suisses pour les travaux.
8885 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 30 novembre 1721, et du sieur de Pensens, datée du 28 novembre 1721. Verville a envoyé la compagnie de Rouville à Port Toulouse et celle de du Chambon à Port Dauphin pour y passer l'hiver. Répartition des tâches chez les soldats. Isabeau accusé de retenir l'argent dû aux capitaines des compagnies. Retenue des appointements de Bourville et de Pensens par les trésoriers généraux.
8886 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide, datée du 28 novembre 1721. Plusieurs habitants des Îles Madame ont emmené avec eux des pêcheurs de l'Île Royale lorsqu'ils sont allés s'établir à l'Île Saint-Jean. Le Conseil estime qu'aucune personne ne doit émigrer de l'Île Royale ou de l'Île Saint-Jean sans la permission des gouverneurs de ces lieux.
8887 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 7 décembre 1721. Punition infligée aux soldats qui ont tué des bestiaux appartenant aux habitants.
8888 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide et de Mésy,datée du 7 décembre 1721. Le Conseil veut qu'on remette aux habitants les brevets de confirmation des concessions qu'on leur a accordées. Nombre de bateaux venus dans la colonie ou naviguant pour le compte des habitants. Total du produit de la pêche. Il manque 64 hommes pour compléter les sept compagnies. Même s'il approuve la restitution de Canso, le roi s'est plaint à la Cour d'Angleterre de l'établissement de cette colonie. Saint-Ovide et Mésy en faveur du droit d'un quintal de morue pour la construction ou l'entretien d'une église et d'un hôpital. Les Jésuites seraient un bon choix pour la mission d'Artigoniche. Les Récollets veulent s'approprier la cure perpétuelle de ce lieu et la propriété de l'Église. Vexations et injustices commises contre les habitants. Logement d'Isabeau, de Beaucourt et lieu du magasin des vivres. Concession demandée par Étienne Burel. Règlement de police qui défend aux capitaines marchands d'engager les équipages des habitants pour la pêche d'automne ou d'acheter des denrées et des instruments de pêche des autres vaisseaux. L'ordonnance obligeant les capitaines à porter des engagés dans la colonie ou de payer 60 livres n'a pas encore été suivie par les capitaines marchands.
8889 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Mésy, datée du 7 décembre 1721 et de Saint-Ovide, datée du 28 novembre 1721, concernant le cas de l'habitant Rodrigue.
8890 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Mésy datée du 24 novembre 1721. État des dépenses de l'année 1721 et des Fonds nécessaires pour les dépenses de 1722. Augmenter les présents faits aux Sauvages, car les Anglais font tout pour les attirer. Le Conseil désapprouve le marché proposé avec Alain de La Motte pour fournir des vivres aux troupes et le prie de ne plus demander de farine et de légumes à Bégon.
8891 Délibération du Conseil de la Marine. Fonds des fortifications envoyés sur le Paon et le Chameau.
8892 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide et de Mésy datée du 7 décembre 1721. Nécessité de laisser entrer à Louisbourg certains bateaux étrangers.
8893 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Le Vasseur datée du 7 décembre 1721. Le Conseil désapprouve 1) la retenue sur la paye des soldats pour payer les marchandises achetées à crédit; 2) l'enregistrement chez le contrôleur de tous les paiements. Le Vasseur dit avoir besoin d'un commis pour le seconder.
8894 Délibération du Conseil de la Marine. Pensens demande une gratification à titre de commandant à Port Toulouse.
8895 Délibération du Conseil de la Marine. Verville demande la somme de 1,500 livres pour les dépenses du voyage entre Paris et Rochefort.
8896 Délibération du Conseil de la Marine. Verville sollicite un emploi pour son fils à l'Île Royale.
8897 Délibération du Conseil de la Marine. Retenir 20 sols par mois sur chaque soldat qui travaille pour le distribuer aux soldats qui font la garde.
8898 Délibération du Conseil de la Marine sur le cas de Nicolas Joseph Henry, chirurgien, qui aurait été envoyé de force à l'Île Royale.
8899 Délibération du Conseil de la Marine pour définir qui commandera en l'absence du gouverneur, du lieutenant du roi et du major.
8900 Délibération du Conseil de la Marine. Projet de réduire les compagnies à six et d'y incorporer les 50 nouveaux Suisses.
8901 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Dolhabarats, datée du 24 novembre 1721. Il demande un emplacement à Louisbourg.
8902 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville datée du 1er août 1722 à Louisbourg. En son absence, les sous-ingénieurs ont fait progresser les travaux à vive allure.
8903 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 31 juillet 1722 à Louisbourg. Les Sauvages se sont réunis plutôt aux Mines qu'à Artigoniche pour préparer des coups contre les Anglais. Ils ont même projeté une expédition contre Port-Royal. Ravages causés par des corsaires. Mort d'Agrain et de Rouville. La Vallière et La Tour espèrent avoir leur place.
