Item : Lettre de Duquesne et Bigot au ministre - le meilleur moyen à prendre pour conserver...

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Lettre de Duquesne et Bigot au ministre - le meilleur moyen à prendre pour conserver les bois serait d'empêcher les "feux qui courent presque tous les étés dans ces bois, ce qui n'est pas possible par l'étendue de la colonie, les Sauvages qui les parcourent sont en partie la cause de ces incendies et particulièrement cette année qu'ils ont été remplis de gens qui cherchaient du ginseng"; René-Nicolas Levasseur propose "d'obliger les habitants à laisser pour les besoins des villes une partie des bois debout qui se trouvent dans les terres qu'ils défrichent...et même de leur défendre de les défricher avant que l'inspecteur n'eût fait sa visite pour juger s'il y aurait des arbres propres à la construction des vaisseaux ou à d'autre usage": cette proposition est absurde (explications); Levasseur propose également de défendre qu'on coupe des pins blancs et des épinettes sans son avis: ces bois n'ont aucun rapport au service et ne sont employés que pour les moulins à scie, les maisons des habitants et menues mâtures pour les marchands; on ne peut employer Levasseur, en qualité d'inspecteur des bois et forêts, "qu'à faire des découvertes...de pins cyprès et rouges et de chênes" et à veiller à ce que personne ne coupe de ces sortes de bois sans autorisation de l'intendant; il y a très peu de chênes et de pins rouge à partir de Montréal jusqu'au bas du fleuve; c'est au lac Champlain et au haut du fleuve qu'il peut y en avoir en quantité.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1752, octobre, 15

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 98/fol.8-11v, CABAC_PIAF_59897_CABAC_PIAF_59897

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