Item : Mémoire sur l'état de l'Église du Canada sous Mgr de Laval - lorsque Mgr de Saint-Va...
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Mémoire sur l'état de l'Église du Canada sous Mgr de Laval - lorsque Mgr de Saint-Vallier visita la colonie en 1685, il reconnut que l'Église du Canada "était toute sainte et que tous les ecclésiastiques, tant curés ou missionnaires que chanoines et prêtres du Séminaire, y menaient une vie très exemplaire"; "la sainteté de ce clergé était l'effet du sage gouvernement de Mgr de Laval"; ce dernier avait fondé un séminaire puis obtenu l'érection d'un évêché et d'une cathédrale à Québec; comprenant "qu'il n'avait ni assez d'ouvriers ni assez de biens pour pouvoir séparer son clergé en plusieurs corps entre lesquels les différentes fonctions fussent partagées", il porta les ecclésiastiques "à vivre tous ensemble dans une même maison où il se renferma lui-même,...à mettre tout en commun, à faire servir par les mêmes personnes la cathédrale, la paroisse et le Séminaire et à rendre ce Séminaire comme le centre de tout le clergé séculier où tous les prêtres qui y auraient été formés s'attacheraient pour toujours aux conditions suivantes" (détails); ce Séminaire fut affilié au Séminaire des Missions étrangères de Paris; si, dans les commencements, il y avait des cures de 50 ou 60 lieues d'étendue, il y en a à présent quelques-unes qui n'ont que deux ou trois lieues: d'autres en ont encore quinze "et toutes en ont communément cinq ou six"; il a été établi, par un acte signé du gouverneur, de l'évêque, de l'intendant et des notables, que "pour la nourriture et l'entretien de chaque prêtre il ne fallait pas moins de 400 l. par an; le roi a eu "la bonté en 1685 de donner 8 000 l. de supplément tous les ans" pour les curés; en outre, l'évêque "a continué de toucher jusqu'à sa démission les 4 000 l. couchées sur l'état des charges...et les a appliquées comme auparavant au soutien de la cure et du Séminaire de Québec qui en a joui jusqu'en l'année 1690"; Mgr de Laval a jugé nécessaire d'unir la cure au Séminaire: il a formé "un séminaire d'enfants au nombre de trente" qui servent d'enfants de choeur et aident aux cérémonies et c'est chez eux "qu'on tire les clercs qu'on élève par degrés au sacerdoce et qui par expérience paraissent être plus propres que les étrangers à porter les travaux du pays"; sous cet évêque, religieux et religieuses du Canada formaient une grande famille unie (détails).
Français
1696
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11A 106/fol.10-13v, CABAC_PIAF_61213_CABAC_PIAF_61213
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