8904 Délibération du Conseil de la Marine. Verville loue les progrès accomplis en son absence dans les travaux.
8905 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Conteneuil datée du 1er août 1722.
8906 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Conteneuil, commandant de la frégate, le Paon, à Louisbourg, datée du 15 juillet 1722. Érection d'une batterie à l'entrée du port.
8907 Placet du sieur La Grange au roi.
8908 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de Jean La Grange pour être dédommagé de l'expropriation et de la destruction de ses propriétés, en vue d'y construire une église et des quais. Concession d'un terrain à Jean de La Grange.
8909 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de lettre du sieur de Conteneuil à Louisbourg le 21 septembre 1722. Il rend compte au Conseil de ce qu'il a fait.
8910 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de L'Éstenduère datée du 22 septembre 1722. Arrivée à Louisbourg. Le Dromadaire ira directement à Port Dauphin y charger des matériaux pour Louisbourg.
8911 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Saint-Ovide datée du 4 septembre 1722. Les forbans ne rôdent plus sur les côtes de l'Île Royale et de l'Acadie. Les Anglais ont armé deux goélettes pour empêcher les prises des Sauvages. Corbey est venu se plaindre des insultes des Sauvages et menacer de s'emparer de Gaulin.
8912 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Mésy datée du 1er septembre 1722. Il a logé dans deux maisons les 40 scorbutiques de l'Éclatant et de l'Amazone. Bois et charbon tirés de l'Île Royale. Commerce du comté d'Agrain. Construction d'une gabare. Arrivée du Paon. Les Anglais ont surpris 16 Sauvages endormis. Les Sauvages, semble-t-il vont leur déclarer la guerre pour de bon.
8913 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville datée du 20 septembre 1722. Progrès des travaux de maçonnerie. Manque de soldats pour les travaux. Dépense pour le transport des matériaux. Le Paon a rapporté de Port Dauphin beaucoup de pierres à chaux et de pierres à plâtre.
8914 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de L'Éstenduère datée du 5 octobre 1722. Le Dromadaire ira à Port Dauphin chercher le bois du comte d'Agrain. Incartades de l'aumônier.
8915 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville datée du 3 décembre à Rochefort. Les Suisses et les soldats travaillent avec diligence. Conteneuil s'est donné beaucoup de mal.
8916 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de L'Éstenduère, à bord du Dromadaire à l'Île d'Aix, datée du 29 décembre 1722. Soldats et prisonniers débarqués à Louisbourg. Bois et pierre à chaux rapportés de Port Dauphin. Meurtrier du compte d'Agrain ramené en France. Comparaison entre le Dromadaire et le Portefaix. Mauvaise conduite de l'aumônier. Caractère indépendant des aumôniers. Il a levé les plans de la rade de Port Dauphin et de l'entrée de La Brador.
8917 Délibération du Conseil de la Marine sur une lettre de Verville concernant le Fonds des fortifications. Sommes dues à l'entrepreneur. Avancement des travaux.
8918 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de Rodrigue.
8919 Délibération du Conseil de la Marine sur une requête de la veuve de Jean Chevalier qui veut être dédommagé pour la démolition de ses deux maisons.
8920 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Bourville, Major, datée du 5 décembre 1723 et de Couagne, datée du 3 décembre 1722. Logement des troupes. Bourville croit que les malades pourront entrer à l'hôpital cet hiver. Démolition des baraques. Désertion d'un soldat. Construction d'une prison.
8921 Délibération du Conseil de la Marine sur un mémoire de Bigot. La pêche a été médiocre. Règlement pour punir ceux qui salent trop leurs morues. Règlement relatif aux gages des compagnons pêcheurs. Ordonnance concernant le passage des compagnons pêcheurs. Nombre de bâtiments construits dans la colonie ou achetés des Anglais. Le commerce des colonies américaines avec les Antilles nuit au commerce de l'Île Royale. Achat de boeufs au Canada. Boucherie de moutons.
8922 Délibération du Conseil de la Marine. Prétentions des Anglais et des Français sur Canso.
8923 Délibération du Conseil de la Marine. Du Quesnel pense qu'il ne faut pas donner aux Anglais le temps de construire un nouveau fort à Port-Royal.
8924 État des bâtiments venus à la pêche en 1742 et du produit de la pêche.
8925 Délibération du Conseil de la Marine. Les corsaires nuisent aux pêcheries et au commerce avec les Antilles. Les habitants du Cap de Ré se sont transportés à l'Île Royale. Nombre de bâtiments construits dans la colonie.
8926 Délibération du Conseil de la Marine. Prise de Canso par les Français. Insuccès du siège de Port-Royal par des Sauvages et un missionnaire français. Le gouverneur de Nouvelle-Angleterre a fait des traités de neutralité avec des Sauvages amis des Français. L'Ardent, le Caribou et la Gironde doivent revenir de Québec au début du mois prochain.
