Item : Costebelle au ministre. Avant l'arrivée de la Loire, les soldats risquaient de mouri...

8263

Costebelle au ministre. Avant l'arrivée de la Loire, les soldats risquaient de mourir de froid. Accusations injustes portées contre lui. Il n'a pas envoyé le Fidèle, la Gaillarde et la Vénus attaquer Saint-Jean et Forillon, parce qu'il s'attendait à une attaque contre Plaisance. Il n'a pas négligé les fortifications, en employant les ouvriers aux maisons des officiers et des habitants. Faute d'argent et d'ouvriers, on n'a pu continuer les fortifications en 1709. Plaintes des marchands au sujet des corvées qu'il leur a imposées. Le brigantin, commandé par Gotteville, à destination des Antilles. Raisons pour lesquelles il n'a pu envoyer détruire les établissements anglais. Mauvaise volonté des capitaines marchands. Distribution des sommes tirées de la vente des effets pris à Saint-Jean et des rançons exigées des habitants de cette place. Dispute entre Lhermitte et Durand au sujet de la vente du butin. Daniel Roux. Retour en France des compagnies de la marine à bord du Saint-Jean. La Valeur. Il demande deux compagnies d'Acadie, celles de La Ronde Denys et de Gannes. Saint-Ovide, commandant de la Valeur, sera bien secondé par Gotteville-Belle-Isle. Si la Vénus revient en France, il propose de l'armer pour la course à Terre-Neuve, sous le commandement de Marigny. Secours donnés aux Bostonnais par la reine d'Angleterre. Malversations d'un marchand de Boston, nommé Keen, chargé de retirer les rançons exigées des habitants de Saint-Jean. Mauvais traitements infligés aux prisonniers français. Mission de La Ronde Denys à Boston, pour proposer la cessation des hostilités, en persuadant les colonies anglaises, qu'après la conquête du Canada, l'Angleterre les dépouillerait de leurs libertés. Les officiers de la garnison n'ont rien reçu depuis plus de deux ans. Farine de Pacaud abandonnée à la baie Verte, par suite de la prise de Port-Royal. Antoine Paris est allé la chercher. Il est à craindre que des bateaux transportant des vivres du Canada n'aient péri par les vents violents. Son congé.
Lieu de rédaction : Plaisance

1710, décembre, 03

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11C 7a/fol.42-50, CABAC_PIAF_173644_CABAC_PIAF_173644

17