Item : Délibération du Conseil de Marine au sujet de la traite de l'eau-de-vie - Ramezay et...
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Délibération du Conseil de Marine au sujet de la traite de l'eau-de-vie - Ramezay et Bégon "marquent qu'il y a beaucoup d'inconvénients à ne point donner de l'eau-de-vie aux Sauvages d'en haut surtout au fort Frontenac où deux Sauvages sont venus cette année avec plusieurs canots chargés d'eau-de-vie de Rome qu'ils ont traitée" (détails); des Mississagués du fond du lac Ontario, descendus à Montréal à l'invitation du sieur de Saint-Pierre, ont promis d'y revenir tous les ans "si le prix des marchandises balançait un peu celles des Anglais et si on leur traitait aussi de l'eau-de-vie"; ces Indiens ont ajouté que si on ne leur en donnait pas au fort Frontenac, ils iraient en chercher à Orange; Ramezay et Bégon "marquent qu'il y a d'autant plus de nécessité à accorder à ces Sauvages ce qu'ils demandent que c'est dans ce village où les Anglais d'Orange avaient projeté de s'établir afin de pouvoir de là s'introduire chez les nations outaouaises, ce qu'ils auraient exécuté sans les plaintes que le sieur de Ramezay en a faites à M. Hunter" (réponse de Hunter); ordre à Sabrevois et Monnoir "de piller les Anglais qu'ils pourraient trouver dans les pays d'en haut" (réticences de Vaudreuil); raisons qu'invoquent les missionnaires jésuites pour s'opposer à la traite de l'eau-de-vie; Vaudreuil est d'avis "de défendre par une ordonnance du roi" cette traite, "à peine de 500 l. d'amende,...et d'ordonner en même temps que le témoignage des Sauvages fera foi sur ce fait seulement et suivant les circonstances"; ce gouverneur croit qu'il est nécessaire d'en donner "2 ou 3 pots par homme aux Sauvages des pays d'en haut qui viennent dans la colonie" et d'en faire traiter au fort Frontenac; avis du Conseil de Marine sur cette question.
Français
1716, mars, 30
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11A 123/fol.149-152, CABAC_PIAF_63170_CABAC_PIAF_63170
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