Item : Mémoire historique [de Riverin] à Monseigneur le comte de Pontchartrain sur les mauv...
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Mémoire historique [de Riverin] à Monseigneur le comte de Pontchartrain sur les mauvais effets de la réunion des castors dans une même main" - fait l'historique du commerce des fourrures depuis Jacques Cartier et retrace l'évolution de ce commerce sous le monopole de diverses compagnies ou fermiers (Compagnie des Cent-Associés, Compagnie des Indes occidentales, ferme Oudiette, etc); montre que l'obligation pour les détenteurs du monopole d'accepter à prix fixes tout le castor offert par les habitants a provoqué une expansion effrénée de la course des bois et conséquemment une "accumulation prodigieuse de castors" qu'on ne parvenait plus à écouler sur le marché européen; signale la participation de quelques gouverneurs (Frontenac) et intendants à ce commerce; rôle majeur joué par Dulhut; dresse un portrait du coureur de bois soulignant les abus qu'il commet (débauche, ivrognerie, pillage des Indiens); décrit un voyage dans la profondeur des bois; mentionne les effets néfastes de l'eau-de-vie sur les Indiens; brosse un tableau de la période 1680-1700: cause de la guerre avec les Iroquois, expéditions de La Barre et Denonville, incursions iroquoises, coup du Rat, déclin de l'agriculture, famines, épidémies, perte de nombreux colons; rappelle la fondation de la Compagnie de la Colonie et les démêlés de celle-ci avec les commissionnaires; signale l'optimisme exagéré de Martin de Lino; "si le commerce des castors fut demeuré libre, on ne les aurait pas recherchés avec tant d'empressement"; la suppression du monopole est le seul moyen de rétablir le commerce: il viendrait au Canada un plus grand nombre de vaisseaux et de marchandises que par le passé, il n'y aurait plus de surplus de castors, la course des bois cesserait, les Indiens viendraient porter leurs pelleteries dans les villes, le pays se repeuplerait, on entreprendrait d'autres commerces (pêche, construction navale, etc), il n'y aurait plus de guerre avec les Iroquois, etc.
Lieu de rédaction : Paris
Français
1705, février, 12
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11A 22/fol.356-393, CABAC_PIAF_46575_CABAC_PIAF_46575
On retrouve ici deux copies du même document.
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