8927 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de la copie de la Capitulation de Canco, signée Du Vivier.
8928 Délibération du Conseil de la Marine sur un extrait de la lettre de M. Duquesnel, Commandant à l'Île Royale, à M. Fhirley, Gouverneur de la Nouvelle-Angleterre.
8929 Délibération du Conseil de la Marine. Retour du Tigre à Brest. Zèle de Le Loutre et de ses Sauvages. Plaintes de Cornwallis contre Le Loutre. Les Acadiens veulent quitter le pays plutôt que de prêter le serment de fidélité. Détachement envoyé à la rivière Saint-Jean pour contenir les Anglais dans les limites de l'Acadie.
8930 Délibération du Conseil de la Marine. L'Île Saint-Jean, refuge des Acadiens. Il faudrait encourager la culture des terres mais y défendre la pêche. Il propose Dupont Du Vivier pour le poste de commandant de cette Île.
8931 Délibération du Conseil de la Marine. Prétentions respectives des Anglais et des Français sur les limites de l'Acadie. La Galissonnière et le gouverneur de l'Acadie ont envoyé des détachements dans la région de la rivière Saint-Jean.
8932 Délibération du Conseil de la Marine. Confiscation de l'Aimable-Rose commandé par Rossignol et du Yorck pour avoir commercé avec l'étranger. Des Herbiers et Prévost demandent une portion de ces prises.
8933 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres de Des Herbiers. Cornwallis avait projeté un établissement considérable à Beaubassin. Les Sauvages ont menacé de tuer les Acadiens qui iraient travailler à ce fort. Plusieurs familles acadiennes passent à l'Île Royale et à l'Île Saint-Jean. Les Anglais essaient de les en empêcher. Courses des bâtiments anglais dans le golfe et du côté de la rivière Saint-Jean. Le fort de Beaubassin serait dans un endroit contesté par les deux couronnes.
8934 État des bateaux qui ont fait la pêche ou le commerce à l'Île Royale et du produit de la pêche, 1750.
8935 Délibération du Conseil de la Marine sur des lettres du comte de Raymond, datées des 6 et 8 septembre. Les chefs Micmacs, conduits par l'abbé Maillart, sont allés présenter leurs voeux au comte de Raymond. Mort de Denis, chef des Sauvages de l'Île Royale. Mission de Surlaville à Halifax. Il a retenu le Fidèle et la Gracieuse mais a laissé partir le Triton.
8936 Mémoire de Franquet sur la Pointe à Rosse. Renoncer à construire une batterie dans ce lieu.
8937 Mémoire de Franquet sur la tour du fanal cotée 48 située sur la Pointe à Rosse.
8938 Délibération du Conseil de la Marine. Escadre du Chevalier de Beauffremont.
8939 Projet d'instruction au sieur Maccarthy, lieutenant de vaisseau.
8940 Délibération du Conseil de la Marine. Instruction pour M. d'Aubigny. En prévision d'une attaque contre Louisbourg, le roi a ordonné à Beauffremont de se rendre le plus vite possible dans ce lieu. Des navires partiront de Toulon, sous le commandement de Du Revest et d'autres de Brest auxquels se joindra d'Aubigny.
8941 Projet d'instruction pour le chevalier de Beauffremont. Il doit se rendre à Louisbourg avant que les ennemis ne s'y présentent. Il tâchera de faire des prises pour connaître la situation des ennemis. Renforts envoyés de Brest (le Héros, le Célèbre) et de Toulon (l'Hector, le Vaillant). La Sirène et l'Abénaquise seront aussi de la partie. Si les ennemis vont plutôt attaquer Québec, Beauffremont devra les harceler dans le golfe et dans le fleuve Saint-Laurent.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8942 Instruction du roi au chevalier de Beauffremont. Augmentation des effectifs navals qui s'assembleront à Louisbourg. D'Aubigny s'y rendra avec six vaisseaux et une frégate, Du Revest avec quatre vaisseaux de Toulon et Maccarthy avec deux frégates. Adopter une attitude offensive plutôt que défensive.
8943 Délibération du Conseil de la Marine. Pour commander la colonie, en l'absence de Drucourt, on a proposé successivement Bonaventure, Saint-Julhien et Franquet.
8944 Délibération du Conseil de la Marine. Il refuse d'accorder aux officiers une ration par jour à prendre dans les magasins mais consent à leur accorder 6,000 livres de gratifications. Bonaventure.
