Item : Lettre de Hocquart au ministre concernant la ferme des postes de traite des forts Fr...

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Lettre de Hocquart au ministre concernant la ferme des postes de traite des forts Frontenac et Niagara - le montant exigé de François Chalet pour la fourniture des canots reste fixé à 1 500 l.; on s'est relâché sur l'article des transports de Montréal à Lachine; il n'y a point de changement dans l'arrangement à propos des gages des employés; le naufrage ou échouement d'une barque ayant privé Niagara de marchandises de traite pendant l'hiver, les Indiens sont allés commercer à Détroit après un bref voyage à Chouaguen où il n'y avait pas de marchands; c'est à tort que le commandant Céloron de Blainville s'est plaint de la prétendue négligence du fermier à envoyer une quantité suffisante de marchandises à Niagara: celui-ci ne pouvait prévoir la grande affluence d'Indiens occasionnée par "l'abandon passager de Chouaguen"; ne comprend pas pourquoi Céloron, dans ses lettres à Beauharnois, critique autant la ferme de Chalet; ce dernier est mécontent du peu de protection que Céloron accorde à sa traite; la forte hausse des prix des marchandises pendant la guerre a forcé le fermier à modifier ses tarifs, à l'exception néanmoins de ceux des poudres, des écarlatines et des vivres (protestations de Céloron); finalement, pour prévenir tout abus, il a été décidé, de concert avec Chalet, d'établir pour un an les tarifs ci-joints; Chalet désire abandonner la traite "à moins qu'on ne le décharge du prix de la ferme, qu'il ne soit chargé que des transports ordinaires", etc; on pourrait peut-être aplanir les difficultés en réduisant à 6 000 l. le prix de sa ferme pendant la guerre et en augmentant le prix du castor reçu dans les bureaux de la compagnie; "il sera toujours plus avantageux au service qu'il y ait un fermier que de recommencer à faire exploiter par économie les deux postes"; la garnison de Niagara a été portée à 62 hommes; le commandant du fort Frontenac (Lavaltrie) n'a porté aucune plainte; Chalet s'est vu dans la nécessité de faire construire deux barques pour en remplacer deux autres très endommagées.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1744, octobre, 23

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 81/fol.404-411, CABAC_PIAF_49572_CABAC_PIAF_49572

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