Item : Lettre de Bigot au ministre - rend compte de la construction du vaisseau du roi l'Al...

26593

Lettre de Bigot au ministre - rend compte de la construction du vaisseau du roi l'Algonquin (avancement des travaux); prie d'expédier au début de mai l'équipage de ce bâtiment et les effets demandés pour son armement: demande un maître voilier et un bon nombre de "matelots calfats et voiliers" (raisons); on prendra toutes les précautions nécessaires pour le lancement de ce bâtiment (détails); envoie le plan d'une des deux frégates ordonnées (détails); Levasseur souhaitait en mettre une en chantier l'an prochain; croit plutôt qu'il ne faut pas commencer la construction de ces bâtiments avant mai 1755 si on veut vraiment vérifier la durée des bois employés (explications): les bois sont placés dans le hangar qui vient d'être construit (détails); recommande que les deux frégates soient construites la même année; a envoyé Levasseur faire couper le reste de la mâture de l'Algonquin (piètre qualité des 11 mâts exploités): l'enverra dans les bois chaque année à la découverte de pins et de chênes; des maîtres charpentiers l'ont assuré "qu'on trouverait aisément des pinières de pins cyprès pour faire des menues vergues ou péroquets de bâtiments de 30 à 40 canons mais que les gros pour mâts de hune et de misaine des vaisseaux de ce rang étaient extrêmement rares" et qu'il n'était pas facile de trouver de beaux pins rouges; ces ouvriers ont ajouté que les chênes trouvés sur les hauteurs l'hiver dernier pour l'Algonquin étaient gélifs; selon eux, "les gros arbres dans les fonds auraient le coeur plus altéré que ceux des hauteurs mais" ces derniers seraient plus gélifs; approuve le ministre de ne vouloir prendre une décision au sujet de la continuation de la construction navale "qu'après qu'on aura connu la durée de l'Algonquin et des deux frégates ordonnées"; "la construction dans ce pays est extrêmement coûteuse, la main-d'oeuvre doit y être le double plus cher qu'en France" (explications) et le bois est souvent de qualité douteuse: "celui de l'Algonquin a été choisi y ayant eu plus de 400 pièces de bois tort rebutées"; ne doute pas que, si la construction du roi tombe, "celle des particuliers ne reprenne par la facilité qu'ils auront à avoir des ouvriers et à meilleur marché car les bâtiments qui ont été construits depuis quelques années sont revenus au double plus cher qu'en France"; demande un "ordre du roi ou brevet de sous-constructeur avec les appointements" pour Louis-Pierre Poulin de Courval Cressé (son éloge); effets restant de l'Orignal.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1752, octobre, 21

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 98/fol.250-257v, CABAC_PIAF_60006_CABAC_PIAF_60006

9