8945 Délibération du Conseil de la Marine. Gratifications extraordinaires demandées par Drucourt et Prévost.
8946 Délibération du Conseil de la Marine. Prises effectuées par Beauffremont. L'Abénaquise et la Comète. On est sans nouvelles de l'escadre de Du Revest. Drucourt a donné l'ordre à Boishébert de passer à l'Île Royale avec son détachement. La Fortune, la Toison et le Mentor ont apporté des vivres. Vaudreuil croit s'être assuré l'alliance des nations iroquoises contre les Anglais. Succès des Français à la Belle-Rivière, grâce à l'alliance des Loups et des Têtes plates.<br>Lieu de rédaction : Versailles
8947 Délibération du Conseil de la Marine. Approvisionnement et consommation de farine en 1757.
8948 Délibération du Conseil de la Marine. Lettre envoyée au comte de Conflans dont l'escadre va au-devant de celle commandée par Dubois de La Motte.
8949 Lettre du ministre à M. le Comte Dubois de La Motte.
8950 Délibération du Conseil de la Marine. État des troupes de l'Île Royale. Augmentation de troupes proposée par le gouverneur et l'ordonnateur. Ils demandent un major des troupes et suggèrent de supprimer le grade d'enseigne en second.
8951 Délibération du Conseil de la Marine. L'entreprise des ennemis du côté de Rochefort a causé des difficultés pour l'approvisionnement de Louisbourg. On a envoyé des ordres à Brest, Saint-Malo et Bordeaux pour faire partir des vivres le plus vite possible.
8952 Délibération du Conseil de la Marine. Montalais, qui n'a pas rejoint l'escadre du comte Dubois de La Motte, avait une excuse valable. Préparatifs de Dubois de La Motte, en prévision de l'attaque de l'escadre et des troupes ennemies. Le Duc de Bourgogne, le Glorieux et le Belliqueux comptaient plusieurs malades.
8953 Lettre d'Hocquart au ministre. Raisons pour lesquelles Montalais n'a pas passé à Louisbourg et Dubois de La Motte a évité toute rencontre avec l'ennemi.
8954 Lettre de Montalais au ministre. Raisons pour lesquelles il n'a pas rejoint l'escadre de Dubois de La Motte.
8955 Lettre du comte Dubois de La Motte à Montalais. Il le laisse décider de la destination de son vaisseau.
8956 Lettre de La Motte Piquet. Escadre de Dubois de La Motte. Ravages causés par la maladie. Les Anglais ont remis au printemps prochain leur expédition contre Louisbourg.
8957 État des vivres envoyés pour l'escadre de Dubois de La Motte.
8958 Liste des vaisseaux de l'escadre d'Holburn.
8959 Mémoire anonyme sur la situation de l'Île Royale. Une attaque contre Louisbourg au printemps est à prévoir. Fortifications. On peut compter sur 600 à 700 Sauvages. État des troupes, des armes, des munitions, des vivres et des navires chargés d'approvisionner Louisbourg. Demandes de troupes, d'armes, de munitions et de vivres.
8960 Anonyme. État des vivres envoyés à l'Île Royale depuis le 1er octobre et de ceux qui doivent y être envoyés avant le mois de mars.
8961 État des armes et des munitions qui sont dans les magasins de l'Île Royale.
8962 Brouillan au ministre. Projet d'expédition contre les établissements anglais de Terre-Neuve. On aurait dû lui donner plus d'autorité sur d'Iberville. Déportation des Anglais en France. Par mesure de sécurité, les vaisseaux malouins ne devraient pas aller au Petit Nord. Inutilité de faire partir par groupe les vaisseaux marchands. Embarquement de 30 soldats qui formeront une compagnie pour Saint-Ovide. Bernard Darnader et le Notre-Dame-du-Rosaire. Le Veste pourra transporter la chaux du Canada.<br>Lieu de rédaction : La Rochelle
8963 Le Gangneulx au ministre. Les négociants de Saint-Malo qui ont des habitations au Chapeau demandent la permission de ne passer à l'Île Royale qu'en septembre.
8964 Extrait des dépenses à faire par an en Canada ou Nouvelle-France sur les Fonds de la marine suivant l'état de l'année 1714.
8965 Plainte envoyée au Conseil de la Marine par les pêcheurs Baile et Jurats de Saint-Jean-de-Luz, à la suite des mauvais traitements reçus de la part de l'Etat major à l'Île Royale.
