Item : Costebelle au ministre il lui a été impossible de vendre les maisons de Plaisance, f...
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Costebelle au ministre il lui a été impossible de vendre les maisons de Plaisance, faute d'acquéreurs; les Anglais ont bien promis estimation et règlement au mieux des intérêts des deux royaumes mais il ne fonde guère d'espoir sur cette promesse. Le ministre lui reproche de n'avoir pas envoyé un état des besoins des Acadiens dans leur nouvel établissement: il a eu l'honneur de représenter leurs désirs: tout ce qui est nécessaire pour la pêche et du sel pour la conserver, des vivres pour attendre pêche et récoltes; il en donne le détail en précisant que tout cela ne serait de la part du roi qu'une avance. Au sujet de l'exemption des droits du roi sur les morues, elle ne profite qu'aux marchands d'Europe:ici les pêcheurs ont à peine de quoi faire vivre leurs familles du produit de leur pêche...B950:Les Sauvages continuent leurs incursions chez les Anglais; il leur a faitsavoir qu'il n'avait point de part à ces actes d'hostilité qu'il réprouve. Il a parlé au sieur Capon, envoyé du gouvernement anglais de la manière injuste et contraire aux ordres de la Reine, dont le General Nikolson avait traité les Acadiens. La frégate la Mutine n'a pu accomplir son voyage aux côtes anglaises, empêchée par le mauvais temps, et pour sa part, il n'en est pas fâché: l'hiver est proche et il craignait une atroce misère pour les Acadiens qui seraient venus à Cap-Breton. Il se plaint des lenteurs de la France à lui envoyer vivres et outillage nécessaires à l'avancement des travaux et des prix qu'il doit payer aux vaisseaux marchands de passage, sans lesquels pourtant les habitants seraient réduits à la famine...B950:Il a permis la distribution de rations en vivres, des magasins du roi auxenfants des officiers et même à quelques Acadiens - ses raisons. Conséquences de l'ordonnance sur le règlement imposé aux cabaretiers. Le sieur de Beaucours est arrivé le 5 octobre et s'est embarqué le 21 pour Port-Dauphin. Costebelle est à bout de ressources, il demande de l'aide. Enfin le sieur L'Hermitte demande à rentrer en France et lui-même demande un congé pour l'année prochaine.
Lieu de rédaction : Louisbourg
Français
1715, novembre, 05
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11B 1/fol.141-148, CABAC_PIAF_176693_CABAC_PIAF_176693
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