Item : Lettre de Bigot au ministre - le roi décharge François-Étienne Cugnet et ses associé...
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Lettre de Bigot au ministre - le roi décharge François-Étienne Cugnet et ses associés des 192 642 l. qu'ils lui devaient et "prend en paiement de cette somme le procès-verbal d'estimation de Saint-Maurice et dépendances" (de mai 1744) montant à 174 849 l. 6 s. 6 d.; fera rembourser à La Tuillerie les 1 500 francs payés à Simonet et les 1 200 francs versés à Olivier de Vézin; la lettre exprimant le désir du ministre de continuer à Cugnet la traite de Tadoussac est arrivée trop tard: cette concession a été accordée à Mme Fornel pour la somme de 7 000 l. par année; montre que "Cugnet amuse le roi comme ses créanciers des plus belles paroles et de beaux mémoires ne payant ni l'un ni l'autre"; l'offre qu'il fait de remettre tous les ans 10 000 l. entre les mains du trésorier est une manoeuvre pour ravoir la ferme de Tadoussac; ne doute point que ce ne soit la concession de la baie des Esquimaux à la veuve Fornel qui l'ait incité à demander la traite de Tadoussac (explications); prétend que Cugnet n'a rien perdu ou presque dans l'entreprise des forges du Saint-Maurice et que ses difficultés financières sont dues "à sa dépense et à l'aisance" qu'il se donne; n'a "pu parvenir à lui faire rendre compte de sa régie pas même de" l'année 1747; fera saisir les effets et ustensiles qui lui appartiennent au poste de Tadoussac et fera aussi saisir chaque année entre les mains des fermiers des postes de Témiscamingue, Michipicoton et Kaministiquia le montant de leur ferme sur lequel il fera remettre 7 500 francs à La Jonquière; selon le missionnaire de Tadoussac, Cugnet a gagné plus de 30 000 francs au cours des deux dernières années avec la traite de Tadoussac; regrette d'avoir donné cette traite à si bon marché à Mme Fornel: cela "lui facilitera l'établissement de la baie des Esquimaux qui sera un jour réunie au Domaine"; Bonnaventure a envoyé à Québec 30 déserteurs anglais avec deux femmes qui étaient passées à l'île Saint-Jean venant de Chibouctou; cet officier rapporte qu'il doit y avoir à présent plus de 500 déserteurs en territoire français; ceux qu'on a à Québec sont employés comme journaliers au chantier.
Lieu de rédaction : Québec
Français
1749, octobre, 11
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11A 93/fol.279-282v, CABAC_PIAF_59358_CABAC_PIAF_59358
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