8966 Remontrances de Baile et Jurats de Saint-Jean-de-Luz à la suite des mauvais traitements reçus de la part des autorités de l'Île Royale. La pêche a été très mauvaise cette année. Inconvénients de cette colonie pour la pêche. Pour servir des intérêts personnels, Soubras a augmenté le prix de la morue, introduit le commerce avec les Anglais, limité le nombre de cabarets à six et exigé un quintal de morue par chaloupe. On défend aux pêcheurs de vendre la morue à qui leur plaît. On a confisqué les vivres et les attirails de pêche des habitants.<br>Lieu de rédaction : Saint-Jean-de-Luz
8967 Mémoire du roi au sieur de Costebelle, gouverneur et au sieur de Soubras, ordonnateur à l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8968 Mémoire du roi au sieur de Costebelle, gouverneur et au sieur de Soubras,ordonnateur à l'Île Royale, au sujet des fortifications...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8969 Mémoire du roi au sieur de Saint-Ovide, gouverneur et au sieur de Mésy, commissaire de la Marine et ordonnateur à l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8970 Mémoire du roi au sujet des fortifications à l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8971 Mémoire du roi au sieur de Saint-Ovide, gouverneur et au sieur de Mésy, commissaire ordonnateur à l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8972 Mémoire du roi au sujet des fortifications de l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8973 Le roi à Saint-Ovide et Mésy. Il précise le droit de regard du gouverneursur les Fonds des vivres, des munitions et des marchandises. Le Conseil supérieur devra siéger dans l'appartement du gouverneur. Augmentation de 500 livres accordée à Gaulin. Mission de La Pérelle à Boston concernant la restitution des effets pillés à Canso. Confier à Morpain le transport des matériaux à Louisbourg. Genier nommé greffier au Conseil supérieur de Louisbourg. Beaucourt et Bourville. Falicon. Fret du navire de Bourdon. Défendre à tout étranger de faire commerce dans la colonie. Ne point accorder de congés aux soldats. Veuve de Villejoint. Voyage de Saint-Ovide au havre de Saint-Esprit...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8974 Mémoire du roi au sujet des fortifications de l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8975 Mémoire du roi sur les Clauses pour le maintien en service du régiment suisse de Karrer...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8976 Mémoire du roi sur le Traité du sieur Karrer avec le Conseil...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8977 Mémoire du roi au sieur de Saint-Ovide, gouverneur et au sieur de Mésy, commissaire ordonnateur à l'Île Royale...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
8978 Mithon au ministre. Succession de Durand La Garenne.
8979 Lettre de Durand Beauval au ministre concernant la succession de son frère Durand La Garenne.
8980 Lettre de Durand Beauval au ministre concernant le règlement de la succession de son frère, sieur Durand de La Garenne.
8981 M. de Saint-Julhien au ministre. Mauvais état des fortifications à Louisbourg. Manque de prévoyance de Drucourt et de l'état-major de l'Île Royale. Beauhamel. Effectifs des bataillons d'Artois et de Bourgogne. Mouvements de l'ennemi.
8982 Du Vivier. État des effets dus aux soldats des bataillons d'Artois et de Bourgogne servant à l'Île Royale.
8983 État des effets qui étaient en magasin à l'usage des troupes de terre.
8984 État des effectifs militaires, de leur répartition et de l'artillerie ainsi que l' État des forces anglaises de terre et de mer, destinées à faire la descente et le siège de Louisbourg en 1757.
8985 Instructions du roi à Degouttes qui s'en va à l'Île Royale.
8986 La Houlière au ministre. Arrivée à Louisbourg de Breugnon avec l'Écho et l'Aréthuse. Probabilité d'un blocus.
8987 État des troupes défendant l'Île Royale.
8988 Les filles de la Congrégation à Maurepas. Elles demandent des moyens de subsistance à l'occasion de leur retour en France par suite de la prise de Louisbourg.
8989 Copies de correspondance entre Drucourt et Degouttes, du 8 juin au 19 juillet 1758.
8990 Prévost au ministre. Descente des ennemis dans la baie de Gabarus. Départdu Bizarre et de l'Écho pour le Canada. La Houlière handicapé par une blessure. Zèle de soldats et des habitants. A cause du blocus, Duchaffauld a dû continuer sa route vers Québec. Estimation des forces anglaises.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8991 Franquet au ministre. Attaque des ennemis contre le retranchement de la Cormorandière. On a refusé à Des Gouttes la permission de repasser en France.
8992 Drucourt et Prévost au ministre. Blocus. Descente des ennemis contre Gabarus. Officiers tués ou blessés: Langlade, Romainville, Belesta, Savary, Masle, Brouzède et Sabatier. Nombre de soldats tués, blessés ou faits prisonniers. Le Bizarre et l'Écho expédiés au Canada.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8993 Deux lettres de Prévost au ministre. Dans la première datée du 10 juin, il mentionne que les ennemis tentent de s'approcher de la ville. Ils ont fait feu dans la branche nord-est du port et sous le fanal de l'entrée. La Garde Payan, d'Orfeuille et Du Bois ont été tués. Dans la deuxième datée du 22 juin, il écrit que Des Gouttes a ordonné le départ du Célèbre et de l'Entreprenant pour la France. Les Anglais ne bombardent que les vaisseaux et l'Île de l'enrée.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
8994 Saint-Médar au ministre. Il a reçu l'ordre de se joindre à l'escadre de Duchaffauld et part pour Québec.
8995 Drucourt au ministre. Manoeuvres de l'ennemi qui prépare une attaque générale par terre et par mer. Arrivée imminente de Boishébert. On a nommé Du Vivier aide-major général. Zèle de Loppinot, Dumaine et La Forest. Bombardement des vaisseaux.
