Item : Lettre de Mgr de Pontbriand au ministre concernant la traite de l'eau-de-vie - recon...

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Lettre de Mgr de Pontbriand au ministre concernant la traite de l'eau-de-vie - reconnaît qu'elle peut être utile pour détourner les Indiens des Anglais et avoir leurs pelleteries; certains disent "que c'est le moyen le plus sûr, le plus simple et le moins dangereux pour détruire toutes ces nations barbares"; pour éloigner les Indiens des Anglais, il faudrait leur donner boissons et marchandises à meilleur marché; ils viendront dans les deux postes affermés (forts Frontenac et Niagara) pour avoir de l'eau-de-vie, de la poudre et des fusils mais ils iront à Chouaguen "pour avoir des étoffes qui y sont meilleures et à un compte moins excessif"; si les ordres du ministre sont respectés, il ne se commettra point d'abus dans les postes; ce n'est pas le petit coup offert aux Indiens qui dérange les autorités religieuses, mais la traite "en bouteilles et en barils", étant donné qu'ils ne savent pas boire modérément; personne ne peut absoudre ceux qui font ce commerce; ne prendra pour le moment "aucune disposition sur cet article"; les directives passées devraient suffire "pour éviter même les inconvénients qui pourraient naître du mandement de M. Dosquet"; ne croit donc pas que les prêtres doivent absoudre les trafiquants "à moins qu'ils promettent de discontinuer"; n'osant espérer "des défenses expresses et générales", il prie le ministre "d'en faire sous des peines rigoureuses à l'égard des Sauvages chrétiens et des autres lorsqu'ils sont dans les trois gouvernements de Québec, de Montréal et des Trois-Rivières"; ne parle point des postes éloignés, sachant que le ministre y a permis ce trafic.
Lieu de rédaction : Québec

Français

1742, août, 22

Archives nationales d'outre-mer (France)

COL C11A 78/fol.407-409, CABAC_PIAF_49396_CABAC_PIAF_49396

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