Item : Lettre de Bigot au ministre - suivant les ordres reçus, a entrepris "de faire payer ...

26612

Lettre de Bigot au ministre - suivant les ordres reçus, a entrepris "de faire payer par les négociants les droits des marchandises qu'ils recevraient à mesure qu'on les leur délivrerait" mais ceux-ci ont décidé de laisser leurs marchandises en dépôt dans les magasins et caves du Domaine prétendant qu'il leur était impossible de payer ces droits avant les mois d'août et septembre de l'année suivante; a finalement dû céder à leurs représentations mais se montrera inflexible à l'avenir (explications); a appris que les négociants de Québec et de Montréal envoyaient un député en France pour solliciter "la remise des paiements des droits d'une année sur l'autre et la suppression des droits levés sur les liqueurs en conformité de l'arrêt du 23 janvier 1747": recommande de ne pas accéder à leurs demandes (raisons); "il est vrai que la quantité de navires qui viennent dans la colonie et l'augmentation des maisons de France qui s'y établissent tous les ans diminuent les morceaux d'un chacun, il est par exemple venu cette année 18 bâtiments de plus qu'en 1751, mais malgré cela le Canada est de toutes les colonies celle où l'on fait le commerce le plus solide, il n'est cependant fondé pour la plus grande partie que sur les dépenses immenses que le roi y fait...les commerçants du pays ou ceux de France...touchent tous les ans à la caisse près de 3 millions de traites": si les dépenses du roi étaient réduites d'un million et demi à deux millions, on verrait "le commerce du Canada revenir dans son premier état et 10 à 12 navires suffiraient pour ses besoins"; "l'établissement du Détroit que l'on entreprend et les nouveaux postes formés depuis peu" empêcheront toute diminution des dépenses.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1752, novembre, 01

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 98/fol.303-307v, CABAC_PIAF_60025_CABAC_PIAF_60025

6