8996 Des Gouttes au ministre. Parce qu'ils ne pouvaient tenir sous le feu continuel des mortiers ennemis, il a proposé de former une ligne de vaisseaux plus en dedans mais qui battra également l'entrée de la rade.
8997 La Houlière au ministre. Manoeuvres militaires des Anglais et des Français. Nombre de soldats tués ou blessés chez les Français et les Anglais.
8998 Franquet au ministre. Camps établis par les ennemis. Arrivée de plusieurs Acadiens. Le Bienfaisant atteint par les bombes.
8999 Franquet au ministre. Des Gouttes fera partir ce soir pour la France, le Célèbre et l'Entreprenant. Son mauvais état de santé.
9000 La Houlière au ministre. Ravages causés par les bombes ennemies au fort de l'Île de l'entrée. Les Anglais se sont établis sur une hauteur à environ 600 toises en avant du bastion du roi. Le chevalier de Tourville sauva le Capricieux des flammes. Escarmouche sur les hauteurs de Barrachois. Les ennemis ne cessent de bombarder les vaisseaux. Une bombe est tombée sur l'hôpital.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
9001 Drucourt au ministre. L'Arethuse, ne pouvant plus tenir sous le feu des bombes, devra se rapprocher des quais de la ville. L'ennemi s'est toujours plus préoccupé de fortifier ses camps que d'approcher de la place. Nombre de soldats malades ou tués. Le lieutenant Chassin de Thierry a été grièvement blessé. Vauclin et de Queuë.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
9002 Querdisien Trémais au ministre. Situation de l'escadre: retraite des vaisseaux sous les murs de la ville. L'ennemi a dirigé son feu sur la batterie Salvert, délaissant l'îlot. Drucourt renversa la décision d'un conseil de renvoyer l'escadre en France. Des Gouttes songea à faire partir l'Entreprenant et le Célèbre puis revint sur sa décision. Mesures prises pour protéger les vaisseaux. On s'est résigné à faire descendre à terre le gros des équipages. Fâcheuse situation des malades. Équipages du Prudent, de l'Entreprenant, du Célèbre, du Capricieux, du Bienfaisant et de l'Arethuse. Fermeté et sang-froid de Vauquelin.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
9003 Drucourt au ministre. Il tâche de justifier sa conduite et celle de ses hommes en relatant les événements qui ont mené à la capitulation de Louisbourg.
9004 Précis de l'état de la Place de Louisbourg par le Chevalier de Drucourt.
9005 La Houlière au ministre. Impossibilité d'une plus longue résistance. Drucourt a retenu les vaisseaux afin de résister le plus longtemps possible et d'empêcher les Anglais de se rendre à Québec cette année. État des troupes françaises embarquées sur les vaisseaux anglais.<br>Lieu de rédaction : Andover
9006 État effectif des bataillons de la garnison de Louisbourg le jour de leur embarquement.
9007 Drucourt au ministre. Sa situation financière. Il justifie sa décision de capituler.
9008 Drucourt au ministre. Il veut être jugé par un conseil de guerre.
9009 Copie d'un discours qu'a fait un lieutenant du régiment de Haurebretonne à M. Vallée
9010 Divers avis de Franquet.
9011 Prévost. État des familles des officiers et des habitants de l'Île Royale. Rations.
9012 Ordre du roi concernant les habitants et les officiers de l'Île Royale rapatriés en France.
9013 Mémoire sur l'importance de l'Île Royale pour la France. La pêche à la morue. La perte de l'Île Royale causerait successivement la perte du Canada, de la Louisiane et du commerce des Antilles. Rétablissement de la marine. Ce mémoire a été reçu le 30 décembre 1758
9014 J.F. Chesnay au ministre. Demande une indemnité pour la perte de ses biens par suite de la prise de l'Île Royale par les Anglais.
9015 Bail de Joseph Félix Chesnay à François Dauganne de sa propriété des rues Scatary et d'Estrées.
9016 Bail de Joseph Félix Chesnay de sa propriété La Bretonnière à Jean Coupard et Pierre Bety.
9017 Lettre de l'abbé de l'Isle-Dieu au sujet d'une fondation faite à Louisbourg par Forant en faveur de huit demoiselles et acceptée par une communauté de religieuses de la Congrégation.
9018 Éclaircissements demandés par M. de Boynes au sujet de la Fondation faite à Louisbourg par Forant en faveur de huit demoiselles et acceptée par une communauté de religieuses de la Congrégation.
