Item : Paroles des Iroquois, Onontagués, Onneiouts, Goyogouins et Cachékarorins députés de ...

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Paroles des Iroquois, Onontagués, Onneiouts, Goyogouins et Cachékarorins députés de leurs villages parlant aussi au nom des Tsonnontouans absents" - ont appris au fort Frontenac que Delisle avait été enlevé (par les Agniers); n'ont eu aucune part aux mauvais coups faits par certains de leurs frères qui ont cédé aux sollicitations des Anglais: certains de ces étourdis ont été pris et mis en prison (n'exigent pas leur mise en liberté); feront tous leurs efforts pour que le chemin entre les établissements français et les cantons iroquois reste libre; promettent, malgré les sollicitations des Anglais, de rester neutres et de ne jamais prendre les armes contre les Français (promesses déjà faites au commandant du fort Frontenac); promettent aussi de défendre et soutenir les forts Frontenac et Niagara; Longueuil, Noyan, Joncaire et La Chauvignerie peuvent venir chez eux sans crainte; sont heureux de voir arriver les vaisseaux français à Québec: les Anglais leur avaient dit que "le chemin était bouché"; les Indiens du lac (des Deux-Montagnes) leur avaient dit d'écouter la parole du sulpicien Picquet: ont pris la résolution d'embrasser le christianisme; même si la guerre empêche actuellement l'implantation de missions chez eux, ont tout de même réservé un endroit pour, après la paix, "y bâtir une cabane au maître de la vie. Réponses de (Beauharnois) - "c'est l'Agnier avec l'Anglais" qui a "ensanglanté" le chemin qui mène à leurs villages; accorde la vie à ceux de leurs frères qui ont attaqué des Français et qui ont été pris: retient ces gens chez lui jusqu'à la paix; prie d'inciter leurs jeunes gens à mieux se conduire à l'avenir: il leur faudra travailler à ramener dans le droit chemin ceux de leurs frères qui manifesteront de mauvaises dispositions; les exhorte à rester neutres; les Anglais, qui les sollicitent pour la guerre, ne cherchent qu'à les détruire: il ne faut jamais écouter leurs mauvais discours; sait que Longueuil, Payen de Noyan, Joncaire et La Chauvignerie peuvent aller chez eux en toute sécurité; a muni les forts Frontenac et Niagara de marchandises.

Français

1747, août

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 87/fol.305-310v, CABAC_PIAF_53245_CABAC_PIAF_53245

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