Item : Lettre de Hocquart au ministre - "c'est seulement depuis l'année 1739 que dans les é...
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Lettre de Hocquart au ministre - "c'est seulement depuis l'année 1739 que dans les états... il a été fait des chapitres distincts et séparés pour le commerce de France, celui des îles du Vent et celui de l'île Royale"; "la sortie pour France a excédé l'entrée des marchandises du royaume dans les années 1739 et 1741" et pour l'ensemble des années 1739 à 1741 "le total des retours de Canada en France a été de 259 637 l. 15 s. 7 d. au-dessus du total des envois de France en Canada"; les importations excèdent les exportations dans le commerce avec les îles du Vent: ce commerce "ne peut trouver sa balance que dans les envois faits à l'île Royale en farines et biscuits pour y être convertis en morues qui passent aux Îles ou en France"; "presque tous les navires de France, après avoir fait leurs ventes à Québec, se destinent pour les Îles du Vent, passent par l'île Royale; ceux qui retournent directement de Canada aux îles du Vent ne peuvent faire qu'une partie de leurs retours en denrées de cette colonie et le reste en lettres de change"; en fait, "les trois différentes branches du commerce de Canada doivent se balancer les unes avec les autres"; statistiques concernant les importations et les exportations en 1742 (montant du déficit commercial dû à la disette de blés et d'autres denrées); raisons pour lesquelles "les excédents d'entrée ne doivent pas être regardés comme dettes de la colonie au commerce de France"; montant des marchandises reçues en 1742 pour le service du roi; ne croit pas qu'il puisse sortir des vivres pour le commerce des Îles et pour celui de l'île Royale l'an prochain; "il ne s'est vendu en 1741 et 1742 aucun bâtiment de mer construit en Canada pour être envoyé en France"; si le commerce n'a "pas fait de plus grands progrès depuis 15 ans, on n'en peut trouver la cause... que dans les 4 années de disette et de stérilité que ce pays a éprouvées depuis 1737 qui opèrent une différence de plus d'un million dans la sortie"; le succès du commerce intérieur "dépend d'une circulation abondante et facile"; "le commerce étranger n'est plus assez considérable en Canada pour qu'il puisse porter un préjudice sensible à celui de France.
Lieu de rédaction : Québec
Français
1743, octobre, 08
Archives nationales d'outre-mer (France)
COL C11A 79/fol.319-325v, CABAC_PIAF_49447_CABAC_PIAF_49447
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