Item : Lord Palmerston à Sebastiani, Embassadeur de France à Londres. La France n'a pas sub...

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Lord Palmerston à Sebastiani, Embassadeur de France à Londres. La France n'a pas subi un tort qui justifie son interrogation sur le sens des accords de Versailles. À lui répondre consent néanmoins la Grande Bretagne. Le droit de pêche français défini en 1783 ressemble à celui décrit dans les accords d'Utrecht. Il consiste en ces attentes: le long d'une partie du littor al terre-neuvien, les Français prendront du poisson, le sécheront sur la rive où ils séjourneront l'été. Le traité de 1814 les laisse pêcher comme ils le faisaient en 1792. Alors et en 1783, ils n'avaient l'exclusivité de la pêche nulle part près de Terre-Neuve. Même Talleyrand l'a admis en 1831. L'Angleterre aussi en 1801 et 1814. Parfois il est vrai, après des querelles inter ethniques, les monarques anglais ont défendu à leurs sujets de sécher leur poisson où se trouvaient les Françai s. Mais là même, ils ne reconnaissaient à ceux-ci nul monopole de pêche que d'ailleurs ils ont eu garde de concéder par l'entente de 1783. Sur une mauvaise lecture de ses termes et des conjectures se fondent donc les réclamations de Paris.

1838, juillet, 10

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11C 7b/8p., CABAC_PIAF_173774_CABAC_PIAF_173774

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