9019 Lettre incomplète de Juchereau Duchesnay, demandant justice contre les Jésuites, qui cherchent à lui enlever une partie du terrain de ses ancêtres.
9020 Ordonnance de Bigot ordonnant aux capitaines, dès leur arrivée à Louisbourg, de faire une déclaration de leur équipage et des passagers de leur bateau au bureau des classes de la marine.
9021 Mémoire sur la colle de poisson qui vient du Nord et qu'on pourrait tirer des noves de morues.
9022 Mémoire anonyme sur l'Île Royale. Situation, climat, chasse, pêche, moeurs et coutumes des Micmacs, etc.
9023 État des Fonds ordonnés pour les dépenses de l'Île Royale et des recettes extraordinaires de l'exercice de l'année 1753 avec les dépenses qui ont été faites jusqu'au 15 novembre de la même année.
9024 Lettre de Vergor Du Chambon rendant compte de la capitulation du fort Beauséjour.
9025 La Jonquière au ministre. Sort de l'Alcide et du Lis. Il n'a pas exécuté l'ordre de Vaudreuil de prendre la Renommée sous son escorte.
9026 Pierre Gautier au ministre. Faveurs demandées.
9027 Commission de capitaine de port à l'Île Saint-Jean accordée à Pierre Gautier.
9028 Requête de Philbert Grenier, demandant la reconnaissance de ses droits au sujet des concessions que lui avait accordées M. de Costebelle.
9029 Ordonnance obligeant les habitants à clôturer leurs terrains sous peine d'amende.
9030 Mémoire de F. Vallée sur la construction à Louisbourg.
9031 Lettre de Catalogne au ministre. Il ne comprend pas qu'on lui ait retranché son emploi de sous-ingénieur. Croix de chevalier de Saint-Louis.
9032 Catalogne demande au roi le commandement de l'Île Saint-Jean et le grade d'enseigne pour son fils.
9033 Catalogne croit mériter une gratification en considération de la longueur de ses services au Canada.
9034 A bord de la Baleine, dans la grande anse de la Dominique, le capitaine Forant écrit au ministre. Il lui fait part de ses rapports avec une patache anglaise.
9035 De Goutins au ministre. Il sollicite la charge de premier juge à Louisbourg.
9036 Mémoire de M. Des Goutins à Pontchartrain pour obtenir le brevet d'écrivain principal.
9037 Résumé d'un mémoire de M. Des Goutins à Pontchartrain
9038 Les officiers de l'amirauté de Bayonne au ministre. Ils lui envoient un mémoire des négociants de Saint-Jean-de-Luz et de Liboure sur la pêche et le commerce à l'Île Royale. Les habitants louent les graves à des prix excessifs. Laisser aux marchands et aux capitaines pleine liberté de traiter avec les Canadiens et les Acadiens. La distribution des Fonds, qui n'a lieu qu'à la fin octobre, retarde le départ des vaisseaux marchands. Plaintes contre le père Zacharie qui a établi un droit de 40 sols par homme sur tous les équipages. Les Basques veulent un aumônier basque.<br>Lieu de rédaction : Bayonne
9039 Extrait de l'Arrêt du Conseil d'Etat qui confirme et ratifie les concessions faites aux habitants de la ville de Louisbourg.
9040 Lettre de Morpain au ministre au sujet des fortifications de Louisbourg.
9041 Lettre de Vallée au ministre déplorant sa triste situation au Canada.
9042 Lettre de Vallée au ministre. Faveur demandée.
9043 Bigot. Liste des bateaux pris sur les Anglais et conduits à Louisbourg en 1744.
9044 Du Chambon au ministre. Compte rendu de l'attaque contre Louisbourg. Officiers qui s'y sont distingués: La Pérelle, de Gannes, Vergor, Bonaventure, Dangeac, Renon, Du Caubet, etc.
9045 Le Poupet de La Boularderie. Déportation en France de 131 personnes par suite de la capitulation de Louisbourg.
9046 Anonyme. L'amiral Warren est attendu pour l'expédition projetée contre le Canada qui sera, semble-t-il, remise à plus tard. Après la conquête, il vaudrait mieux s'établir solidement dans l'Île du Cap-Breton et négliger le Canada. Utilité de favoriser les mariages avec les Indiennes.<br>Lieu de rédaction : Louisbourg
9047 Lettre de J. Barbel au ministre demandant une pension pour blessure reçue au siège de l'Île Royale.
9048 Certificat médical, signé Bertin, pour Jacques Charles Barbel.
9049 La Boularderie au ministre lui demandant des matériaux pour reconstruire sa maison brûlée par les Anglais.
9050 La Boularderie au ministre. Demande à passer en France pour révéler les fourberies de l'ordonnateur Prévost.
9051 La Galissonière à La Boularderie. Ne plus s'adresser à lui car, depuis son départ du Canada, il ne s'occupe plus du détail de cette colonie.
