Item : Lettre de Bigot au ministre - étant donné l'agitation des Indiens dans l'Ouest et le...

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Lettre de Bigot au ministre - étant donné l'agitation des Indiens dans l'Ouest et les mouvements des Micmacs en Acadie, il n'y a pas lieu d'espérer une diminution prochaine des dépenses; envoie un état précisant les excédents de dépenses sur chaque exercice de 1746 à 1749 (détails); y joint un extrait des fonds à ordonner par supplément sur chacun de ces exercices; y joint aussi la balance des recettes et dépenses de ces quatre exercices (détails); s'est aperçu qu'au moyen des 437 613 l. tirées cette année en lettres de change sur M. Boucher sur les dépenses de 1749 "les trésoriers généraux se trouvent non seulement quittes à 20 735 l. 15 s. 10 d. près pour l'excédent des dépenses de cet exercice mais encore de ceux annoncés pour les exercises de 1746, 47 et 48"; est à peu près certain que le papier resté dans le public après les opérations de cet automne "et celui qui sortira journellement pour l'acquittement des dépenses courantes formeront un capital supérieur à celui des dépenses pour le paiement desquelles" il aura à tirer des lettres de change l'an prochain; craint donc que la succession de Taschereau doive considérablement au roi et qu'il se soit glissé dans le public pour une somme considérable de fausses ordonnances (difficulté de distinguer les vraies des fausses); on a brûlé en 1748 une partie des billets qui restaient de Michel de La Rouvillière et, depuis lors, "il n'y a eu aucun brûlement de fait de ceux de M. Hocquart, ce qui a accumulé un nombre infini de cette sorte de papier"; n'a pas reçu suffisamment de billets imprimés et en demande un plus grand nombre; détails au sujet des dépenses de 1749 et du montant des lettres de change tirées pour leur parfait paiement (dépenses pour l'île Royale, pour la construction des vaisseaux du roi, etc); craint que les dépenses soient aussi fortes cette année qu'en 1749: secours expédiés à Chedaïk et à la rivière Saint-Jean, grande quantité de marchandises expédiées dans les postes particulièrement dans ceux des pays d'en haut (efforts de La Jonquière pour amadouer les Indiens par des présents); montant des lettres de change tirées sur l'exercice de 1750 (dépenses pour l'île Royale et l'île Saint-Jean, pour la construction des vaisseaux du roi, etc); le montant de toutes ces lettres de change tirées n'a pas suffi "pour faire face à la rentrée du papier de cette année" et il a dû, pour y parvenir, faire tirer 250 000 l. acompte des dépenses de l'année prochaine.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1750, octobre, 30

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 96/fol.86-95v, CABAC_PIAF_59649_CABAC_PIAF_59649

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