Item : Vu la pénurie de morue et de capelan à Port-au-Port, les gens de Saint-Pierre et Miq...
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Vu la pénurie de morue et de capelan à Port-au-Port, les gens de Saint-Pierre et Miquelon n'y vont plus. On ne trouve là que des pêcheurs de Saint-Malo et des Iles Jersey et Guernesey. Ils pêchent le hareng. Pourquoi des Anglais surtout habitent Saint-Georges: dès 1817, outre Benoist, marié à une Indienne, y vivaient les Deny, les Penny, les Stuart et les Museroy; ils prenaient le saumon; sir Charles Hamilton a tenté de les éloigner par une proclamation en 1822; lui et ses successeurs n'ont rien fait depuis; avant Patrice, Bazoche excepté, n'ont guère plus agi les officiels français à Terre-Neuve; n'émigrent à Saint-Georges que des marins déserteurs et des Acadiens venus du Cap-Breton et du Nouveau-Brunswick; ils n'y pêchent que l'anguille et les Anglais le hareng; il n'y a plus de morue dans la baie et pour cela n'y vont plus les habitants des Iles françaises nord-américaines. Ils doivent néanmoins y conserver leurs droits. Car des douanes frappent leurs achats de hareng à Saint-Jean.
Lieu de rédaction : Paris
1846, octobre, 01
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11C 7b/17p., CABAC_PIAF_173749_CABAC_PIAF_173749
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