9052 La Boularderie au ministre. Ses états de service, ses malheurs, etc. Il demande la croix de Saint-Louis, un dédommagement pour sa terre brûlée et une place d'officier pour son fils.
9053 État des grâces demandées pour l'état-major de l'Île Royale. D'Aillebout, Loppinot, Hertel Des Portes et Bonaventure.
9054 Raymond au ministre. Promotions et autres faveurs proposées pour les troupes de l'Île Royale. Haget, Villejoint, Pensens, de Thorigny, de Noyelles, Laubaratz, Vallée, Jacau de Fiedmont, Dutrack et Bregeonnière. Système des promotions.
9055 Boucher au ministre. État des travaux. Construction de l'hôpital et d'une brasserie, maison du roi, etc.
9056 Plan projeté pour la réfection de l'hôpital de Louisbourg
9057 Deux lettres de Roma au ministre concernant l'envoi de paquets. Une lettre est datée du 5 avril et l'autre du 23 mai.
9058 Lettre de Roma au ministre concernant l'envoi de paquets.
9059 Mémoire de Roma. Plan de colonisation militaire de l'Île Saint-Jean. Privilèges qui seront accordés à l'association des officiers. Obligations attachées aux privilèges. Rémunération des officiers. Système de concession des terres.
9060 Roma. Dépenses et avances auxquelles le plan pour l'Île Saint-Jean engagera le roi avec les objets de compensation que cette dépense produit. Cette colonie fournira des vivres à l'Île Royale et au Canada.
9061 Roma. Répartition des troupes à l'Île Saint-Jean.
9062 Roma. Comparaison entre le travail d'un homme seul et celui d'un milicien aidé de ses camarades.
9063 Roma. État des recettes et des dépenses à prévoir pour l'exécution du plan au cours des cinq premières années.
9064 Roma. Considérations politiques qui rendent la dépense qu'exige le plan indispensable. Les richesses naturelles de l'Île permettront de peupler rapidement la colonie, d'enrichir les habitants et d'établir solidement le commerce avec l'Acadie et l'Île Royale. Avec les esquifs, on ira ravager les établissements ennemis et même détruire Boston. L'implantation de 6,000 soldats à l'Île Saint-Jean serait plus efficace et coûterait moins cher que bien d'autres mesures de défense. Ce lieu servirait d'asile aux Acadiens. Projet d'industries: construction d'esquifs, moulins à scie, brasserie, verrerie, tuilerie, etc. Projet de construction d'un canal pour relier le haut de la rivière de Port La Joie à la mer de la côte du Nord.
9065 Roma. Mémoire sur la façon de construire les esquifs.
9066 Tableaux présentant l' État des bâtiments venus de la Nouvelle-Angleterre à Louisbourg pendant l'année 1752, et les marchandises qu'ils y ont apportées, ainsi que l' État sommaire des marchandises venues de la Nouvelle-Angleterre à Louisbourg avec l'appréciation des prix les plus courants qu'elles y ont été vendues pendant cette même année de 1752. Joint à la lettre de Prévost du 4 janvier 1753.
9067 Résumé d'une lettre de M. de Subercase.
9068 Anonyme. Détachement qui doit être envoyé à lÎle Saint-Jean sous les ordres de Pensens, pour éviter que les Anglais s'emparent de cette Île. Fertilité du sol. Pins, chênes, etc. Plusieurs Acadiens veulent s'y transporter.
9069 Mémoire du roi au sieur de Saint-Ovide, gouverneur et au sieur de Mésy, commissaire ordonnateur, au sujet des fortifications de Louisbourg...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
9070 Ordonnance du roi pour l'exécution du plan de Louisbourg...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
9071 Mémoire du roi au sieur de Saint-Ovide, gouverneur et au sieur de Mézy, commissaire ordonnateur, au sujet des fortifications de Louisbourg...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
9072 Mémoire du roi à Saint-Ovide et Mézy. Répartition des Fonds des fortification. Bois trouvé à Port Dauphin. Marché conclu avec Lartigue. Continuer la construction des casernes de préférence à tous les autres ouvrages. Nomination de Verrier comme ingénieur en chef sédentaire dans la colonie. Retenir un sol aux soldats travailleur pour le donner à ceux qui ne travaillent pas. Démolition des maisons de Beaucourt et de La Pérelle. Logement de Mézy. Isabeau. Suisse envoyés à l'Ile Royale. Ne pas convertir en magasin l'ancienne maison du gouvernement. La Victoire ira chercher des matériaux à Port Dauphin ou à Port Toulouse...B950:Ce mémoire a été regroupé avec d'autres sous le titre Mémoire du roi concernant les différentes affaires de la Colonie et de la fortification, depuis 1717 jusqu'en 1724.
14789 Deux recensements des navires sortis de Plaisance.